Gérald Marie Henry AMYOT D’INVILLE, alias Lejeune, né le 15 septembre 1910 à Beauvais, Oise, France, mort le 29 janvier 1945 à Ellrich, Allemagne.
Gérald Amyot d’Inville commence ses études à l’école d’agriculture de Saint-Urbain, dans le Maine-et-Loire, puis entre au séminaire de Bayeux. Ordonné prêtre le 9 juin 1936, il est nommé vicaire de Senlis en septembre 1936. Les sources mémorielles le présentent comme très engagé dans l’encadrement de la jeunesse, avec la création d’un cinéma, de colonies de vacances et d’un patronage.
Mobilisé en 1939 au 26e régiment d’artillerie, il regagne clandestinement Senlis après la défaite de 1940. Très tôt, il aide des prisonniers évadés et des aviateurs alliés à s’échapper. Son activité clandestine est attestée par le Musée de la Résistance en ligne et par le site mémoriel Résistance 60, qui le présentent comme engagé sous le pseudonyme de Lejeune.
Le rattachement de Gérald Amyot d’Inville à l’OCM est confirmé par le Musée de la Résistance en ligne. Les sources consultées indiquent également qu’il agit en liaison avec un réseau belge et qu’il est désigné en février 1943 comme chef du secteur de Senlis sous le nom de Lejeune. Les sources consultées ne permettent pas de préciser davantage une cote SHD d’homologation dans cette recherche.
Missions et actions
Les sources consultées attribuent à Gérald Amyot d’Inville des activités de soutien aux évadés, d’aide aux aviateurs alliés, d’organisation locale de la Résistance et de participation à des parachutages d’armes. Le Musée de la Résistance en ligne indique en particulier sa participation au parachutage de juin 1943 sur le terrain « Navet », où sept parachutes sont réceptionnés. Résistance 60 le présente comme responsable local de l’OCM à Senlis.
Arrestation / évasion / déportation
Gérald Amyot d’Inville est arrêté le 13 décembre 1943. Le Musée de la Résistance en ligne précise qu’il est transféré au camp de Royallieu le 18 janvier 1944, puis déporté le 27 janvier 1944 à Buchenwald.
Il est ensuite envoyé à Dora, puis à Wieda, et enfin à Ellrich, où il meurt le 29 janvier 1945.
Camarades de combat
Les sources consultées ne permettent pas d’établir une liste complète de ses camarades de combat. Elles indiquent toutefois qu’il agit avec un groupe de résistants local ayant rejoint l’OCM, en relation avec un réseau belge, dans le secteur de Senlis.
Gérald Amyot d’Inville n’est pas revenu à la vie civile. Il meurt en déportation le 29 janvier 1945.
Décorations
- Médaille de la Résistance à titre posthume par décret du 18 Mars 1970 JO 12 Mai 1970 Source ordre de la Libération.
- Côte du dossier : 1O796
La Croix de guerre 1939-1945 ou d’autres distinctions sont mentionnées par certaines sources secondaires sur sa mémoire, mais les décrets correspondants n’ont pas été retrouvés dans cette recherche.
Lieux de mémoire
Le Musée de la Résistance en ligne signale un buste et une plaque en hommage à Gérald Amyot d’Inville et à ses frères au 27 boulevard Amyot d’Inville à Beauvais. Le site Résistance 60 rappelle également que l’actuel lycée professionnel de Senlis porte son nom. Ces éléments attestent une mémoire locale durable dans l’Oise.
Références bibliographiques
Jean Marie, Jean Léturgie, L’abbé Gérald Amyot d’Inville. Cet ouvrage biographique, publié en 1962, est directement consacré au vicaire de Senlis mort en déportation. Il constitue une source importante pour l’histoire mémorielle de Gérald Amyot d’Inville, même si cette recherche n’en a consulté qu’une notice bibliographique et non le texte intégral.
Patrick de Gmeline, Amyot d’Inville : quatre frères pour la France. Cet ouvrage traite des quatre frères Amyot d’Inville pendant la Seconde Guerre mondiale. Il permet de replacer Gérald dans l’histoire familiale, religieuse, résistante et militaire de la fratrie.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne. Cette ressource est la plus riche pour Gérald Amyot d’Inville dans la présente recherche. Elle donne son état civil, son parcours de prêtre, son engagement sous le pseudonyme de Lejeune, son rattachement à l’OCM, son arrestation, sa déportation et les lieux de mémoire qui lui sont consacrés. https://museedelaresistanceenligne.org/media9378-Buste-et-plaque-en-hommage-Grald-Amyot-dInville-et-ses-frres-Beauvais
Musée de la Résistance en ligne. La fiche « personne » confirme l’alias Lejeune, le lieu d’action dans l’Oise, la profession de curé et l’appartenance à l’OCM. Elle sert de recoupement synthétique avec la notice plus développée. https://www.museedelaresistanceenligne.org/personnedetail.php?id=29321
Résistance 60. Ce site mémoriel départemental rappelle le rôle de Gérald Amyot d’Inville dans la Résistance senlisienne, son pseudonyme, son arrestation, sa déportation par le convoi de Compiègne du 27 janvier 1944 et la mémoire locale attachée à son nom. https://www.resistance60.fr/steles-monuments
OpenEdition Books. Cet ouvrage collectif en ligne sur la presse catholique pendant la guerre mentionne Gérald Amyot d’Inville parmi les membres du clergé morts en déportation pour activité résistante. La mention est brève mais utile comme recoupement. https://books.openedition.org/pur/16391?lang=en
Observations Une divergence mineure existe entre les sources consultées sur la désignation du lieu exact de décès en déportation, certaines mentionnant Wieda, d’autres Ellrich, dans un même parcours concentrationnaire Buchenwald-Dora-Wieda-Ellrich. La date du 29 janvier 1945 est concordante. L’alias Lejeune est confirmé par plusieurs sources.
Sources consultées le 13 mars 2026. Mémoire Vive de la Résistance : vérification préalable sans notice identifiée dans cette recherche. Musée de la Résistance en ligne, notice commémorative et fiche personne : état civil, alias, OCM, parcours de Résistance, arrestation, déportation, mémoire locale. Résistance 60 : synthèse mémorielle sur son rôle à Senlis, sa déportation et le lieu de mémoire. OpenEdition Books : mention de son statut de prêtre résistant mort en déportation. Wikipédia : consultation indirecte non retenue comme source principale.