Édouard Edmond BOURRET, alias Brun, né le 2 février 1913 à Mourmelon-le-Grand (Marne), mort le 16 décembre 1943 à Montchanin (Saône-et-Loire) des suites de blessures reçues après le sabotage des usines Schneider du Creusot, Français, ancien sous-officier de l’Armée de l’air, organisateur de l’Armée secrète dans la Dombes, cadre des maquis de l’Ain, Compagnon de la Libération à titre posthume. L’Ordre de la Libération le rattache explicitement au Maquis de l’Ain.
Jeunesse et formation
Édouard BOURRET naît dans une famille militaire. Son père, en garnison à Mourmelon-le-Grand lors de sa naissance, est tué au front en mars 1917. Édouard devient pupille de la Nation. Il effectue sa scolarité primaire à Châlons-sur-Marne.
En 1926, il entre à l’École préparatoire des enfants de troupe de Rambouillet. L’année suivante, il poursuit sa formation à l’École militaire préparatoire de Tulle. Il achève sa scolarité en 1930 avec le prix d’excellence. Sa formation comprend notamment une spécialisation technique qui l’oriente vers l’électricité et la mécanique aéronautique.
En 1931, il s’engage dans l’Armée de l’air et est affecté au 33e Régiment d’aviation comme mécanicien-électricien. Il est promu sergent en décembre 1932. Il sert ensuite au Maroc puis à la base aérienne de Dugny jusqu’en 1936.
À la déclaration de guerre, il appartient au 18e Bataillon de l’air. Le 2 septembre 1939, il est affecté au Centre de réception des aéronefs de Villacoublay.
Engagement dans la Résistance
Au moment de l’effondrement militaire de juin 1940, le Centre de réception des aéronefs se replie vers Bordeaux.
Le 19 juin 1940, alors qu’il participe à un transfert d’avion entre Libourne et Lézignan, le sergent BOURRET tente avec un camarade de gagner l’Afrique du Nord afin d’y poursuivre la lutte. La tentative échoue et il doit rejoindre la base d’Aulnat, dans le Puy-de-Dôme.
Placée en congé d’armistice, sa situation militaire prend fin avec sa démobilisation en février 1941.
Il s’installe alors à Châtillon-sur-Chalaronne, dans l’Ain, où il constitue progressivement un premier groupe clandestin et cherche à entrer en relation avec des organisations structurées de Résistance.
Appartenance à un réseau ou mouvement
À la fin de 1942, Édouard BOURRET entre en contact à Bourg-en-Bresse avec Robert FORNIER, dit Virgile, responsable départemental de l’Armée secrète — AS dans l’Ain, désigné par le général Charles DELESTRAINT.
BOURRET reçoit alors la mission d’organiser l’Armée secrète dans le secteur de la Dombes, désigné dans les sources locales comme le secteur C8. Sous le pseudonyme de Brun, il multiplie les recrutements et les liaisons clandestines.
Son activité finit par attirer l’attention des autorités. À la fin de l’été 1943, devenu trop exposé, il doit abandonner sa responsabilité territoriale. Jean DECOMBLE, alias Benoît, lui succède. BOURRET entre alors complètement au maquis.
Il rejoint les maquis de l’Ain placés sous l’autorité d’Henri ROMANS-PETIT et est affecté au groupement commandé par Noël PERROTOT, alias Montréal. Il reçoit notamment la responsabilité d’un sous-secteur organisé autour du camp de Cize, avec constitution de groupes mobiles d’environ trente hommes.
Missions et actions
Au camp de Cize, Édouard BOURRET participe à l’instruction militaire des maquisards. Il travaille notamment avec Charles BLÉTEL et Abel LOUVEAU. Les sources du Musée de la Résistance en ligne le décrivent comme l’un des cadres importants du camp.
Son rôle devient particulièrement visible lors du défilé patriotique du 11 novembre 1943 à Oyonnax.
Dans les jours précédant le défilé, les responsables du maquis préparent minutieusement la sécurisation de la ville. Une réunion décisive se tient dans la nuit du 6 au 7 novembre au domicile de Gabriel JEANJACQUOT. Édouard BOURRET y figure avec Henri ROMANS-PETIT, Noël PERROTOT, Henri GIROUSSE et plusieurs responsables locaux.
Le 11 novembre, BOURRET est chargé, avec Henri GIROUSSE, de la sécurisation et de la neutralisation des points stratégiques d’Oyonnax. Ses hommes interviennent notamment au central téléphonique, au commissariat, à la gendarmerie et aux entrées de la ville afin d’empêcher toute alerte pendant la cérémonie.
Cette opération permet aux maquisards de défiler en ordre dans la ville et de déposer au monument aux morts une gerbe portant l’inscription devenue célèbre : « Les vainqueurs de demain à ceux de 14-18 ». Le rôle précis de BOURRET dans la protection du défilé est confirmé par les sources locales et institutionnelles.
Sabotage des usines Schneider du Creusot
Le 16 décembre 1943, les maquis de l’Ain participent à une opération importante contre les installations électriques alimentant les usines Schneider du Creusot, en Saône-et-Loire.
Trois détachements quittent l’Ain. L’un est commandé par le lieutenant Édouard BOURRET, alias Brun. Son équipe comprend notamment Félix LE NOACH, Paul SIXDENIER, Louis TANGUY, alias Lesombre, et André VAREYON, alias Det.
Les équipes pénètrent dans les installations, posent les charges d’explosifs puis se replient. L’Ordre de la Libération résume l’opération en indiquant que les charges sont posées et explosent. Le Musée de la Résistance en ligne apporte une nuance : une partie seulement des charges aurait explosé, les autres ayant été découvertes.
Cette divergence sur l’efficacité matérielle exacte du sabotage doit être conservée.
Au retour, le véhicule de BOURRET rencontre plusieurs barrages allemands. Après en avoir franchi plusieurs, il est finalement arrêté à un barrage particulièrement important près de Saint-Laurent-d’Andenay, dans le secteur de Montchanin.
Les cinq hommes sont désarmés.
BOURRET se jette alors sur un officier allemand et le frappe. La confusion provoquée permet à Louis TANGUY et André VAREYON de s’échapper. Félix LE NOACH et Paul SIXDENIER sont capturés.
Édouard BOURRET est atteint de deux balles au ventre.
Arrestation / évasion / déportation
Gravement blessé, BOURRET est maîtrisé par les Allemands. L’Ordre de la Libération rapporte qu’alors qu’il crie « Vive la France ! Vive de Gaulle ! » et entonne La Marseillaise, il est frappé à coups de crosse.
Transporté à Montchanin, il agonise pendant plusieurs heures.
La date exacte du décès présente une divergence documentaire. L’Ordre de la Libération fixe officiellement son décès au 16 décembre 1943 à Montchanin. Le Musée de la Résistance en ligne décrit en revanche une agonie se prolongeant jusqu’à l’aube du 17 décembre. La première ligne de la notice retient donc la date institutionnelle du 16 décembre 1943, tout en conservant la divergence dans les observations.
Les autorités allemandes annoncent ensuite avoir abattu un « terroriste espagnol ». L’Ordre de la Libération relie cette confusion à son teint sombre, qui avait également contribué à son pseudonyme Brun.
La population de Montchanin assiste néanmoins en nombre à ses premières obsèques.
Camarades de combat
Henri ROMANS-PETIT — chef des maquis de l’Ain ; BOURRET se place sous ses ordres après son passage complet dans la clandestinité.
Robert FORNIER, alias Virgile — responsable de l’Armée secrète dans l’Ain ; il confie à BOURRET l’organisation du secteur de la Dombes.
Noël PERROTOT, alias Montréal — chef de groupement sous l’autorité duquel BOURRET sert au maquis.
Henri GIROUSSE, alias Chabot — participe avec BOURRET à la sécurisation d’Oyonnax lors du défilé du 11 novembre 1943.
Charles BLÉTEL — cadre du camp de Cize ; travaille avec BOURRET à l’organisation et à l’instruction du camp.
Abel LOUVEAU — ancien des Brigades internationales, cadre du camp de Cize ; BOURRET participe avec lui à l’instruction des maquisards.
Félix LE NOACH — membre de l’équipe du Creusot ; arrêté le 16 décembre 1943 puis fusillé à Dijon le 29 janvier 1944.
Paul SIXDENIER — membre de la même équipe ; arrêté puis fusillé avec LE NOACH le 29 janvier 1944.
Louis TANGUY, alias Lesombre — membre de l’équipe ; réussit à s’échapper après l’accrochage du 16 décembre 1943. Il est tué au combat le 8 février 1944.
André VAREYON, alias Det — membre de l’équipe et survivant de l’opération ; son témoignage rétrospectif constitue une source importante pour les circonstances du sabotage et de l’accrochage.
Retour à la vie civile
Édouard BOURRET meurt à trente ans, avant la Libération, et ne connaît donc aucun retour à la vie civile.
Après la guerre, sa dépouille est transférée au cimetière militaire du Val d’Enfer à Cerdon, où reposent de nombreux maquisards de l’Ain et du Haut-Jura. Le Musée de la Résistance en ligne indique une réinhumation dans ce cimetière après la guerre ; le cimetière des maquisards est inauguré officiellement en 1956.
Décorations
Chevalier de la Légion d’honneur — attribution confirmée par l’Ordre de la Libération. Le décret nominatif précis n’a pas été retrouvé dans les sources directement accessibles lors des présentes recherches. Source : Ordre de la Libération.
Compagnon de la Libération à titre posthume — Croix de la Libération — décret du 19 octobre 1945 — dossier de l’Ordre de la Libération 1 A 136. Le dossier conserve le mémoire de proposition de 1945 et le décret. Source : Ordre de la Libération.
Croix de guerre 1939-1945 avec palme — distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. Le dossier 1 A 136 conserve également une copie d’une citation à l’ordre de la division datée du 2 août 1945. Cette pièce ne doit pas être confondue avec la palme mentionnée dans la notice publique ; le détail complet de toutes les citations nécessiterait la consultation des pièces originales. Source : Ordre de la Libération.
Médaille de la Résistance française à titre posthume — décret du 14 juin 1946 — Journal officiel du 11 juillet 1946 — cote du dossier 1O8361. Source : base officielle des Médaillés de la Résistance française, Ordre de la Libération.
Lieux de mémoire
Édouard BOURRET repose au cimetière des maquisards du Val d’Enfer à Cerdon, dans l’Ain. Le Musée de la Résistance en ligne recense sa tombe parmi celles des maquisards identifiés du cimetière.
Le 4 décembre 1993, une stèle Édouard-Bourret est inaugurée à Saint-Laurent-d’Andenay, sur les lieux associés à l’accrochage du 16 décembre 1943. André VAREYON, dernier survivant de l’équipe, y prononce une allocution retraçant l’opération.
L’Ordre de la Libération conserve une réplique de cette stèle, entrée dans les collections du musée en 2018.
Sa mémoire est également indissociable du défilé du 11 novembre 1943 à Oyonnax, dont il fut l’un des principaux responsables de la sécurisation. La ville d’Oyonnax le mentionne officiellement parmi les figures marquantes associées au défilé.
Références bibliographiques
Histoire secrète des Maquis de l’Ain — Patrick VEYRET — La Taillanderie, 2010. Ouvrage consacré à l’organisation et aux opérations des maquis de l’Ain ; utile pour le camp de Cize, le défilé d’Oyonnax et la place de BOURRET dans le dispositif de ROMANS-PETIT.
La Résistance dans l’Ain et le Haut-Jura — Fondation de la Résistance, Département AERI — DVD-ROM, 2013. Travail collectif de référence utilisé par le Musée de la Résistance en ligne pour documenter Édouard BOURRET, le camp de Cize, le défilé d’Oyonnax et le Val d’Enfer.
Mémorial des Compagnons de la Libération — ouvrage collectif — Paris, 1961. Un extrait consacré à Édouard BOURRET est conservé dans son dossier 1 A 136 de l’Ordre de la Libération.
1061 Compagnons : histoire des Compagnons de la Libération — Jean-Christophe NOTIN — Paris, Perrin, 2000, 822 p. Ouvrage général de référence permettant de replacer Édouard BOURRET parmi les Compagnons issus de la Résistance intérieure.
Dictionnaire des Compagnons de la Libération — Vladimir TROUPLIN — Paris, Elytis, 2010 ; nouvelle édition augmentée, 2023. Référence biographique générale pour l’état civil, l’Armée secrète, les maquis de l’Ain, la mort et les décorations.
Références internet
Ordre de la Libération — Édouard BOURRET. Source institutionnelle principale pour l’état civil, la carrière dans l’Armée de l’air, l’organisation de l’Armée secrète dans la Dombes, le maquis de l’Ain, Oyonnax, l’opération du Creusot, la mort et les décorations.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/edouard-bourret
Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre B. Confirme le dossier 1 A 136, le mémoire de proposition, le décret du 19 octobre 1945, les pièces d’état civil, la citation du 2 août 1945 et les documents commémoratifs.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_B_20250923.pdf
Ordre de la Libération — Base des Médaillés de la Résistance française. Confirme la Médaille de la Résistance française à titre posthume, le décret du 14 juin 1946, le Journal officiel du 11 juillet 1946 et la cote 1O8361.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles-biographies
Musée de la Résistance en ligne — Édouard Bourret, dit Brun. Source détaillée pour le secteur de la Dombes, le camp de Cize, le défilé d’Oyonnax, le sabotage du Creusot, le barrage de Saint-Laurent-d’Andenay et la mort de BOURRET.
https://museedelaresistanceenligne.org/media3964-Edouard-Bourret-dit-iBrun-i
Musée de la Résistance en ligne — Le défilé du 11 novembre 1943 à Oyonnax. Source pour la préparation du défilé, la sécurisation de la ville et les responsables du dispositif.
https://museedelaresistanceenligne.org/expo.php?expo=78&theme=149
Maquis de l’Ain et du Haut-Jura — Le Creusot, 16 décembre 1943. Témoignage d’André VAREYON et présentation détaillée de l’opération, des trois équipes et de l’accrochage au retour.
https://www.maquisdelain.org/article-le-creusot-16-decembre-1943-95.html
Maquis de l’Ain et du Haut-Jura — Le profil des camps fin 1943. Documente le camp de Cize, son encadrement et la présence d’Édouard BOURRET parmi ses principaux responsables.
https://www.maquisdelain.org/article-le-profil-des-camps-fin-1943-25.html
Ville d’Oyonnax — Procès-verbal du Conseil municipal du 30 juin 2014. Rappelle le parcours de BOURRET, son organisation de l’AS dans la Dombes, son rôle à Cize et sa participation au défilé du 11 novembre 1943.
https://www.oyonnax.fr/images/stories/telechargements/conseils-municipaux/2014.06.30_PROCES_VERBAL_CM_OYONNAX.pdf
FranceArchives — Archives relatives à la stèle Édouard-Bourret. Signale l’inauguration de la stèle de Saint-Laurent-d’Andenay en 1993 et l’allocution d’André VAREYON.
https://francearchives.gouv.fr/fr/facomponent/9b51487ab2de779254771a50494f20b80e483bae
Wikipédia — Édouard Bourret. Notice secondaire développée consultée conformément au protocole ; les informations principales ont été recoupées dans les sources institutionnelles et mémorielles.
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89douard_Bourret
Dossier d’homologation consulté
Ordre de la Libération — dossier 1 A 136. L’inventaire archivistique confirme le mémoire de proposition de 1945 et le décret du 19 octobre 1945 portant attribution de la Croix de la Libération à titre posthume. Il contient également une fiche d’annuaire, neuf pièces de correspondance échangées entre 1946 et 1993, une copie de l’acte de naissance de 1913, une copie de l’acte de décès de 1943 et une copie d’une citation à l’ordre de la division du 2 août 1945.
Le dossier comprend également un extrait du Mémorial des Compagnons de la Libération, le programme de la 38e assemblée des anciens des maquis de l’Ain et du Haut-Jura en 1982, des documents relatifs à l’hommage rendu à Édouard BOURRET, le discours d’André VAREYON lors de l’inauguration de la stèle en 1993 et vingt articles de presse.
Dossier Médaille de la Résistance française — 1O8361. La base officielle de l’Ordre de la Libération confirme l’attribution à titre posthume, par décret du 14 juin 1946, publiée au Journal officiel du 11 juillet 1946.
SHD GR 16 P. Aucune cote individuelle GR 16 P d’Édouard BOURRET n’a pu être confirmée de manière suffisamment sûre dans les instruments publics directement accessibles lors des présentes recherches. Aucune cote ne doit donc être ajoutée par déduction.
Observations
La première divergence concerne la date du décès. L’Ordre de la Libération retient officiellement le 16 décembre 1943 à Montchanin, tandis que le Musée de la Résistance en ligne décrit une agonie se prolongeant jusqu’à l’aube du 17 décembre. La date institutionnelle du 16 décembre est retenue dans la première ligne, avec maintien de la divergence documentaire.
La deuxième divergence porte sur le résultat du sabotage du Creusot. L’Ordre de la Libération écrit que les charges sont posées et explosent. Le Musée de la Résistance en ligne précise qu’une partie seulement des charges aurait explosé et que d’autres auraient été découvertes. Le témoignage ultérieur d’André VAREYON est également plus réservé sur l’efficacité matérielle de l’opération. Il est donc préférable de parler d’un sabotage effectivement mené, mais dont l’ampleur exacte des destructions varie selon les sources.
Enfin, la notice publique de l’Ordre mentionne une Croix de guerre 1939-1945 avec palme, tandis que l’inventaire du dossier 1 A 136 signale une copie de citation à l’ordre de la division du 2 août 1945. Ces éléments ne sont pas nécessairement contradictoires : ils peuvent correspondre à plusieurs citations distinctes. Le dossier complet doit être consulté avant d’établir le nombre total et le niveau de chacune.
Indice de fiabilité de la notice Niveau A — L’identité, la naissance le 2 février 1913, la formation militaire, le 33e Régiment d’aviation, le grade de sergent, l’affectation à Villacoublay, la tentative du 19 juin 1940 de rejoindre l’Afrique du Nord, l’organisation de l’Armée secrète dans la Dombes, le pseudonyme Brun, l’entrée au maquis de l’Ain, le rôle au camp de Cize, la participation au défilé d’Oyonnax, le sabotage du Creusot, les circonstances générales de la mort, le décret de la Croix de la Libération, le dossier 1 A 136 et la Médaille de la Résistance française avec la cote 1O8361 sont établis par plusieurs sources institutionnelles, archivistiques et mémorielles concordantes.
Chronologie
| Date | Événement |
|---|---|
| 2 février 1913 | Naissance à Mourmelon-le-Grand. |
| Mars 1917 | Mort de son père au front ; devient pupille de la Nation. |
| 1926 | Entre à l’École préparatoire des enfants de troupe de Rambouillet. |
| 1927 | Rejoint l’École militaire préparatoire de Tulle. |
| 1930 | Termine sa scolarité avec le prix d’excellence. |
| 1931 | Engagement dans l’Armée de l’air ; 33e Régiment d’aviation comme mécanicien-électricien. |
| Décembre 1932 | Promu sergent. |
| Années 1930 | Sert au Maroc puis à Dugny. |
| 2 septembre 1939 | Affecté au Centre de réception des aéronefs de Villacoublay. |
| Mi-juin 1940 | Repli du centre vers Bordeaux. |
| 19 juin 1940 | Tente de rejoindre l’Afrique du Nord lors d’un transfert d’avion. |
| Février 1941 | Démobilisé. |
| 1941-1942 | S’installe à Châtillon-sur-Chalaronne et constitue un premier groupe clandestin. |
| Fin 1942 | Rencontre Robert FORNIER ; chargé d’organiser l’AS dans le secteur de la Dombes. |
| Fin été 1943 | Devient trop exposé ; quitte ses fonctions territoriales et rejoint le maquis. |
| Automne 1943 | Affecté au groupement Montréal ; responsabilités autour du camp de Cize. |
| Nuit du 6 au 7 novembre 1943 | Participe à une réunion préparatoire décisive du défilé d’Oyonnax. |
| 11 novembre 1943 | Responsable de la sécurisation d’Oyonnax avec Henri GIROUSSE pendant le défilé patriotique. |
| 16 décembre 1943 | Commande un détachement lors du sabotage des installations électriques du Creusot. |
| 16 décembre 1943 | Arrêté à un barrage près de Saint-Laurent-d’Andenay ; mortellement blessé par balles. |
| 16-17 décembre 1943 | Mort à Montchanin selon les sources ; l’Ordre retient officiellement le 16 décembre. |
| 2 août 1945 | Citation à l’ordre de la division conservée dans le dossier 1 A 136. |
| 19 octobre 1945 | Nommé Compagnon de la Libération à titre posthume. |
| 14 juin 1946 | Médaille de la Résistance française à titre posthume. |
| 11 juillet 1946 | Publication de la Médaille de la Résistance au Journal officiel. |
| Après-guerre | Réinhumation au Val d’Enfer à Cerdon. |
| 4 décembre 1993 | Inauguration de la stèle Édouard-Bourret à Saint-Laurent-d’Andenay. |
Tableau des divergences entre sources
| Élément biographique | Source 1 | Source 2 | Décision retenue |
|---|---|---|---|
| Date du décès | Ordre de la Libération : 16 décembre 1943. | Musée de la Résistance en ligne : agonie se prolongeant jusqu’au 17 décembre. | 16 décembre 1943 dans la première ligne ; divergence signalée. |
| Résultat du sabotage du Creusot | Ordre : charges posées et explosées. | Musée de la Résistance en ligne : explosion seulement partielle ; témoignage VAREYON plus réservé. | Sabotage certain ; ampleur des destructions laissée ouverte. |
| Croix de guerre | Notice ODL : Croix de guerre 1939-1945 avec palme. | Inventaire 1 A 136 : copie d’une citation à l’ordre de la division du 2 août 1945. | Les deux mentions sont conservées ; le nombre total et le détail des citations nécessitent la consultation du dossier. |
| Cote GR 16 P | Aucune cote individuelle certaine retrouvée. | — | Ne pas attribuer de cote GR 16 P par déduction. |
Sources consultées le 2 octobre 2026
Ordre de la Libération. La notice « Édouard BOURRET » a fourni l’état civil, la formation dans les écoles militaires préparatoires, le service dans l’Armée de l’air, la tentative de rejoindre l’Afrique du Nord, l’organisation de l’Armée secrète dans la Dombes, le passage au maquis, le défilé d’Oyonnax, l’opération du Creusot, la mort et les principales décorations.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/edouard-bourret
Ordre de la Libération. L’inventaire des dossiers des Compagnons, lettre B, a confirmé la cote 1 A 136, le mémoire de proposition, le décret du 19 octobre 1945, les actes d’état civil, la citation du 2 août 1945 et les documents relatifs aux hommages de 1982 et 1993.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_B_20250923.pdf
Ordre de la Libération — Base des Médaillés de la Résistance française. La base a confirmé l’attribution à titre posthume de la Médaille de la Résistance française, le décret du 14 juin 1946, le Journal officiel du 11 juillet 1946 et la cote 1O8361.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles-biographies
Musée de la Résistance en ligne. La page « Édouard Bourret, dit Brun » a fourni des renseignements détaillés sur l’organisation de l’AS dans la Dombes, le camp de Cize, la sécurisation du défilé d’Oyonnax, le sabotage du Creusot, le barrage de Saint-Laurent-d’Andenay et les circonstances de la mort.
https://museedelaresistanceenligne.org/media3964-Edouard-Bourret-dit-iBrun-i
Musée de la Résistance en ligne. L’exposition consacrée au défilé d’Oyonnax a documenté la préparation de la manifestation du 11 novembre 1943 et le rôle d’Édouard BOURRET dans la sécurisation de la ville.
https://museedelaresistanceenligne.org/expo.php?expo=78&theme=149
Maquis de l’Ain et du Haut-Jura. La page « Le Creusot 16 décembre 1943 » a fourni le témoignage rétrospectif d’André VAREYON, la composition de l’équipe BOURRET, le déroulement du sabotage et les circonstances de l’accrochage au retour.
https://www.maquisdelain.org/article-le-creusot-16-decembre-1943-95.html
Maquis de l’Ain et du Haut-Jura. La page consacrée au profil des camps fin 1943 a confirmé la présence d’Édouard BOURRET parmi les cadres du camp de Cize aux côtés de Charles BLÉTEL et d’autres responsables.
https://www.maquisdelain.org/article-le-profil-des-camps-fin-1943-25.html
Ville d’Oyonnax. Le procès-verbal du Conseil municipal du 30 juin 2014 a repris le parcours d’Édouard BOURRET, son rôle dans l’Armée secrète de la Dombes, le camp de Cize et le défilé du 11 novembre 1943.
https://www.oyonnax.fr/images/stories/telechargements/conseils-municipaux/2014.06.30_PROCES_VERBAL_CM_OYONNAX.pdf
FranceArchives. La description archivistique relative à la stèle Édouard-Bourret a confirmé l’inauguration de 1993 à Saint-Laurent-d’Andenay et l’existence de l’allocution prononcée par André VAREYON.
https://francearchives.gouv.fr/fr/facomponent/9b51487ab2de779254771a50494f20b80e483bae
Wikipédia. La notice « Édouard Bourret » a été consultée conformément au protocole pour recoupement général ; aucun élément important n’a été retenu sans confirmation par une source institutionnelle ou documentaire.
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89douard_Bourret