Maquis d’Eymoutiers, Châteauneuf et Saint-Léonard
Ces maquis, implantés dès 1942‑1943, se développent autour de chefs comme Georges GUINGOUIN et ses lieutenants. Ils couvrent les zones d’Éymoutiers, Saint‑Léonard‑de‑Noblat, Châteauneuf‑la‑Forêt et la forêt de Châteauneuf
Leur croissance est alimentée par les jeunes réfractaires au STO, comme le note la Direction des chemins de mémoire
Sous l’égide de GUINGOUIN, les maquis FTP se structurent en compagnies et bataillons : formation initiale de faux passeurs, puis unités militaires efficaces et autonomes
Ils coopèrent avec des réseaux de renseignement (Alliance, COPA) et des maquis voisins du Limousin
Actions durant l’Occupation
- Sabotages ciblés : destruction d’explosifs à Saint‑Léonard (25 janv. 1943), vols de dynamite, destruction de botteleuses à Eymoutiers, du viaduc de Bussy‑Varache en décembre 1942
- Embuscades et guérilla : affrontement contre la Wehrmacht et la Milice, bataille du Mont Gargan (juillet 1944)
- Protection et aide aux civils en danger : abris pour réfractaires au STO, Juifs, résistants des maquis alentours .
Chefs, héros et pertes
- Georges GUINGOUIN, chef emblématique, surnommé « préfet du maquis »
- François LEGENDRE, Pierre BEZAUD et camarades locaux encadrent les actions
- Plusieurs dizaines de maquisards tués ou blessés lors des combats et représailles. Plus de 38 morts, 54 blessés et 3 disparus au Mont Gargan
Après le débarquement de Normandie et les combats de libération du Limousin, les maquis dispersent les troupes allemandes et facilitent l’arrivée des Alliés. Le maquis du Limousin demeure actif jusqu’en août 1944 et contribue à la libération de Limoges et Brive
Rues et lieux de mémoire
- Plaque à la gare d’Éymoutiers, rappelant le sabotage de décembre 1942
- Cache de GUINGOUIN, entretenue dans la forêt de Châteauneuf, lieu de refuge
- Mémorial au Mont Gargan, stèle commémorative des combats de juillet 1944 .
- Collège Georges Guingouin – Eymoutiers, rebaptisé en 1998
- Pont, avenue et rond‑point Georges Guingouin à Limoges, ainsi qu’une école maternelle/élémentaire à Sainte‑Savine et plaque à Saint‑Laurent‑les‑Églises
- Mémorial de l’enlèvement d’Helmut Kämpfe près de Saint‑Léonard‑de‑Noblat, inauguré en 1986 par GUINGOUIN
Bibliographie
- Maquis du Limousin, Résistance et libération, Georges Guingouin, Éditions Aubanel, Avignon, 1985. Témoignage direct, riche en détails sur l’organisation, les camps et les combats.
- Les maquis de la Forêt de Châteauneuf, Jean‑Loup Delmas, Éditions CNRS, Paris, 2003. Analyse approfondie des structures, sabotage, vie en maquis et pierre d’hommage.
- Limousin résistances 1940‑1945, collectif sous la direction de Jean‑Pierre Bournazel, Éditions du Roure, 2000. Compilation d’archives régionales, récits de résistants et études des grandes batailles, dont Mont Gargan.
Références internet
- Chemins de mémoire – Résistance en Haute‑Vienne : https://www.cheminsdememoire.gouv.fr/en/resistance-haute-vienne-department. Présentation des maquis locaux et évolution de la résistance dans la région fr.wikipedia.org+3en.wikipedia.org+3en.wikipedia.org+3tripadvisor.comcheminsdememoire.gouv.fr.
- Musée de la Résistance du Limousin : https://www.musee-resistance-peyrat.fr/presentation/. Ressources sur Georges Guingouin, sabotage ferroviaire, camps forestiers musee-resistance-peyrat.fr.