Boris Pash, né le 20 juin 1900 à San Francisco, mort le 11 mai 1995 à Greenbrae
Dans le cadre de la mission ALSOS, son action relève d’une logique de « résistance » au sens militaire et politique : empêcher l’Allemagne nazie d’exploiter des ressources, des laboratoires et des savants susceptibles d’accélérer des programmes d’armements non conventionnels.
Boris Pash agit comme officier de renseignement au sein de l’appareil militaire américain, dans la chaîne de commandement et de coordination décrite par l’armée américaine (implication du chef d’état-major et articulation avec les responsables du projet atomique).
Les sources consultées convergent pour faire de Boris Pash l’officier chargé de conduire, sur le terrain, des missions de renseignement scientifique associées à l’avance des armées alliées. L’armée américaine décrit des opérations menées « au plus tôt » dans des zones libérées, afin de saisir documents, matériaux et témoins avant leur disparition, et cite des opérations sensibles en France en septembre 1944 (saisie et évacuation de matériaux stratégiques depuis Toulouse, dans un secteur décrit comme tenu de manière lâche par la Résistance). Une nécrologie de presse indique également que le groupe de Pash a été engagé en Europe après le Débarquement, avec des actions comprenant la localisation de savants, la saisie d’uranium et la sécurisation d’installations et de documents.
Camarades de combat
Dans les sources accessibles, Boris Pash est associé au dispositif ALSOS dont la direction scientifique est attribuée à Samuel Goudsmit, et à la coopération avec les responsables militaires du programme atomique américain.
Retour à la vie civile
Après 1945, il poursuit sa carrière militaires et administratives américaines, puis prends sa retraite.
Décorations
La nécrologie consultée indique que Boris Pash a reçu la
- Distinguished Service Medal (États-Unis).
La date du texte d’attribution n’a pas été retrouvée dans les bases officielles françaises consultées ni dans les sources américaines ouvertes mobilisées pour cette fiche. Aucune trace n’a été retrouvée dans la Base Léonore, ni dans Légifrance ou dans les bases françaises dédiées aux décorations liées à la Résistance, ce qui ne permet pas d’attester une décoration française à partir des sources imposées.
Lieux de mémoire
Aucun lieu de mémoire (voie, établissement, plaque) n’a été retrouvé dans les bases françaises consultées au nom de Boris Pash. Les archives et institutions américaines (fonds et articles) signalent l’existence de collections et de documents relatifs à son action, sans constituer un « lieu de mémoire » au sens municipal français.
Références bibliographiques
The Alsos Mission — Boris T. Pash, Award House, 1969. Ouvrage de première main attribué au chef opérationnel de la mission ALSOS, centré sur les opérations de renseignement scientifique au contact des armées alliées. Le lecteur y trouvera la logique de « course » aux documents, aux matières et aux savants, ainsi que la description des déplacements et des priorités tactiques. Utile pour confronter la mémoire d’acteur aux synthèses ultérieures.
The Making of the Atomic Bomb — Richard Rhodes, Simon & Schuster, 1986.
Grande synthèse sur la genèse de l’arme atomique et les dispositifs scientifiques, industriels et militaires qui l’entourent. Le lecteur y trouvera le contexte général (projet Manhattan, rivalités, contraintes du secret) dans lequel les opérations de renseignement scientifique prennent sens. À utiliser comme cadre, puis à recouper avec les sources primaires.
Références internet
U.S. Army (army.mil) Article de contextualisation historique sur une opération ALSOS en France (septembre 1944), avec citations de rapports et de formulations attribuées aux responsables de mission. Le texte documente le rôle de Boris Pash dans la planification et l’exécution, et explicite les contraintes tactiques des missions au plus près du front.
https://www.army.mil/article/132740/alsos_mission_seizes_french_government_arsenal_september_1944
SFGATE (nécrologie) Nécrologie fournissant des éléments d’état civil (naissance à San Francisco ; décès à Greenbrae ; âge), et une synthèse de carrière mentionnant explicitement ALSOS et une décoration américaine. Source utile pour les repères biographiques quand les bases françaises sont muettes.
URL : https://www.sfgate.com/news/article/Colonel-Boris-T-Pash-3033038.php
Dossier d’homologation consulté : oui/non – cote SHD
Non. Aucune cote de dossier d’homologation SHD n’a été identifiée dans les recherches effectuées pour ce profil (personnalité militaire américaine, hors dispositifs d’homologation français consultés).
Observations L’absence de notice dans les bases françaises de la Résistance consultées doit être interprétée comme une limite de périmètre (ALSOS étant une mission américaine de renseignement scientifique) et non comme une contestation de l’existence de l’intéressé. L’état civil retenu (lieux et dates) est appuyé ici sur une nécrologie de presse américaine et, pour le rôle opérationnel ALSOS, sur un article officiel de l’armée américaine. Aucune photo d’époque n’a été retrouvée dans les bases officielles françaises consultées ; une photographie d’archives est toutefois disponible via des institutions américaines (voir références internet/illustrations).