Marius SIRE, alias « Henri », né le 20 décembre 1912 à Ville-le-Marclet, Somme, France, mort le 14 août 1943 au Mont-Valérien, Suresnes, France. Nationalité française.
Les sources disponibles indiquent que Marius Arthur Bénoni Sire est né à Ville-le-Marclet, dans la Somme. Ouvrier ébéniste avant la guerre, il milite dans les Jeunesses communistes d’Amiens avant l’interdiction du Parti communiste français en 1939. Les sources consultées ne permettent pas de préciser sa formation ni sa situation familiale.
Après l’entrée dans la clandestinité du Parti communiste, Marius Sire poursuit son engagement militant. Sous le pseudonyme « Henri », il participe à l’organisation du Front national et des Francs-tireurs et partisans français (FTPF). Il agit dans le Calvados sous les directives du comité militaire dirigé par Charles Tillon.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Marius Sire appartient au Parti communiste clandestin, au Front national et aux FTPF. Il devient l’un des responsables de la direction clandestine communiste du Calvados et exerce des responsabilités militaires départementales.
Missions et actions
Ces opérations, décidées par la direction clandestine communiste du Calvados conformément aux instructions du commandement FTP dirigé par Charles Tillon, sont exécutées notamment par Joseph Étienne, Émile Julien, Désiré Marie et Charles Reinert.
Les déraillements des 15-16 avril 1942 puis du 30 avril -1er mai 1942 provoquent des pertes importantes dans les transports militaires allemands et constituent l’une des opérations les plus marquantes de la Résistance communiste dans le Calvados. Les préparatifs sont assurés notamment dans une maison de Villers-sur-Mer avec l’aide d’Edmonde Robert.
Marius Sire participe également à l’encadrement des groupes FTP du département et à la coordination des actions clandestines.
Arrestation / évasion / déportation
Marius Sire est arrêté dans sa cache le 15 avril 1943. Détenu puis transféré au Mont-Valérien, il est condamné à mort.
Les sources concordantes indiquent qu’il est fusillé le 14 août 1943 au Mont-Valérien, à Suresnes.
Cette date diffère de celle du 5 juin 1943 parfois rencontrée dans certaines évocations secondaires.
La date du 14 août 1943 est retenue car elle est confirmée par la notice du Maitron et par plusieurs travaux historiques.
Camarades de combat
Ses principaux compagnons de lutte identifiés sont :
- Charles Tillon ;
- Joseph Étienne ;
- Émile Julien ;
- Charles Reinert ;
- Désiré Marie ;
- Edmonde Robert.
Retour à la vie civile
Marius Sire ayant été exécuté en 1943, il ne connut pas la Libération.
Décorations
Médaille de la résistance Française à titre posthume par décret du 18 Mars 1970 JO 12 Mai 1970 source Ordre de la libération.
Côte du dossier : 1O58346
Aucune autre décoration précise n’a été retrouvée dans les bases consultées. Cela ne signifie pas qu’il n’en ait pas reçu à titre posthume, mais qu’elles n’ont pu être identifiées lors des présentes recherches.
Lieux de mémoire
Son nom est associé à la mémoire des fusillés du Mont-Valérien.
Le souvenir des déraillements d’Airan est également entretenu dans le Calvados, où ces actions constituent un épisode important de l’histoire de la Résistance départementale.
Références bibliographiques
Le Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et du mouvement social. La notice consacrée à Marius Arthur Bénoni Sire fournit les éléments d’état civil, son parcours militant et son exécution au Mont-Valérien.
Jean Quellien, La Seconde Guerre mondiale en Normandie. Cet ouvrage replace l’action des FTP du Calvados et les sabotages ferroviaires dans leur contexte régional.
Références internet
Le Maitron. Notice biographique détaillée de Marius Arthur Bénoni Sire, alias « Kleber », précisant son état civil, ses engagements et son exécution. https://maitron.fr/sire-marius-arthur-benoni-pseudonyme-dans-la-resistance-kleber/
Wikipédia – Déraillements d’Airan. Présentation des sabotages d’avril et mai 1942 et du rôle joué par Marius Sire dans leur préparation. https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9raillements_d%27Airan
OpenEdition Books – Histoire de la Résistance en Basse-Normandie. Étude historique sur les FTP du Calvados et les arrestations de 1943. https://books.openedition.org/puc/54286
Dossier d’homologation consulté
Aucune cote SHD n’a été retrouvée lors des présentes recherches.
Observations
Pseudonyme « Henri » mentionné dans certaines sources ; le Maitron mentionne également le pseudonyme « Kléber ».
Divergence sur la date d’exécution : certaines sources secondaires évoquent le 5 juin 1943, tandis que les sources historiques concordantes retiennent le 14 août 1943.
Les sources ne permettent pas de préciser sa situation familiale.
Chronologie
| Date | Événement |
| 20 décembre 1912 | Naissance à Ville-le-Marclet |
| Avant 1939 | Militant communiste et ouvrier ébéniste |
| 1941-1942 | Responsable clandestin FTP-FN du Calvados |
| 15-16 avril 1942 | Premier déraillement d’Airan |
| 30 avril-1er mai 1942 | Second déraillement d’Airan |
| 15 avril 1943 | Arrestation |
| 14 août 1943 | Exécution au Mont-Valérien |
Indice de fiabilité : Niveau A
Cette notice repose sur plusieurs sources concordantes, dont une notice biographique détaillée du Maitron et des travaux historiques universitaires sur la Résistance en Basse-Normandie. Les événements majeurs, l’appartenance aux FTPF et la date d’exécution sont recoupés.
Sources consultées le 7 juin 2026
Le Maitron : notice « Sire Marius Arthur Bénoni » ; état civil, pseudonymes, engagement et exécution. https://maitron.fr/sire-marius-arthur-benoni-pseudonyme-dans-la-resistance-kleber/
Wikipédia : « Déraillements d’Airan » ; organisation des sabotages et arrestation de Marius Sire. https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9raillements_d%27Airan
OpenEdition Books : étude historique sur la Résistance en Basse-Normandie ; arrestations des FTP du Calvados. https://books.openedition.org/puc/54286
Aucune photographie retrouvée dans les bases officielles consultées.