Maquis d’Èzes (également mentionné comme Groupe d’Èzes ou Maquis de la zone de Nice-Est). Il est rattaché aux Francs-Tireurs et Partisans Français (FTPF).
Le maquis est structuré au cours de l’année 1944, dans le contexte de la préparation du débarquement de Provence. Il se situe sur les hauteurs de la commune d’Èze, Alpes-Maritimes, France. Sa formation répond à la volonté de harceler les troupes d’occupation allemandes sur l’axe littoral stratégique entre Nice et Menton.
Ce groupe fonctionne comme une unité de combat mobile et clandestine. Il dépend de la hiérarchie des FTPF de la 1re région (Sud-Est). L’organisation repose sur de petits groupes d’action bénéficiant de soutiens logistiques dans le village d’Èze et les communes limitrophes comme La Turbie.
Actions menées pendant la Résistance
Les actions principales consistent en des sabotages de voies de communication, notamment les routes de la Corniche et les lignes téléphoniques.
Le maquis participe activement aux combats de la Libération à la fin du mois d’août 1944.
Il mène des embuscades contre les colonnes allemandes en retraite et sécurise les points hauts pour faciliter l’avance des troupes alliées.
Liens avec d’autres réseaux ou mouvements
Le maquis d’Èzes coordonne ses actions avec les Milices Patriotiques locales et les autres unités FTPF du secteur de Nice. Des contacts sont établis avec les forces de l’Armée Secrète (AS) lors des combats pour la libération du département.
Chefs et figures marquantes
Joseph SIBILIA. Responsable local du groupe. Il survit à la guerre et participe activement aux commémorations d’après-guerre.
Victimes et morts Plusieurs membres ont été victimes d’accrochages lors de la libération du secteur. Les stèles locales rappellent le sacrifice de résistants tombés lors des combats d’août 1944 sur la commune.
Survivants identifiés Les effectifs ayant participé aux combats de la Libération ont été pour la plupart intégrés dans les unités régulières ou les gardes civiques à la fin des hostilités.
Fin du Maquis
Le maquis est officiellement dissous après la libération des Alpes-Maritimes en septembre 1944. Ses membres sont soit démobilisés, soit engagés dans le 141e Régiment d’Infanterie Alpine pour poursuivre les combats dans les massifs frontaliers.
Conséquences et mémoire
L’action du maquis a permis de limiter les destructions opérées par l’armée allemande lors de son repli. Une stèle commémorative située à Èze rend hommage aux résistants du groupe.
Références bibliographiques
La Résistance dans les Alpes-Maritimes de Jean-Louis Panicacci, Éditions de l’Amandier, 2004.
Les FTP : combattants de la liberté de Charles Tillon, Éditions Julliard, 1962.
Dictionnaire historique de la Résistance sous la direction de François Marcot, Éditions Robert Laffont, 2006.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne notice sur les combats de la Libération dans les Alpes-Maritimes et l’action des FTPF du littoral. http://www.museedelaresistanceenligne.org
Anciens combattants de la Résistance page dédiée aux plaques et monuments du secteur Nice-Est. http://www.resistance-nice.fr
Maitron Résistance biographie des responsables FTPF engagés dans le secteur des Alpes-Maritimes. https://maitron.fr
Fiabilité : B
Sources consultées date de vérification (06 mai 2026) Mémoire Vive de la Résistance (aucun résultat) : https://www.memoirevivante.org Maitron Résistance (consultation biographies FTP Alpes-Maritimes) : https://maitron.fr Musée de la Résistance en ligne (fiches thématiques Libération Sud) : http://www.museedelaresistanceenligne.org Mémoire des Hommes (recherche sur Joseph Sibilia) : https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr