Paul Marie SIXDENIER, né le 22 août 1925 à Beaurepaire (Isère), fusillé le 29 janvier 1944 à Dijon (Côte-d’Or), français.
Paul Marie Sixdenier naquit le 22 août 1925 à Beaurepaire. Les sources locales indiquent qu’il fréquenta l’école primaire d’Hauteville-Lompnes, commune où il résidait avec sa famille. Le Musée de la Résistance en ligne le présente comme étudiant en 1940, âgé alors de quinze ans.
Les informations relatives à ses parents, à ses études après l’école primaire et à une éventuelle formation professionnelle ne sont pas précisées dans les sources accessibles.
Engagement dans la Résistance
Paul Sixdenier rejoignit très jeune les maquis de l’Ain. Il fut affecté au camp de Cize et exerça notamment les fonctions d’agent de liaison. Son âge — dix-huit ans au moment de son exécution — souligne la précocité de son engagement.
Les circonstances précises de son recrutement et la date exacte de son arrivée au maquis ne sont pas établies par les documents consultés.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Paul Sixdenier appartenait aux maquis de l’Ain et du Haut-Jura, plus précisément au camp de Cize. Son activité s’inscrivait dans les structures armées de la Résistance de l’Ain qui furent ensuite intégrées aux Forces françaises de l’intérieur.
Missions et actions
Comme agent de liaison, Paul Sixdenier assurait vraisemblablement la transmission de messages, d’ordres ou de renseignements entre les cadres et les groupes du maquis. Les sources accessibles ne permettent cependant pas de reconstituer chacune de ses missions.
Le 16 décembre 1943, il fut choisi pour participer au sabotage des transformateurs alimentant les usines Schneider du Creusot. Il appartenait à l’équipe commandée par Édouard Bourret, dit « Brun », aux côtés de Félix Le Noach, Louis Tanguy et André Vareyon. Le Maitron confirme sa présence dans le commando chargé de placer les explosifs.
Après l’opération, leur voiture fut arrêtée à un barrage allemand près de Montchanin. La diversion tentée par Édouard Bourret permit à Louis Tanguy et André Vareyon de s’échapper. Paul Sixdenier et Félix Le Noach furent capturés.
Arrestation / évasion / déportation
Arrêté le 16 décembre 1943 par la Feldgendarmerie pour « activité de franc-tireur », Paul Sixdenier fut incarcéré à la prison de Dijon à compter du 17 décembre. Le 21 janvier 1944, un tribunal militaire allemand siégeant à Dijon, rattaché à la Feldkommandantur 669, le condamna à mort avec Félix Le Noach.
Les deux hommes furent fusillés le 29 janvier 1944, à huit heures selon le Maitron. Paul Sixdenier avait dix-huit ans.
Son corps fut ensuite inhumé au mémorial des maquis et de la Résistance de Cerdon.
Camarades de combat
Ses compagnons directs lors du sabotage étaient Édouard Bourret, Félix Le Noach, Louis Tanguy et André Vareyon. Les sources l’associent également aux maquisards du camp de Cize et, plus largement, aux unités commandées par Henri Romans-Petit.
Son destin est particulièrement lié à celui de Félix Le Noach, arrêté, jugé, condamné à mort et fusillé avec lui.
Retour à la vie civile
Paul Sixdenier ayant été exécuté le 29 janvier 1944, il ne connut pas de retour à la vie civile.
Décorations
Médaille de la Résistance Française avec rosette à titre posthume par décret du 03 août 1946 JO 13 octobre 1946 Source ordre de la Libération. Côte du dossier : 1O58393
Aucune autre décoration individuelle n’a pu être confirmée lors des présentes recherches dans les bases accessibles. Cela ne signifie pas qu’aucune distinction ne lui ait été attribuée, mais seulement qu’aucun décret ou dossier institutionnel n’a pu être identifié avec certitude.
Lieux de mémoire
Paul Sixdenier est inhumé au mémorial des maquis et de la Résistance de Cerdon.
Depuis 1994, le collège public d’Hauteville porte son nom.
L’établissement entretient la mémoire du jeune résistant et rappelle sa naissance, sa scolarité locale et son exécution.
Son nom est également associé à la prison et au lieu d’exécution de Dijon, ainsi qu’au site du sabotage du Creusot et au barrage de Montchanin.
Références bibliographiques
La Résistance dans l’Ain et le Haut-Jura, Association pour des études sur la Résistance intérieure, DVD-ROM, 2013. L’ouvrage fournit la fiche reprise par le Musée de la Résistance en ligne et précise son rôle d’agent de liaison, son appartenance au camp de Cize, son arrestation et son exécution.
Dictionnaire des fusillés, exécutés, massacrés, 1940-1944, Le Maitron. La notice consacrée à Paul Sixdenier reconstitue son arrestation, sa détention à Dijon, son procès devant le tribunal allemand et son exécution.
Références internet
Le Maitron. La notice « Sixdenier Paul, Marie » établit son engagement dans le commando du Creusot, son arrestation, son incarcération, sa condamnation et son exécution. https://maitron.fr/sixdenier-paul-marie/
Musée de la Résistance en ligne. La fiche « Paul Sixdenier » précise son âge, sa qualité d’étudiant, son domicile à Hauteville-Lompnes, son rôle d’agent de liaison et son appartenance au camp de Cize.
https://www.museedelaresistanceenligne.org/personne.php?id=2076
Maquis de l’Ain et du Haut-Jura. La page nominative « Paul Sixdenier » conserve sa mémoire au sein du trombinoscope des maquisards.
https://www.maquisdelain.org/personnage-paul-sixdenier-37.html
Collège Paul-Sixdenier. La page historique de l’établissement rappelle sa naissance, sa scolarité locale, son âge au moment de l’exécution et l’attribution de son nom au collège en 1994.
https://paulsixdenier.ent.auvergnerhonealpes.fr/le-college-bienvenue-au-college-paul-sixdenier/l-histoire-du-college-et-de-paul-sixdenier-8435.htm
Mémoire Vive de la Résistance. La page thématique sur le sabotage du Creusot mentionne Paul Sixdenier parmi les participants arrêtés et fusillés. Il ne s’agit pas d’une notice individuelle.
https://mvr.asso.fr/sabotage-des-usines-schneider-du-creusot/
Dossier d’homologation consulté
Aucune cote individuelle SHD GR 16 P ou cote d’homologation des Forces françaises de l’intérieur n’a pu être confirmée dans les ressources directement accessibles.
Observations
La date et le lieu de naissance sont donnés par la documentation du collège Paul-Sixdenier et concordent avec son âge indiqué dans les sources mémorielles. Les informations relatives à sa jeunesse demeurent limitées.
Aucune notice individuelle consacrée à Paul Sixdenier n’a été identifiée sur le site de la Mémoire Vive de la Résistance ; son nom figure dans une notice thématique sur le sabotage du Creusot.
Indice de fiabilité de la notice Niveau B — L’identité, l’engagement dans le maquis de l’Ain, la participation au sabotage, l’arrestation, la condamnation et l’exécution sont établis par le Maitron et le Musée de la Résistance en ligne. La jeunesse et les distinctions restent insuffisamment documentées.
Chronologie
| Date | Événement |
| 22 août 1925 | Naissance à Beaurepaire. |
| Avant décembre 1943 | Ralliement au maquis de l’Ain et affectation au camp de Cize. |
| 16 décembre 1943 | Participation au sabotage du Creusot et arrestation. |
| 17 décembre 1943 | Incarcération à la prison de Dijon. |
| 21 janvier 1944 | Condamnation à mort. |
| 29 janvier 1944 | Exécution à Dijon. |
| 1994 | Le collège d’Hauteville prend son nom. |
Sources consultées
Le Maitron. La notice « Sixdenier Paul, Marie » a fourni les renseignements relatifs au commando du Creusot, à l’arrestation par la Feldgendarmerie, à l’incarcération, au jugement et à l’exécution.
https://maitron.fr/sixdenier-paul-marie/
Le Musée de la Résistance en ligne. La fiche « Paul Sixdenier » a apporté les renseignements sur son âge, son domicile, sa qualité d’étudiant, son rôle d’agent de liaison et son appartenance au camp de Cize.
https://www.museedelaresistanceenligne.org/personne.php?id=2076
Le site du collège Paul-Sixdenier. La page historique a fourni sa date et son lieu de naissance, sa scolarité primaire à Hauteville-Lompnes et l’histoire de la dénomination du collège.
https://paulsixdenier.ent.auvergnerhonealpes.fr/le-college-bienvenue-au-college-paul-sixdenier/l-histoire-du-college-et-de-paul-sixdenier-8435.htm
Mémoire Vive de la Résistance. La page thématique consacrée au sabotage du Creusot a confirmé sa participation et le sort commun de Paul Sixdenier et de Félix Le Noach.
https://mvr.asso.fr/sabotage-des-usines-schneider-du-creusot/