Louis Prosper Marie TANGUY, alias « Lesombre », né le 24 novembre 1922 à Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord, aujourd’hui Côtes-d’Armor), mort au combat le 8 février 1944 à L’Abergement-de-Varey (Ain), français.
Louis Tanguy était le fils de Louis Mathurin Marie Tanguy, employé des chemins de fer, selon les éléments reproduits par le Maitron. Il exerça le métier de marin avant son entrée dans la clandestinité. Les sources accessibles ne permettent pas de reconstituer précisément sa scolarité, sa formation maritime ni les bâtiments sur lesquels il aurait servi.
Engagement dans la Résistance
Les conditions exactes de son ralliement aux maquis de l’Ain ne sont pas précisées dans les documents accessibles. Il rejoignit néanmoins le camp de Cize et prit le pseudonyme de « Lesombre ». Son engagement armé est solidement établi par sa participation au sabotage du Creusot et par sa mort au combat à la ferme de la Montagne.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Louis Tanguy appartenait aux maquis de l’Ain et du Haut-Jura. Les sources le situent au camp de Cize et l’intègrent au groupe d’Édouard Bourret. Son rattachement ultérieur aux Forces françaises de l’intérieur découle de l’intégration générale des maquis, mais aucune cote individuelle d’homologation n’a pu être consultée.
Missions et actions
Le 16 décembre 1943, Louis Tanguy participa à l’opération contre les installations électriques des usines Schneider du Creusot. Il se trouvait dans l’équipe commandée par Édouard Bourret avec Félix Le Noach, Paul Sixdenier et André Vareyon.
Au retour, les cinq hommes furent arrêtés à un barrage allemand. Après que Bourret eut frappé un officier et provoqué une confusion, Tanguy et Vareyon parvinrent à s’enfuir dans l’obscurité. Ils gagnèrent ensuite une gare et purent rejoindre l’Ain grâce à l’aide de cheminots.
Le 8 février 1944, moins de deux mois après le sabotage, Louis Tanguy fut tué lors de l’attaque allemande contre la ferme de la Montagne, sur le territoire de L’Abergement-de-Varey. La source du Maitron qualifie sa mort de mort au combat.
Arrestation / évasion / déportation
Louis Tanguy ne fut pas arrêté le 16 décembre 1943 : il profita de l’affrontement déclenché par Édouard Bourret pour s’échapper avec André Vareyon. Aucun internement ni épisode de déportation n’a été retrouvé dans son parcours.
Camarades de combat
Ses compagnons identifiés lors du sabotage étaient Édouard Bourret, Félix Le Noach, Paul Sixdenier et André Vareyon. Il côtoya également les maquisards du camp de Cize et les hommes placés sous le commandement d’Henri Romans-Petit.
Retour à la vie civile
Louis Tanguy étant mort au combat le 8 février 1944, il ne connut pas de retour à la vie civile.
Décorations
Médaille de la résistance Française à titre posthume par décret du 11 Mars 1947 JO 27 Mars 1947 Source Ordre de la Libération.Côte du dossier : 1O59368
Aucune autre décoration individuelle n’a pu être confirmée dans les bases directement accessibles. Cette absence documentaire ne permet pas d’affirmer qu’il n’a reçu aucune distinction, notamment à titre posthume.
Lieux de mémoire
Sa mémoire est attachée à Saint-Brieuc, son lieu de naissance, au camp de Cize, au site du sabotage du Creusot et à la ferme de la Montagne à L’Abergement-de-Varey, où il fut tué le 8 février 1944.
Les modalités de son inhumation et l’existence d’une sépulture nominative n’ont pas été confirmées au cours des présentes recherches.
Références bibliographiques
La Résistance dans l’Ain et le Haut-Jura, Association pour des études sur la Résistance intérieure, DVD-ROM, 2013. Cette publication fournit le cadre régional de l’engagement de Louis Tanguy, du camp de Cize, du sabotage du Creusot et des combats de février 1944.
Dictionnaire des fusillés, exécutés, massacrés, 1940-1944, Le Maitron. La notice individuelle établit son état civil, son métier de marin, sa participation à la Résistance et sa mort au combat.
Références internet
Le Maitron. La notice « Tanguy Louis, Prosper, Marie » fournit son état civil, sa profession de marin, sa participation au sabotage et sa mort au combat le 8 février 1944.
https://fusilles-40-44.maitron.fr/tanguy-louis-prosper-marie/
Maquis de l’Ain et du Haut-Jura. La page « Le Creusot, 16 décembre 1943 » donne la composition de l’équipe et identifie Louis Tanguy sous le pseudonyme de « Lesombre ».
https://www.maquisdelain.org/article-le-creusot-16-decembre-1943-95.html
Musée de la Résistance en ligne. La page consacrée à Édouard Bourret relate la fuite de Louis Tanguy et d’André Vareyon après l’accrochage.
https://museedelaresistanceenligne.org/media3964-Edouard-Bourret-dit-iBrun-i
Mémoire Vive de la Résistance. La notice thématique sur le sabotage du Creusot confirme sa participation, son évasion immédiate et sa mort ultérieure à la ferme de la Montagne.
https://mvr.asso.fr/sabotage-des-usines-schneider-du-creusot/
Dossier d’homologation consulté
Aucune cote SHD GR 16 P ou cote d’homologation individuelle n’a pu être confirmée dans les ressources accessibles.
Observations
Une attention particulière a été portée au risque de confusion avec Henri Rol-Tanguy. Les états civils, les pseudonymes, les zones d’action et les parcours démontrent qu’il s’agit de deux personnes entièrement distinctes.
Aucune notice individuelle consacrée à Louis Tanguy n’a été identifiée sur le site de la Mémoire Vive de la Résistance ; il est cité dans une page thématique.
Indice de fiabilité de la notice Niveau B — L’identité, la profession, la participation au sabotage, l’évasion et la mort au combat sont établies par une notice du Maitron et plusieurs sources mémorielles concordantes. La jeunesse, les décorations et la sépulture restent lacunaires.
Chronologie
| Date | Événement |
| 24 novembre 1922 | Naissance à Saint-Brieuc. |
| 1943 | Présence attestée dans les maquis de l’Ain. |
| 16 décembre 1943 | Sabotage du Creusot et évasion après le barrage allemand. |
| 8 février 1944 | Mort au combat à la ferme de la Montagne, à L’Abergement-de-Varey. |
Sources consultées
Le Maitron. La notice « Tanguy Louis, Prosper, Marie » a fourni son état civil, sa profession de marin, son appartenance résistante et la date et le lieu de sa mort au combat. https://fusilles-40-44.maitron.fr/tanguy-louis-prosper-marie/
Maquis de l’Ain et du Haut-Jura. La page « Le Creusot, 16 décembre 1943 » a fourni son pseudonyme « Lesombre », la composition de l’équipe et les circonstances de l’accrochage.
https://www.maquisdelain.org/article-le-creusot-16-decembre-1943-95.html
Le Musée de la Résistance en ligne. La page consacrée à Édouard Bourret a décrit l’évasion de Louis Tanguy avec André Vareyon et leur retour vers l’Ain avec l’aide de cheminots.
https://museedelaresistanceenligne.org/media3964-Edouard-Bourret-dit-iBrun-i
Mémoire Vive de la Résistance. La page thématique « Sabotage des usines Schneider du Creusot » a confirmé sa participation et distingué son évasion du 16 décembre 1943 de sa mort du 8 février 1944.
https://mvr.asso.fr/sabotage-des-usines-schneider-du-creusot/