La forme principale attestée est « maquis de La Pare ». Il se situe dans la vallée de l’Ubaye, à proximité de Barcelonnette et Saint-Pons, Basses-Alpes à l’époque, aujourd’hui Alpes-de-Haute-Provence, France. Il appartient à la Résistance militaire organisée de l’Ubaye.
Création du Maquis
La source MVR consacrée à l’ORA dans les Basses-Alpes indique que plusieurs maquis se constituent sous l’impulsion d’officiers de l’Organisation de résistance de l’armée et que, dans la région de Barcelonnette, le lieutenant Busy-Débat dirige le maquis de La Pare.
Une chronologie locale concordante situe la constitution du premier maquis de la vallée à la maison forestière de La Pare en mai 1943. Il accueille notamment des réfractaires au STO.
Organisation interne
Le maquis relève de l’organisation ORA de l’Ubaye. Le lieutenant Busy-Débat est identifié par la MVR comme son chef. La vallée connaît progressivement une coordination très poussée entre les différentes composantes résistantes ; la source MVR évoque une quasi-fusion des groupes dans l’Ubaye. Le commandement civil est confié à René Chabre, des MUR, et le commandement militaire au capitaine Bureau, de l’ORA.
Au printemps 1944, une « section Devaux » est attestée au maquis de La Pare, avec un poste de guet installé à la maison forestière du Tréoux.
Actions menées pendant la Résistance
Le maquis sert initialement de refuge et de structure d’encadrement pour des réfractaires. Il participe ensuite à la préparation de l’insurrection de l’Ubaye.
À partir du 6 juin 1944, les FFI de la vallée passent à l’action. La section Devaux, rattachée au maquis de La Pare, apparaît dans les opérations de l’Ubaye. Le soulèvement conduit notamment à des attaques contre les garnisons allemandes du Sauze et de Jausiers.
La position du maquis permet également une liaison par le col de l’Aupillon avec les groupes de la région d’Embrun.
Liens avec d’autres réseaux ou mouvements
La Pare est lié à l’ORA de l’Ubaye mais s’insère dans une organisation locale où ORA et MUR coopèrent étroitement. Il entretient également des relations avec le maquis du Laverq, créé sous le commandement de Jean Lippmann, dit capitaine Lorrain, ainsi qu’avec d’autres groupes de la vallée.
Busy-Débat, lieutenant, est explicitement identifié comme chef du maquis de La Pare dans la documentation MVR.
Lucien LAURENT rejoint la Résistance de l’Ubaye en 1943 et passe par le maquis de La Pare puis celui du Laverq. Une source municipale reprenant l’hommage officiel de l’ONaCVG et du préfet confirme son engagement et sa participation ultérieure aux combats du Pas de la Tour le 9 juin 1944.
René CHABRE assure le commandement civil du secteur de l’Ubaye pour les MUR tandis que le capitaine Bureau exerce le commandement militaire ORA.
Victimes et morts
Les sources consultées ne permettent pas d’isoler une liste de morts appartenant exclusivement au maquis de La Pare. Les combats de l’Ubaye de juin 1944 causent néanmoins des pertes parmi les résistants et les forces alliées locales. Il convient de ne pas attribuer automatiquement à La Pare les victimes d’unités voisines.
Survivants identifiés
Lucien LAURENT est un survivant formellement identifié. Né dans l’Ubaye, il rejoint La Pare avant de passer au maquis du Laverq et survit à la guerre. Il reçoit en 2024 la médaille « Mémoire et Solidarité » de l’ONaCVG.
Fin du réseau
À partir du soulèvement de juin 1944, La Pare est intégré à l’organisation militaire générale des FFI de l’Ubaye. La distinction entre les maquis d’origine devient moins déterminante à mesure que les groupes participent aux opérations coordonnées de libération et de défense de la vallée.
Conséquences et mémoire
La Pare possède une importance particulière comme l’un des premiers maquis de l’Ubaye. Son histoire est associée à la résistance au STO, à la structuration ORA-MUR de la vallée et à l’insurrection de juin 1944. La mémoire en est entretenue par les associations locales, les communes de l’Ubaye et les hommages aux anciens résistants.
Références bibliographiques
L’ORA dans les Basses-Alpes, travaux historiques relatifs à l’Organisation de résistance de l’armée dans le département. Ils permettent de replacer le maquis de La Pare dans la structuration militaire de la vallée de l’Ubaye.
Histoire de la Résistance en France de 1940 à 1945, Henri Noguères, Robert Laffont. Cette synthèse replace les maquis de réfractaires et l’ORA dans le développement général de la Résistance.
Références internet
Mémoire Vive de la Résistance publie l’étude de Boris de Gueyer sur l’ORA dans les Basses-Alpes. Elle nomme explicitement le maquis de La Pare et son responsable, Busy-Débat, et décrit la coordination des maquis de l’Ubaye. L’ORA dans les Basses-Alpes – MVR
Commune du Lauzet-Ubaye publie le compte rendu de l’hommage rendu à Lucien LAURENT, avec un rappel détaillé de son entrée dans l’ORA-UBAYE et de son passage par La Pare et Laverq. Hommage à Lucien Laurent
Fiabilité
Fiabilité A pour l’existence, l’appartenance à l’ORA, le commandement et le rôle du maquis dans la Résistance ubayenne. Les listes nominatives complètes de membres et de pertes restent toutefois à compléter par les archives individuelles.
Sources consultées —
Mémoire Vive de la Résistance : résultat positif. MVR – ORA dans les Basses-Alpes
Maitron Résistance : recherche effectuée, sans notice collective propre au maquis identifiée. Maitron
Fondation de la Résistance : documentation générale sur l’insurrection de Barcelonnette et les maquis. Fondation de la Résistance
Musée de la Résistance en ligne : recherche effectuée dans les ressources consacrées aux Basses-Alpes et Hautes-Alpes. Musée de la Résistance en ligne
Mémoire des hommes : recherche effectuée. Mémoire des hommes
Ordre de la Libération : recherche contextuelle effectuée. Ordre de la Libération
Gallica : recherche bibliographique effectuée. Gallica
Service historique de la Défense : recherche sur les formations ORA et FFI. Service historique de la Défense
Commune du Lauzet-Ubaye : documentation mémorielle sur Lucien LAURENT. Lauzet-Ubaye