La forme géographique actuelle est « Peyroules », commune des Alpes-de-Haute-Provence, France. La source MVR consacrée à l’ORA dans les Alpes-Maritimes emploie à plusieurs reprises la variante « Peyroulles ». Cette variante doit être conservée comme graphie rencontrée dans les sources, sans être considérée comme le nom administratif contemporain.
Création du maquis
Le maquis de Peyroules est constitué dans le même dispositif militaire que celui de Canaux. Oberto, responsable du sous-secteur ORA de Grasse, Saint-Vallier et Thorenc, organise deux maquis : Canaux sous le commandement de Bender et Peyroules sous celui du lieutenant Hann.
Sa création se rattache à l’organisation clandestine militaire développée dans les Alpes-Maritimes et leurs marges à partir de 1943, puis réorganisée au printemps 1944.
Organisation interne
Le lieutenant Hann commande directement le maquis. L’unité relève de la chaîne de commandement d’Oberto puis du chef départemental ORA Gautier, alias Malherbe. Elle s’insère à partir de 1944 dans l’organisation départementale des FFI.
Le nombre exact de membres du maquis n’est pas fourni par la source consultée. Les quelque 200 hommes armés mentionnés à la veille du 6 juin 1944 correspondent à l’ensemble du dispositif décrit par l’ORA dans les Alpes-Maritimes et ne peuvent être attribués au seul maquis de Peyroules.
Actions menées pendant la Résistance
Le maquis reçoit des armes de la SAP de Fayence, convoyées par de Boisfleury, Oberto et Nahmias. Au moment du débarquement de Normandie, il est regroupé avec le maquis de Canaux par Oberto. Les deux unités sont décrites comme faiblement armées.
Après la crise de commandement qui suit la mobilisation des FFI au début de juin 1944, les maquis de Canaux et de Peyroules sont transférés vers Beuil et Guillaumes. Ils participent ainsi à la concentration des forces résistantes dans le nord des Alpes-Maritimes, préalable à l’occupation de plusieurs localités et aux opérations de guérilla de juillet 1944.
Liens avec d’autres réseaux ou mouvements
Le maquis relève de l’ORA et travaille directement avec le maquis de Canaux. Il bénéficie du ravitaillement en armes de la SAP de Fayence et rejoint ensuite le dispositif FFI dirigé dans le secteur montagneux par les responsables militaires départementaux.
Chefs et figures marquantes
Le lieutenant Hann est explicitement désigné comme commandant du maquis de Peyroules. Son identité civile complète n’a pas pu être établie avec suffisamment de certitude dans les sources actuellement retrouvées.
Oberto joue un rôle central dans la constitution, le ravitaillement et le rassemblement du maquis.
Gautier, alias Malherbe, dirige l’ORA départementale et donne les instructions de mobilisation au moment du débarquement.
Victimes et morts
Les sources vérifiées ne permettent pas d’attribuer avec certitude des victimes nominatives au maquis de Peyroules. Auguste ROUX, né à La Bâtie de Peyroules et membre de l’ORA, est attesté comme résistant arrêté puis fusillé à Nice, mais les sources disponibles ne suffisent pas à établir qu’il appartenait précisément au maquis commandé par Hann. Il n’est donc pas inscrit dans la liste des membres certains de cette unité.
Survivants identifiés
Aucune liste sûre des survivants du maquis n’a été retrouvée.
Fin du maquis
Comme Canaux, Peyroules perd son autonomie lors des regroupements de juin 1944 et de l’intégration des maquis dans le dispositif FFI du nord des Alpes-Maritimes.
Conséquences et mémoire
Le maquis constitue un exemple d’unité de petite taille, à vocation militaire, créée dans les zones rurales et montagneuses à la veille de la Libération. Sa mémoire reste essentiellement intégrée à l’histoire générale de l’ORA et des FFI des Alpes-Maritimes plutôt qu’à une commémoration autonome fortement documentée.
Références bibliographiques
Les Alpes-Maritimes 1939-1945. Un département dans la tourmente, Jean-Louis Panicacci, Éditions Serre, Nice, 1989. Cette étude constitue la synthèse régionale de référence pour replacer Peyroules et les maquis de l’ouest du département dans l’organisation de la Résistance.
Histoire de la Résistance en France de 1940 à 1945, Henri Noguères, Robert Laffont. Cette synthèse permet de replacer l’ORA et les maquis locaux dans le développement général de la Résistance militaire et des FFI.
Références internet
Mémoire Vive de la Résistance constitue la source principale pour l’existence du maquis de Peyroules, son commandement par Hann, son rattachement à Oberto, son approvisionnement en armes et son transfert vers Beuil et Guillaumes. ORA dans les Alpes-Maritimes – MVR
Musée de la Résistance en ligne fournit le contexte général des maquis maralpins et de leur intégration au dispositif FFI durant l’été 1944. Musée de la Résistance en ligne
Fiabilité
Fiabilité B. Le maquis, son chef et son rattachement sont attestés de façon convaincante, mais les effectifs, les listes nominatives et les pertes propres à l’unité ne sont pas suffisamment documentés.
Sources consultées —
Mémoire Vive de la Résistance : résultat positif sous les graphies Peyroules et « Peyroulles ». Notice ORA Alpes-Maritimes
Maitron Résistance : aucune notice collective spécifique identifiée. Maitron
Fondation de la Résistance : aucune notice spécifique retrouvée. Fondation de la Résistance
Musée de la Résistance en ligne : consultation du corpus relatif aux Alpes-Maritimes. Musée de la Résistance en ligne
Mémoire des hommes : aucune notice collective spécifique retrouvée. Mémoire des hommes
Ordre de la Libération : aucune notice collective du maquis identifiée. Ordre de la Libération
Gallica : recherche documentaire sans monographie propre au maquis identifiée. Gallica
Service historique de la Défense : base consultée pour le contexte ORA-FFI. Service historique de la Défense