Maquis du Couserans (souvent désigné par sa composante principale, la 3102e compagnie FTPF ou les maquis de l’AS-Couserans).
Ce maquis se forme dès 1943 dans les zones montagneuses de l’Ariège, France, particulièrement autour de Saint-Girons. Il est constitué de réfractaires au STO et de militants antifascistes.
Le maquis est divisé en plusieurs camps isolés dans les vallées. Il présente une dualité entre les FTPF (très actifs et politisés) et l’Armée Secrète (AS). Une coordination s’opère au sein des Forces Françaises de l’Intérieur (FFI) à partir de juin 1944.
Actions menées pendant la Résistance
Les actions incluent la réception de parachutages, le sabotage des installations électriques et des usines travaillant pour l’occupant.
Un rôle majeur est joué dans l’aide au passage vers l’Espagne (réseaux d’évasion).
En août 1944, le maquis participe à la bataille de Rimont et à la libération de Saint-Girons.
Liens avec d’autres réseaux ou mouvements
Le maquis collabore étroitement avec le réseau d’évasion d’origine belge et britannique présent dans la zone. Il entretient des liens avec les guérilleros espagnols (AGE) réfugiés dans les Pyrénées.
Chefs et figures marquantes
René Plaisant Chef d’un groupe de l’AS, il est tué lors des combats de la Libération à Saint-Girons en août 1944.
Jean-Pierre ANDRÉ. Responsable départemental FTPF impliqué dans la coordination des maquis ariégeois.
Victimes et morts
Le village de Rimont fut incendié en représailles par les Allemands en août 1944, et plusieurs maquisards furent fusillés lors des combats pour le contrôle des routes vers l’Espagne.
Survivants identifiés
De nombreux combattants ont rejoint les rangs de la 1re Armée française après la libération du Sud-Ouest.
Fin du Maquis
Le maquis est intégré aux FFI lors de la Libération, puis dissous à l’automne 1944 lors de la réorganisation de l’armée française.
Conséquences et mémoire
Le maquis a joué un rôle déterminant dans le blocage des troupes allemandes tentant de se replier vers l’Espagne. De nombreux monuments marquent les lieux de combat dans le Couserans, notamment à Rimont et au col de la Core.
Références bibliographiques
La Résistance en Ariège de Claude Delpla, Éditions Loubatières, 1985.
Les Maquis de l’Ariège de Louis-Raymond de Vayrac, Éditions Privat, 1946.
Guerilleros en terre de France de Geneviève Dreyfus-Armand, Éditions de l’Amandier, 2000.
Références internet
Archives départementales de l’Ariège inventaire des fonds sur la Seconde Guerre mondiale et la Résistance dans le Couserans. https://archives.ariege.fr
Fondation de la Résistance dossier sur les maquis du Sud-Ouest et les batailles de la Libération. https://www.fondationresistance.org
Mémoire des Hommes base des médaillés de la Résistance française pour le secteur de Saint-Girons. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr
Fiabilité : A
Sources consultées date de vérification (06 mai 2026) Mémoire Vive de la Résistance (aucun résultat pour “Couserans”) : https://www.memoirevivante.org Musée de la Résistance en ligne (fiches sur le maquis de la Crouzette et Rimont) : http://www.museedelaresistanceenligne.org Maitron Résistance (notices sur René Plaisant) : https://maitron.fr Service Historique de la Défense (consultation des dossiers FFI Ariège) : https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr