Claudius BARRIEUX, né le 4 novembre 1892 à Champdieu, mort le 27 août 1944 à Quissac, nationalité française
Les sources officielles disponibles dans le musée en ligne donnent un profil de militaire de carrière, ancien officier, formé dans le cadre de l’armée avant et pendant la Première Guerre mondiale, puis engagé dans des affectations incluant la Légion étrangère et des unités coloniales dans l’entre-deux-guerres.
Le musée en ligne indique qu’il est prisonnier de guerre puis rapatrié fin 1941 ; placé en congé d’armistice, il rejoint alors la Résistance. Il prend contact avec des cadres de l’Organisation métropolitaine de l’Armée (OMA), future ORA, et s’insère progressivement dans les dispositifs clandestins du secteur.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Les sources officielles le rattachent d’abord à l’OMA/ORA, puis, au printemps 1944, au maquis Aigoual-Cévennes de l’Armée secrète, sous le pseudonyme « Bouvreuil », dans le cadre des structures AS/FFI du Gard.
Il assure une activité de renseignement en 1942-1943 (surveillance de terrains d’aviation) au profit d’un service travaillant pour l’état-major interallié via des relais polonais, puis un retour dans le Gard fin 1943.
Il devient exploitant forestier près de Dourbies tout en gardant des contacts avec les maquis et la volonté de constituer une formation. Au printemps 1944, il rejoint le maquis Aigoual-Cévennes et participe à des coups de main contre des colonnes ennemies.
Arrestation / évasion / déportation
Les bases consultées ne décrivent pas d’arrestation ni de déportation : il meurt au combat lors d’un accrochage à Quissac le 27 août 1944.
Camarades de combat
Les notices mémorielles situent son action dans la dynamique collective du maquis Aigoual-Cévennes et des groupes locaux de Quissac engagés lors de l’affrontement du 27 août 1944.
Les sources officielles consultées n’établissent pas ici une liste exhaustive nominative de ses proches compagnons ; seules les mentions directement portées par les notices consultées sont retenues, notamment l’appartenance au maquis et l’engagement aux côtés des maquisards de Quissac ce jour-là.
Décorations
Information trouvée sur Wikipédia, non confirmée dans les sites officiels :
- Chevalier de la Légion d’honneur ;
- Croix de guerre 1914-1918 ;
- Croix de guerre des Théâtres d’opérations extérieures ;
- Médaille coloniale ;
- Officier de l’ordre du Ouissam alaouite ;
- Ordre du Mérite agricole.
Aucune décoration nominativement attribuée à Claudius Barrieux n’a été retrouvée, au moment de la recherche, dans les bases officielles de décorations obligatoires listées (Ordre de la Libération / Base Léonore / Légifrance) via les consultations effectuées.
Lieux de mémoire
Le Musée de la Résistance en ligne documente une plaque commémorative à Quissac dédiée au « commandant Barrieux », rappelant qu’il est « officier de la Légion étrangère » et précisant les circonstances de sa mort, achevé par une grenade lors de l’attaque d’un convoi le 27 août 1944. Une page municipale de Quissac rappelle également la journée du 27 août 1944 et illustre la stèle/commémoration liée à Barrieux, confirmant l’ancrage mémoriel local.
Références bibliographiques
Résistance et maquis FFI Aigoual-Cévennes, René Rascalon, (éditeur non vérifié dans les bases consultées), 1945. Récit de première main sur la constitution et les opérations des maquis cévenols, utile pour comprendre le cadre militaire dans lequel Barrieux commande en 1944. Le lecteur y trouvera une chronologie et des descriptions d’actions à confronter aux dossiers d’homologation et aux notices officielles. L’ouvrage éclaire la culture d’un maquis structuré « à la militaire ».
« Le maquis Aigoual-Cévennes en 1944 », Richard Seiler, Éditions Heimdal (revue 39/45 Magazine), 1999. Analyse centrée sur l’organisation et les combats de 1944. Le lecteur peut s’attendre à une reconstitution des structures et des opérations de l’été 1944, utile pour replacer le combat de Quissac dans la séquence de la Libération du Gard. Cette référence complète les sources muséales en offrant une vue d’ensemble opérationnelle.
La Libération dans le Gard (brochure d’exposition), Archives départementales du Gard, Archives départementales du Gard, (date de publication indiquée dans le PDF). Synthèse institutionnelle sur les opérations et épisodes majeurs de l’été 1944 dans le département. Le lecteur y trouvera une contextualisation solide du climat de combats et de la montée en puissance des maquis, indispensable pour comprendre la violence des affrontements de fin août. À croiser avec la notice d’homologation SHD citée par le musée.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne (Fondation de la Résistance – AERI)
Notice officielle de la plaque commémorative de Quissac, avec biographie synthétique, rôle dans l’OMA/ORA puis au maquis Aigoual-Cévennes sous « Bouvreuil », et circonstances du décès le 27 août 1944. La page indique explicitement l’existence d’un dossier d’homologation au SHD avec cote.
https://museedelaresistanceenligne.org/media8200-Plaque-la-mmoire-du-commandant-Barrieux-Quissac-Gard
Mémoire des Hommes (Ministère des Armées) Fiche nominative « Mort pour la France » identifiée : naissance le 4 novembre 1892 à Champdieu, décès le 27 août 1944 à Quissac. Cette base confirme l’état civil et le statut officiel de décès pour la France.
https://www.memoiredeshommes.defense.gouv.fr/fr/ark:/40699/m00523b628ed9ca0
Dossier d’homologation consulté : oui/non – cote SHD
Oui – cote SHD : 16 P 35 241.
Observations orthographiques sur le nom, divergences, conditions de mort, absence de décorations La graphie « Claudius Barrieux » est cohérente entre la fiche Mémoire des Hommes et la notice officielle du musée en ligne. La date et le lieu de décès (27 août 1944, Quissac) concordent entre ces deux bases. Les décorations signalées par Wikipédia ne sont pas confirmées, à ce stade, par une entrée retrouvée dans les bases officielles de décorations consultées ; elles sont donc conservées uniquement avec la mention explicite de leur origine encyclopédique, sans les présenter comme établies officiellement dans ce dossier.
Sources consultées le 1er février 2026
- Maitron Résistance (dont Fusillés 40-44) : notice identifiée pour Claudius Barrieux (« Bouvreuil ») confirmant naissance à Champdieu et mort au combat à Quissac ; consultation détaillée empêchée (accès refusé).
- Fondation de la Résistance : recherches web par nom ; aucune page nominative directement exploitée ici.
- Musée de la Résistance en ligne (AERI) : notice officielle de la plaque de Quissac, apportant biographie, circonstances du décès et cote SHD du dossier d’homologation.
- Mémoire des Hommes : fiche « Mort pour la France » identifiée, confirmant l’état civil et le décès.
- Musée de la Résistance nationale (Champigny-sur-Marne) : site consulté ; aucune ressource nominative repérée via recherche web sur Claudius Barrieux.
- Ordre de la Libération : recherches web par nom (Compagnons / Médaille de la Résistance) ; aucune entrée nominative trouvée.
- Base Léonore : portail consulté ; aucune fiche nominative identifiée à ce nom dans le cadre de cette recherche.
- Gallica (BnF) : recherches web par nom ; aucun document nominatif directement exploité ici.
- Légifrance : recherches web par nom ; aucun décret nominatif exploité ici.
- Site municipal de Quissac : page de mémoire locale décrivant la journée du 27 août 1944 et la stèle/commémoration liée à Barrieux, utilisée comme complément non-étatique mais institutionnel local.