Jacques MANSION, né le 7 mars 1914 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), mort le 12 novembre 1990 à Olonne-sur-Mer (Vendée), Alias Jack.
Ancien du 2e Bureau des FFL placé sous l’autorité d’André Dewavrin « Passy », Jacques Mansion est l’un des premiers agents envoyés en territoire occupé (fin 1940) pour mission de renseignement.
Revenu en Grande-Bretagne à l’été 1941 après une traversée par sous-marin, il repart en mission (« Jacques II », octobre 1941) puis, arrêté en Espagne, subit la prison avant d’être libéré.
Il dirige ensuite la formation « Jedburgh » et, le 6 juin 1944, prend la direction de l’école américaine du plan « Proust ».
Parachuté en Bretagne le 4 août 1944 avec la mission « Aloès », il participe à la libération de Paimpol, Lézardrieux, Tréguier et Saint-Brieuc et se distingue en ramenant, sous le feu, le lieutenant-colonel Dupérier grièvement blessé.
Après-guerre il sert la DGER, puis occupe diverses fonctions civiles.
Jeunesse et formation
Formation technique et commerciale, employé chez Renault avant la guerre ; réformé en 1940 puis rallié aux FFL en juin 1940.
Volontaire pour missions spéciales dès 1940 ; opérations clandestines 1940-1942 ; cadre de formation des Jedburghs et du plan « Proust ».
Bureau central de renseignement et d’action (BCRA) puis DGER ; coopération interalliée pour la formation et l’action des équipes.
Trois missions en France occupée entre 1940 et 1942 ; direction de centres d’instruction en 1944 ; engagement au sein de la mission « Aloès » en Bretagne à partir du 4 août 1944.
Arrestation / évasion / déportation
Arrêté en Espagne lors d’un retour vers la Grande-Bretagne, incarcéré à Figueras et Miranda, libéré puis renvoyé à Londres.
Camarades de combat
Travail sous « Passy » ; en mission avec Émile Barlier et le radio Pierre Pétillon ; au sein d’« Aloès », action conjointe avec Albert-Marie Éon et Bernard Dupérier.
Retour à la vie civile
Après 1945, fonctions publiques et privées en France et outre-mer ; fin de carrière à l’administration de la répression du braconnage.
Décorations
- Compagnon de la Libération par décret du 7 mars 1945 ;
- Officier de la Légion d’honneur ;
- Médaille de la Résistance par décret du 06 Avril 1944
- Médaille des évadés ;
- Officier de l’Ordre de l’Empire britannique ;
- Bronze Star (USA).
Lieux de mémoire
Aucun lieu spécifiquement identifié sous son nom dans les bases consultées.
Références bibliographiques
- Les services secrets du général de Gaulle. Le BCRA (1940-1944), Sébastien Albertelli, Perrin, 2013. Étude sur le BCRA, ses écoles et ses opérations ; place les missions « Jacques », la formation des Jedburghs et les déploiements de 1944.
- Dictionnaire historique de la Résistance, Jean-François Muracciole & Guillaume Piketty (dir.), Robert Laffont, 2006. Notices et cadres sur BCRA, DGER, Jedburgh et missions parachutées.
- The Jedburghs: The Secret History of the Allied Special Forces, France 1944, Will Irwin, PublicAffairs, 2005. Ouvrage de référence sur la genèse, la formation et l’emploi des équipes Jedburgh en 1944.
Références internet
- Ordre de la Libération – Jacques Mansion. Biographie officielle, missions 1940-1944, attributions de décorations, participation à « Aloès ». Ouvrir la page – https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/jacques-mansion
- Musée de la Résistance en ligne – Jacques Mansion. Fiche media légendée mentionnant la source « © SHD GR 16 P 390 122 », utile pour la cote d’homologation. https://museedelaresistanceenligne.org/media10397-Jacques-Mansion
- Dossier d’homologation cote SHD GR 16 P 390 122 (mentionnée sur la fiche media du Musée de la Résistance en ligne).