Après une série d’opérations offensives, notamment l’opération Crusader en novembre 1941, les forces de l’Axe sont repoussées jusqu’à El Agheila.
Cependant, en janvier 1942, Rommel lance une contre-offensive surprise, reprenant Benghazi le 28 janvier et avançant jusqu’à la ligne Gazala-Bir Hakeim, à l’ouest de Tobrouk.
- Forces de l’Axe : Environ 80 000 hommes (50 000 Allemands et 30 000 Italiens), soutenus par des divisions blindées et des unités d’infanterie.
- Forces alliées : Environ 110 000 hommes, principalement des troupes britanniques, du Commonwealth et des forces libres françaises, disposant d’un nombre supérieur de chars et d’avions.
Résistances rencontrées
Les forces de l’Axe rencontrent une résistance acharnée, notamment de la part de la garnison française libre à Bir Hakeim, qui retarde leur avancée.
De plus, les Britanniques renforcent leurs positions défensives autour d’El Alamein, préparant une contre-offensive.
Pertes et prisonniers
- Forces de l’Axe : Environ 6 360 pertes (tués, blessés ou disparus) pendant la bataille de Gazala, avec la perte de 400 véhicules blindés.
- Forces alliées : Environ 50 000 pertes (tués, blessés ou capturés), incluant la capture de Tobrouk et de ses 33 000 défenseurs.
État du terrain
Le théâtre des opérations est caractérisé par un désert aride, avec des conditions climatiques extrêmes, des tempêtes de sable fréquentes et un manque d’infrastructures. La logistique est un défi majeur pour les deux camps, avec des lignes d’approvisionnement étendues et vulnérables.
Informations transmises aux dirigeants
Les succès de Rommel sont largement médiatisés en Allemagne, renforçant sa réputation de “Renard du désert“. Hitler lui accorde le grade de maréchal après la prise de Tobrouk
Du côté britannique, Churchill exprime des inquiétudes quant à la situation en Afrique du Nord, ce qui conduit à des changements de commandement, notamment la nomination du général Montgomery à la tête de la 8e armée.
Perspectives stratégiques
- Axe : Rommel vise à percer les lignes alliées à El Alamein pour s’emparer du canal de Suez et accéder aux ressources pétrolières du Moyen-Orient. Cependant, les problèmes logistiques et la résistance alliée freinent ses ambitions.
- Alliés : Sous le commandement de Montgomery, les forces alliées renforcent leurs positions et préparent une offensive majeure, qui aboutira à la deuxième bataille d’El Alamein en octobre 1942.