La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

ANDLAUER Louis Jacques Victor alias René Mathis

Louis Jacques Victor ANDLAUER, né le 6 novembre 1919 à Sarrebruck, Allemagne, mort le 1 décembre 1999 à Dinan, Côtes-d’Armor, France.

Fils d’officier général, Louis Andlauer est bachelier. Il interrompt ses études pour s’engager pour la durée de la guerre le 1 novembre 1939.

Aspirant de réserve de l’Armée de l’Air en avril 1940, il est replié en Afrique du Nord. Refusant la défaite après l’armistice, il tente de s’évader en avion depuis Oran le 1 juillet 1940. L’échec de cette tentative lui vaut arrestation, interrogatoire et internement à la prison militaire d’Oran pour désertion ; libéré en novembre 1940, il reprend ses démarches clandestines.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Les sources institutionnelles le rattachent au réseau Ali-Tir, au BCRA, au Groupe de bombardement Lorraine et à l’état-major de l’Air à Londres.

Son alias René Mathis est explicitement indiqué par l’Ordre de la Libération et par la base des médaillés de la Résistance française.

Missions et actions

En août 1941, Louis Andlauer prend contact avec Stanislas Mangin, chef du réseau Ali-Tir, et sert comme agent P.2 dans des missions de renseignement et de liaison. Dirigé vers Londres via l’Espagne, porteur d’un « économiseur d’essence » jugé intéressant pour la Défense nationale, il est arrêté à Banyuls, détenu à Montpellier, puis évacué par Lysander lors de l’opération « Crème » ; il rejoint Londres le 1 mars 1942.

Engagé aux Forces aériennes françaises libres, il passe ensuite au Groupe de bombardement Lorraine le 10 avril 1943 et effectue dix missions de bombardement, puis douze autres au moment du débarquement et pendant la campagne de Normandie.

Le 22 octobre 1943, il sauve son avion et son équipage après que le pilote a été grièvement blessé.

Arrestation / évasion / déportation

Les sources permettent d’attester plusieurs arrestations ou détentions. Il est d’abord interné à Oran en 1940 après sa tentative d’évasion aérienne, puis arrêté à Banyuls et incarcéré à Montpellier avant d’être évacué clandestinement vers Londres.

Camarades de combat

Les sources consultées permettent d’identifier Stanislas Mangin, chef du réseau Ali-Tir, Roger Wybot, fondateur des réseaux Ronald, et Maurice Andlauer, frère de Louis et lui-même dirigeant du réseau Ali-Tir.

Retour à la vie civile

Après la guerre, Louis Andlauer poursuit sa carrière dans l’Armée de l’Air jusqu’en 1964, avec le grade de colonel. Revenu à la vie civile, il devient imprimeur à Dinan et prend sa retraite en 1974.

Décorations

  • Compagnon de la Libération Décret du 17 novembre 1945 JO non retrouvé dans cette recherche.
  • Médaille de la Résistance française avec rosette Décret du 14 juin 1946 JO du 11 juillet 1946.
  • Commandeur de la Légion d’honneur Décret non retrouvé dans cette recherche. Décoration mentionnée par l’Ordre de la Libération.
  • Croix de guerre 1939-1945 Décret non retrouvé dans cette recherche. Décoration mentionnée par l’Ordre de la Libération, avec trois citations.
  • Croix de la Valeur militaire Décret non retrouvé dans cette recherche. Décoration mentionnée par l’Ordre de la Libération, avec deux citations.
  • Distinguished Flying Cross Décret non retrouvé dans cette recherche. Décoration étrangère mentionnée par l’Ordre de la Libération.

Lieux de mémoire

Les sources consultées ne permettent pas d’identifier un lieu de mémoire spécifique dédié à Louis Andlauer.

Références bibliographiques

Louis Andlauer et Germain Coutaud, La Navigation aérienne, Presses universitaires de France, 1953. Cette publication est signalée sur la notice officielle de Louis Andlauer ; elle témoigne de sa compétence technique et de la poursuite de son parcours professionnel dans l’aéronautique après-guerre.

Références internet

Ordre de la Libération. Notice biographique institutionnelle précisant l’état civil, l’alias, les réseaux et unités d’appartenance, les arrestations, les missions aériennes, la carrière après-guerre et les décorations principales. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/louis-andlauer

Ordre de la Libération. Base des médaillés de la Résistance française donnant le décret du 14 juin 1946, la parution au Journal officiel du 11 juillet 1946 et la cote du dossier 1O827.  https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles-biographies?page=1

Dossier d’homologation consulté

La cote 1O827 est indiquée par la base des médaillés de la Résistance française. Les sources consultées ne permettent pas d’attester qu’un dossier d’homologation a été consulté directement dans cette recherche.

Observations Le lieu de naissance est donné sous la forme simple « Sarrebruck » par la base des médaillés de la Résistance française et sous la forme « Sarrebruck (Allemagne) » par la notice de l’Ordre de la Libération. La forme retenue ici est Sarrebruck, Allemagne.

Sources consultées le 13 mars 2026. Ordre de la Libération, notice « Louis ANDLAUER » : identité, alias, réseau Ali-Tir, évacuation vers Londres, missions au Groupe de bombardement Lorraine, carrière après-guerre, décès, décorations. Ordre de la Libération, base des médaillés de la Résistance française : décret de la Médaille de la Résistance française avec rosette, date de parution au Journal officiel, cote du dossier.

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