La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

Maquis Valentin-Balzac

Le maquis Valentin-Balzac se constitue en 1943 dans le Châtillonnais (Côte-d’Or) et installe à l’automne un cantonnement principal à la ferme Sainte-Marie, sur la commune de Villotte-sur-Ource.

Les sources communales et mémorielles s’accordent sur une cinquantaine d’hommes présents au camp début octobre 1943.

Ce maquis, de composition FFI, tient une position avancée en lisière forestière à la ferme Sainte-Marie, avec postes de garde et armes légères issues de récupérations locales.

Les notices biographiques du Musée de la Résistance en ligne éclairent sa structuration et les identités de plusieurs membres, notamment ceux tombés lors de l’attaque des 13-14 octobre 1943.

Outre l’entraînement et la collecte d’armes, le groupe mène des actions de harcèlement et de réquisition locales, dans un contexte de montée des maquis du Châtillonnais durant l’année 1943.

L’attaque allemande des 13-14 octobre 1943 met fin à cette phase d’actions offensives depuis la ferme Sainte-Marie. Accrochage le 13 octobre, encerclement, combats et pertes, avec arrestations et morts sur place.

Le maquis Valentin-Balzac s’inscrit dans le dispositif FFI du département, au sein d’une nébuleuse de groupes opérant dans le pays châtillonnais.

Les fiches du Musée de la Résistance en ligne permettent de recouper cette intégration ainsi que la transmission des dossiers individuels au SHD pour homologation.

Chefs et figures marquantes

Parmi les résistants identifiés figurent

  • Maurice BAILLY,
  • Paul BOCQUENET
  • André ROUSSEAU,

tous rattachés au maquis Valentin-Balzac et documentés par des dossiers « Mort pour la France » au SHD. Ces noms apparaissent sur les pages mémorielles et biographiques, constituant un noyau de figures marquantes connues par les suites administratives et mémorielles de l’attaque d’octobre 1943.

Victimes / morts

Le 13-14 octobre 1943, la ferme Sainte-Marie est attaquée. Plusieurs résistants sont tués sur place ou des suites de leurs blessures, d’autres capturés et déportés. Les notices du Maitron et la base du Musée de la Résistance en ligne identifient notamment Maurice BAILLY, Paul BOCQUENET et d’autres membres, tandis que Mémorial GenWeb signale une stèle en forêt, « à proximité de la ferme Sainte-Marie », dédiée à quatre maquisards morts lors de l’encerclement.

Survivants identifiés

Les listes nominatives publiques restent lacunaires pour les survivants et évadés du groupe ; les sources locales et communales évoquent toutefois des arrestations et des remises aux autorités après les combats, avec dispersion du maquis. Ces éléments sont rapportés par la commune et repris par la presse locale et les pages associatives.

Fin du réseau

L’attaque des 13-14 octobre 1943 entraîne le démantèlement du camp de la ferme Sainte-Marie et la fin opérationnelle du maquis Valentin-Balzac en tant que formation structurée.

Les survivants se replient, sont arrêtés ou rejoignent d’autres groupes du département au cours de l’hiver 1943-1944. Les dossiers individuels, pour partie, seront ultérieurement homologués par le SHD.

Conséquences et mémoire

L’épisode de la ferme Sainte-Marie devient un marqueur de la répression dans le Châtillonnais en 1943.

La mémoire locale s’est cristallisée autour de plaques et stèles, dont une à Châtillon-sur-Seine et une en forêt de Villotte-sur-Ource, et d’une tradition commémorative portée par la commune.

Les bases mémorielles nationales et locales fixent les noms des morts et les circonstances, assurant la transmission de l’événement.

Références bibliographiques

  • Le Châtillonnais dans la Résistance, ouvrage collectif, Société archéologique et historique du Châtillonnais, année de parution récente. Étude régionale fondée sur archives et témoignages, replaçant le maquis Valentin-Balzac dans la cartographie châtillonnaise et détaillant les opérations de 1943, dont la chute du camp de la ferme Sainte-Marie.
  • Dictionnaire historique de la Résistance, dir. François Marcot, Robert Laffont, 2006. Outil de cadrage national et départemental permettant de situer les FFI de Côte-d’Or, les maquis du Châtillonnais et la chronologie de l’année 1943.
  • Résistance et maquis en Bourgogne, travaux collectifs universitaires, Presses universitaires de Dijon, années diverses. Articles et synthèses sur les structures clandestines et les terrains d’opérations en Bourgogne ; utile pour comprendre les réseaux d’entraide, les cantonnements et les logiques de répression.

Références internet

Avertissement sur les homonymies et divergences
Le toponyme « ferme Sainte-Marie » désigne plusieurs sites en France. Le maquis Valentin-Balzac opère à la ferme Sainte-Marie de Villotte-sur-Ource (Côte-d’Or) en 1943 ; il ne doit pas être confondu avec le site homonyme du Haut-Beaujolais, lié au « bataillon Dominique ». Les dates du combat de Villotte-sur-Ource varient selon les sources entre 13 et 14 octobre 1943 ; le Maitron retient l’occurrence du 14 octobre, tandis que certaines pages locales mentionnent le 13 octobre. Ces divergences sont signalées comme telles et n’affectent pas la réalité de l’attaque et de ses conséquences.

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