Marcel ANDRÉ est né le 25 février 1900 au hameau de La Conche, commune d’Enchastrayes, dans les Basses-Alpes (aujourd’hui Alpes-de-Haute-Provence). Instituteur de profession, il a exercé notamment à Sigonce.
Militant socialiste au sein de la SFIO, il s’est engagé activement dans la Résistance française pendant la Seconde Guerre mondiale aux côtés de Louis Martin-Bret. Sous le pseudonyme “Antoine”, il a contribué à la création du mouvement Combat dans les Basses-Alpes, puis des Mouvements Unis de la Résistance (MUR).
Il occupe rapidement des responsabilités, notamment au sein de l’AS et, après la fusion ORA-AS, reçoit la responsabilité civile du secteur Manosque-Forcalquier.
En 1943, il a été chargé des effectifs de l’Armée Secrète (AS) dans le département.
Le 16 juillet 1944, lors d’une réunion du Comité Départemental de Libération (CDL) à Oraison, il a été arrêté par les Allemands, suite à un piège tendu par la Gestapo.
Transféré à Marseille, il a été fusillé le 18 juillet 1944 à Signes, dans le Var.
À titre posthume, il a été reconnu “Mort pour la France”.
Il a reçu plusieurs décorations à titre posthume, en reconnaissance de son engagement dans la Résistance et de son sacrifice :
- Chevalier de la Légion d’honneur
- Croix de Guerre 1939-1945 avec palme
- Médaille de la Résistance
Son nom figure sur plusieurs monuments commémoratifs,
- une stèle à Oraison,
- le monument aux martyrs de la Résistance à Manosque,
- une plaque dans l’école de Sigonce où il a enseigné.
- Le collège de Seyne-les-Alpes porte également son nom.
Après les obsèques nationales du 21 septembre 1944, Marcel André est inhumé à Sigonce.
