Pierre JACQUET, né le 30 juin 1911 à Torteron, Cher, France, mort le 9 février 2002 à Bourges, Cher, France. Nationalité française.
Pierre Jacquet est instituteur dans le Cher avant la Seconde Guerre mondiale. Mobilisé en 1939, il participe à la campagne de France. Fait prisonnier le 19 juin 1940 à Levet, dans le Cher, il parvient à s’évader au cours de son transfert. Après sa démobilisation, il reprend son poste d’instituteur à Dun-sur-Auron.
Très tôt, il manifeste son hostilité au régime de Vichy. Il refuse notamment de faire chanter « Maréchal, nous voilà » à ses élèves et applique avec réticence les nouvelles directives scolaires imposées par le régime.
En 1943, Pierre Jacquet est contacté par Fernand Sochet, instituteur et responsable local du Front national. Il entre alors dans la Résistance tout en conservant officiellement ses fonctions d’enseignant.
Il mène une double activité, assurant son métier le jour et accomplissant des missions clandestines la nuit en qualité d’agent de liaison. Son engagement est motivé par son refus de la collaboration et de l’occupation allemande.
Il rejoint les Francs-tireurs et partisans français (FTPF), branche armée proche du Parti communiste. Il agit dans le département du Cher et participe aux activités des FTP locaux.
Missions et actions
Le 6 juin 1944, il prend part avec son unité FTP à l’attaque menée contre la Milice à Saint-Amand-Montrond. Après le repli des unités FTP dans la Creuse, il revient dans le Cher.
En juillet 1944, il est capitaine FTP. Il assure les liaisons entre les résistants du Cher et de l’Indre. Il participe aux réunions de l’état-major FFI du Cher-Nord, notamment avec « Maxime » (Julien Girault) et Magnon, près de Saint-Germain-du-Puy. Il s’oppose à une attaque prématurée contre Bourges, estimant qu’elle entraînerait de lourdes pertes civiles. La stratégie finalement retenue consiste à encercler la ville et à harceler les troupes allemandes jusqu’à leur retrait. Bourges est libérée le 6 septembre 1944.
Arrestation / évasion / déportation
Pierre Jacquet est capturé le 19 juin 1940 au cours de la campagne de France mais réussit à s’évader lors de son transfert. Les sources consultées ne signalent ni arrestation par les autorités allemandes ni déportation.
Camarades de combat
Parmi ses compagnons de Résistance figurent :
- Fernand Sochet ;
- Julien Girault, dit « Maxime », commandant départemental des FTP du Cher ;
- Magnon ;
- les responsables FFI du Cher-Nord réunis autour du commandant Colomb.
Retour à la vie civile
À la Libération, Pierre Jacquet représente les Forces unies de la jeunesse patriotique au Comité départemental de Libération. Il siège également au Conseil départemental de Libération et participe durant environ une année à la commission d’épuration de la chambre civique.
Par la suite, il s’investit dans la transmission de la mémoire de la Résistance. Il intervient dans les établissements scolaires et participe à la création du musée de la Résistance et de la Déportation de Bourges et du Cher. Il préside longtemps l’association des Amis du musée.
Décorations
Médaille de la résistance Française par décret du 15 octobre 1945 JO 20 octobre 1945 source Ordre de la Libération
Côte du dossier : 1O31969
Aucune autre décoration trouvée dans les bases consultées. Cela ne signifie pas cependant que Pierre Jacquet n’ait pas reçu de décorations, mais qu’elles n’ont pu être retrouvées au cours des présentes recherches.
Lieux de mémoire
Le musée de la Résistance et de la Déportation de Bourges et du Cher, dont il fut l’un des promoteurs, constitue un élément important de son héritage mémoriel.
Références bibliographiques
Roland Narboux, Encyclopédie de Bourges. Ouvrage et base documentaire consacrés à l’histoire locale du Berry et à la Libération de Bourges. Plusieurs notices et témoignages y évoquent l’action de Pierre Jacquet et des FTP du Cher.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne. Notice consacrée à Pierre Jacquet et témoignages relatifs aux FTP du Cher, apportant des renseignements sur son engagement, ses actions et son activité mémorielle. https://www.museedelaresistanceenligne.org/
Encyclopédie de Bourges – Roland Narboux. Documentation sur la Libération de Bourges et biographie de Pierre Jacquet. https://www.encyclopedie-bourges.com/Pierre_Jacquet.html
Association des Amis du Commandant Maxime. Documentation sur Julien Girault et les FTP du Cher, mentionnant les relations avec Pierre Jacquet. https://aclachapelledangillon.fr/2025/04/un-maquisard-julien-giraud-alias-commandant-maxime/
Dossier d’homologation consulté
Aucune cote du Service historique de la Défense n’a été retrouvée au cours des présentes recherches.
Observations
Les sources consultées ne permettent pas d’identifier de pseudonyme.
Aucune divergence significative n’a été constatée entre les principales sources.
Chronologie
| Date | Événement |
|---|---|
| 30 juin 1911 | Naissance à Torteron |
| 19 juin 1940 | Fait prisonnier puis évadé |
| 1943 | Entrée dans la Résistance |
| 6 juin 1944 | Attaque de la Milice à Saint-Amand-Montrond |
| Juillet 1944 | Promotion au grade de capitaine FTP |
| 6 septembre 1944 | Libération de Bourges |
| Après 1945 | Activités mémorielles |
| 9 février 2002 | Décès à Bourges |
Indice de fiabilité : Niveau B
Cette notice repose principalement sur une source institutionnelle majeure, le Musée de la Résistance en ligne, complétée par plusieurs travaux historiques locaux concordants. En revanche, aucune cote SHD ni dossier officiel de décorations n’ont été retrouvés au cours de cette recherche.
Sources consultées le 7 juin 2026
- Musée de la Résistance en ligne — notice Pierre Jacquet — renseignements biographiques, engagement, carrière résistante et activité mémorielle. https://www.museedelaresistanceenligne.org/
- Encyclopédie de Bourges de Roland Narboux — notice « Pierre Jacquet » et dossier sur la Libération de Bourges — précisions sur son action dans les FFI du Cher. https://www.encyclopedie-bourges.com/Pierre_Jacquet.html
- Association des Amis du Commandant Maxime — biographie de Julien Girault — contexte des opérations FTP du Cher. https://aclachapelledangillon.fr/2025/04/un-maquisard-julien-giraud-alias-commandant-maxime/
Aucune photographie retrouvée dans les bases officielles consultées.