La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

LÉVY Jean-Pierre Alias : Lenoir Robert Martin Gilles Ponsard Leblanc Linarès

Jean-Pierre LÉVY, né le 28 mai 1911 à Strasbourg, Bas-Rhin, alors Empire allemand, mort le 15 décembre 1996 à Paris, France.

Jean-Pierre Lévy naît à Strasbourg dans une famille juive alsacienne. Il fait ses études à l’Institut d’enseignement commercial de Strasbourg puis travaille comme agent commercial et représentant dans une entreprise de filatures. Pendant son service militaire en 1930, il suit les cours de l’École d’élève officier de réserve de Poitiers.

Mobilisé en 1939 comme lieutenant de réserve puis démobilisé en août 1940, il entre dans la Résistance à Lyon dès septembre 1940. Il participe d’abord aux activités du groupe France-Liberté, rédige et diffuse des tracts antiallemands, recherche des imprimeurs et des fonds, puis prend rapidement une place centrale dans l’organisation clandestine.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Les sources consultées l’identifient comme cofondateur puis chef national de Franc-Tireur. Il appartient également aux Mouvements unis de la Résistance et représente ensuite son mouvement au Conseil national de la Résistance.

Missions et actions

Jean-Pierre Lévy organise Franc-Tireur, développe son journal clandestin et travaille à l’unification des grands mouvements de Résistance de zone sud sous l’autorité de Jean Moulin. Il devient commissaire aux Renseignements et à l’Administration des MUR, puis représentant de Franc-Tireur au CNR. Le Musée de la Résistance en ligne souligne son rôle dans le rapprochement de Franc-Tireur avec Combat et Libération jusqu’à la création des MUR.

Arrestation / évasion / déportation

Il est arrêté une première fois par la police française le 24 octobre 1942 à Lyon, puis de nouveau le 16 octobre 1943 à Paris. Détenu à la prison de la Santé, il est finalement libéré grâce à une opération menée par un groupe franc des MUR. Il est reconnu « interné résistant ».

Camarades de combat

Les sources permettent d’identifier notamment Antoine Avinin, Élie Péju, Auguste Pinton, Noël Clavier, Jean-Jacques Soudeille, Eugène Claudius-Petit et Jean Moulin parmi les responsables associés à son parcours résistant.

Retour à la vie civile

Après la Libération, Jean-Pierre Lévy devient commissaire provisoire de l’Office professionnel de l’industrie du cuir, puis directeur des industries diverses et des textiles au ministère de l’Industrie et du Commerce. Il reste très engagé dans la mémoire résistante et participe notamment à la fondation de la Fondation de la Résistance.

Décorations

  • Compagnon de la Libération Décret du 24 mars 1943 JO du 25 mars 1943. L’Ordre de la Libération atteste la décoration et le décret du 24 mars 1943.
  • Médaille de la Résistance française Décret du 31 mars 1947 JO 29 Janvier 1948 source ordre de la Libération
  • Grand-croix de la Légion d’honneur (mentionnée par Wikipédia – décret non retrouvé dans cette recherche)
  • Croix de guerre 1939-1945, palme de bronze (mentionnée par Wikipédia – décret non retrouvé dans cette recherche)
  • Croix du combattant volontaire de la Résistance (mentionnée par Wikipédia – décret non retrouvé dans cette recherche)
  • Côte du dossier : 1O39040

Lieux de mémoire

Une place Jean-Pierre-Lévy a été inaugurée à Paris en 2006. Une rue de Lyon et une allée à Strasbourg portent également son nom. Le Musée de la Résistance en ligne conserve en outre plusieurs documents iconographiques et mémoriels le concernant.

Références bibliographiques

Mémoires d’un franc-tireur : itinéraire d’un résistant (1940-1944), Jean-Pierre Lévy, édition établie par Dominique Veillon, Bruxelles, Complexe, 1998. Ce témoignage posthume constitue une source majeure pour comprendre la fondation de Franc-Tireur, les tensions de l’unification résistante et le parcours personnel de Jean-Pierre Lévy.

Dictionnaire historique de la Résistance, sous la direction de François Marcot, Paris, Robert Laffont, 2006. Ouvrage de référence pour replacer Jean-Pierre Lévy dans l’histoire générale de la Résistance intérieure, des MUR et du CNR.

France: The Dark Years 1940-1944, Julian Jackson, Oxford University Press, 2003. Cet ouvrage de synthèse est cité par plusieurs notices biographiques et éclaire la place de Jean-Pierre Lévy dans la Résistance de zone sud.

Références internet

Ordre de la Libération La notice officielle présente l’état civil, les nombreux pseudonymes, le parcours résistant, l’appartenance à Franc-Tireur et au CNR, ainsi que la qualité de Compagnon de la Libération. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/jean-pierre-levy

Fondation de la Résistance Ce portrait biographique retrace sa jeunesse alsacienne, sa démobilisation de 1940, son installation à Lyon et sa montée en responsabilité dans Franc-Tireur. https://www.fondationresistance.org/recherche-et-documentation/ressources/portrait/jean-pierre-levy/

Musée de la Résistance en ligne Le site propose à la fois une fiche de personne et plusieurs documents sur Jean-Pierre Lévy, son rôle de créateur de Franc-Tireur, sa représentation au CNR et les tentatives d’évasion organisées en 1944. https://www.museedelaresistanceenligne.org/personnedetail.php?id=1478

Wikipédia Cette notice biographique détaillée fournit l’état civil, les pseudonymes, les grandes étapes de son action clandestine, les décorations mentionnées et plusieurs hommages postérieurs. https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_L%C3%A9vy_(r%C3%A9sistant)

Dossier d’homologation consulté

Aucune cote SHD précise n’a été identifiée dans cette recherche. La notice Wikipédia mentionne toutefois l’existence d’un dossier « Titres, homologations et services pour faits de résistance » sur Mémoire des hommes.

Observations

Il existe une divergence entre deux sources institutionnelles secondaires sur l’année de naissance familiale : la notice de l’Ordre de la Libération indique clairement le 28 mai 1911, tandis que le portrait de la Fondation de la Résistance comporte un « né en 1910 » manifestement discordant avec l’état civil retenu par l’Ordre, Wikipédia et le Musée de la Résistance en ligne. La date retenue ici est donc le 28 mai 1911.

Sources consultées le 12 mars 2026.

– Ordre de la Libération, notice « Jean-Pierre LEVY » : état civil, pseudonymes, engagement, décret de Compagnon, appartenances.

– Fondation de la Résistance, portrait « Jean-Pierre LEVY » : jeunesse, démobilisation, installation à Lyon, premiers engagements.

– Musée de la Résistance en ligne, fiche personne « Jean-Pierre LÉVY » : organisation de Résistance, lieux d’action, commentaire biographique synthétique.

– Wikipédia, notice « Jean-Pierre Lévy (résistant) » : décorations, hommages, chronologie complémentaire.

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