Après la contre-offensive de Rommel en janvier 1942, les forces de l’Axe ont repoussé les Alliés jusqu’à la ligne défensive de Gazala, à l’ouest de Tobrouk.
Depuis février, le front est relativement stable, les deux camps consolidant leurs positions en prévision de futures offensives.
Forces en présence
Axe (Allemagne et Italie)
- Effectifs : Environ 90 000 hommes, dont 30 000 Allemands et 60 000 Italiens.
- Blindés : Environ 560 chars, dont 228 italiens.
- Aviation : Environ 542 avions.
Alliés (Royaume-Uni, Commonwealth et Forces françaises libres)
- Effectifs : Environ 110 000 hommes.
- Blindés : Environ 843 chars.
- Aviation : Environ 604 avions.
Activité militaire en mars 1942
Le mois de mars est marqué par une relative accalmie sur le front. Les deux camps se livrent principalement à des opérations de reconnaissance et à des escarmouches locales.
Rommel utilise cette période pour renforcer ses lignes de ravitaillement et préparer une offensive majeure.
Du côté allié, des efforts sont déployés pour améliorer les défenses le long de la ligne Gazala-Bir Hakeim.
En mars, les pertes sont limitées en raison de l’absence de grandes offensives. Les escarmouches et les raids de reconnaissance entraînent néanmoins des pertes ponctuelles des deux côtés, sans impact stratégique majeur.
État du terrain et logistique
Le terrain désertique impose des défis logistiques considérables. Les tempêtes de sable, les températures extrêmes et le manque d’infrastructures compliquent les opérations. Les deux camps s’efforcent d’améliorer leurs lignes d’approvisionnement :
- Axe : Utilisation des ports de Tripoli et Benghazi pour acheminer les renforts et les fournitures.
- Alliés : Renforcement des dépôts de ravitaillement et amélioration des routes depuis l’Égypte.
Perspectives stratégiques
- Axe : Rommel prévoit une offensive pour briser la ligne défensive alliée à Gazala et s’emparer de Tobrouk. Il mise sur la rapidité et la surprise pour compenser les limitations logistiques.
- Alliés : Le commandement allié, sous la direction du général Claude Auchinleck, se concentre sur le renforcement des positions défensives et la préparation d’une contre-offensive. Des efforts sont également faits pour améliorer la coordination entre les différentes unités alliées.