La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

LÉVY Renée

Renée LÉVY, née le 25 septembre 1906 à Auxerre (Yonne), morte le 31 août 1943 à Cologne (Allemagne)

Renée Léa Lévy naît dans une famille d’enseignants ; son grand-père maternel, Alfred Lévy, fut grand rabbin de France. Élevée à Paris après le décès précoce de son père, elle fait ses études au lycée Victor-Hugo, puis à la Sorbonne où elle réussit l’agrégation de lettres classiques en 1932.

Elle enseigne d’abord au lycée Fénelon de Lille, puis au lycée Victor-Duruy et revient au lycée Victor-Hugo comme professeure de grec et de latin à partir de 1937. Ces éléments sont établis par les notices du Maitron et du Musée de la Résistance en ligne, recoupés par des ressources pédagogiques de l’Ordre de la Libération.

Engagement dans la Résistance / France libre

Écartée de son poste par les mesures antisémites de l’automne 1940, Renée Lévy choisit l’engagement clandestin à Paris. Elle prend part très tôt à la diffusion de tracts et de textes, notamment autour du groupe du Musée de l’Homme, puis s’oriente vers le renseignement au sein du réseau « Hector ». Ce positionnement pionnier des premiers mois de l’Occupation est rappelé par des sources muséales et mémorielles.

Appartenance à un réseau ou mouvement (source obligatoire)

Elle appartient successivement au groupe du Musée de l’Homme, puis au réseau « Hector » où elle sert d’opératrice radio depuis son domicile parisien. Ces affiliations sont explicitement indiquées par le Maitron et par la notice du Musée de la Résistance en ligne.

Missions et actions

Comme agent radio du réseau « Hector », Renée Lévy transmet à Londres des renseignements sur les mouvements et matériels allemands. Les synthèses institutionnelles (Direction du renseignement militaire – ministère des Armées) confirment sa fonction et replacent son action dans l’histoire du renseignement en France occupée.

Arrestation / évasion / déportation (si applicable)

Dénoncée, elle est arrêtée par l’occupant le 25 octobre 1941. Après la Santé, elle est transférée en Allemagne le 11 février 1942 sous le régime « Nacht und Nebel ». Jugée à Coblence le 30 avril 1943, elle est condamnée à mort et exécutée par décapitation à Cologne le 31 août 1943.

L’état civil de « Mémoire des Hommes » confirme la date et le lieu de décès.

Camarades de combat

Son parcours la place aux côtés des membres du groupe du Musée de l’Homme (autour de Paul Rivet, Boris Vildé, Germaine Tillion) et des agents du réseau « Hector ». Les dossiers muséaux et ministériels cités plus haut reconstituent cet environnement militant et clandestin.

Retour à la vie civile

Sans objet, Renée Lévy ayant été exécutée en 1943. Sa dépouille est inhumée solennellement au Mémorial de la France combattante (Mont-Valérien) le 11 novembre 1946, l’une des deux femmes choisies avec Berty Albrecht.

Décorations

  • Légion d’honneur
  • Croix de Guerre
  • Médaille de la Résistance à titre posthume par décret du 10 Janvier 1947 JO 11 Janvier 1947
  • Côte du dossier : 1O39111

Les sources institutionnelles consultées confirment l’hommage national (inhumation au Mont-Valérien) mais ne donnent pas les décrets de nomination: information trouvée sur Wikipédia, non confirmée dans les sites officiels.  

Lieux de mémoire

Son nom figure à la crypte du Mont-Valérien. Des plaques rappellent son engagement à Paris (6, rue de Normandie ; lycée Victor-Hugo). Un établissement scolaire « Groupe scolaire Renée-Lévy » est recensé à Saint-Victor-sur-Rhins (Loire). Musée de la Résistance en Ligne+2Musée de la Résistance en Ligne+2

Références bibliographiques

Commemorating the Holocaust: The Dilemmas of Remembrance in France and Italy, Rebecca Clifford, Oxford University Press, 2013. Ouvrage universitaire sur les formes de commémoration en Europe ; on y comprend comment la figure de Renée Lévy a été intégrée dans la mémoire nationale et ce que symbolise son inhumation au Mont-Valérien.

Les Français juifs, 1914-1950 : récit d’un désenchantement, Muriel Pichon, Presses universitaires du Mirail, 2009. Étude de référence sur l’histoire des Français juifs au premier XXe siècle ; elle éclaire le contexte social et politique dans lequel s’inscrit la trajectoire de Renée Lévy.

Thinking about the Holocaust: After Half a Century, Alvin H. Rosenfeld, Indiana University Press, 1997. Recueil d’analyses historiques et mémorielles ; l’ouvrage permet de replacer le destin de résistants juifs français dans une histoire européenne plus large.

Références internet

Le Maitron – Dictionnaire biographique, notice « LÉVY Renée, Léa ». Notice biographique détaillée (état civil, réseaux, répression). https://maitron.fr/levy-renee-lea/ Maitron

Musée de la Résistance en ligne – « Plaque en hommage à la résistante Renée Lévy ». Repère de mémoire et synthèse biographique. https://museedelaresistanceenligne.org/media5282-Plaque-en-hommage-la-rsistante-Rene-Lvy Musée de la Résistance en Ligne

Mémoire des Hommes – Base des morts en déportation / répression : « LEVY Renée ». Fiche nominative confirmant naissance et décès (date/lieu). https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/ark:/40699/m005eb006aabcfbb Mémoire des Hommes

Ministère des Armées – Direction du renseignement militaire : « Renée Lévy, l’enseignante devenue agent du renseignement ». Portrait historique contextualisé. https://www.defense.gouv.fr/drm/actualites/serie-memoire-du-renseignement-episode-8-renee-levy-lenseignante-devenue-agent-du-renseignement Ministère des Armées

Ordre de la Libération – Dossiers pédagogiques (femmes en Résistance ; Mont-Valérien). Contextes et repères pédagogiques sur l’inhumation et la reconnaissance. https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/Dossier%20p%C3%A9dagogique%20%28professeur%29%20-%20Femmes%20en%20R%C3%A9sistance_0.pdf Musée de l’Ordre de la Libération

Dossier d’homologation consulté : non – la cote précise du SHD n’est pas accessible en ligne dans les bases ouvertes ; la présence d’un renvoi « Service historique de la Défense » est signalée par Mémoire des Hommes sans détail de cote.

Observations orthographiques et remarques

Prénom usuel « Renée Léa » (deux prénoms) – les ressources officielles emploient « Renée Lévy » ou « LÉVY Renée, Léa ». Les dates de naissance oscillent parfois entre 25 et 26 septembre dans la littérature secondaire anglophone ; les bases françaises officielles retiennent le 25 septembre 1906.

Sources consultées (bases obligatoires et complémentaires)
Maitron Résistance (notice Renée Lévy) – consultée. Maitron
Fondation de la Résistance / Musée de la Résistance en ligne – consultée (notice et repère de mémoire). Musée de la Résistance en Ligne
Mémoire des Hommes – consultée (fiche nominative). Mémoire des Hommes
Musée de la Résistance de Champigny – consultée via le portail du Musée de la Résistance nationale et ses contenus liés. Musée de la Résistance en Ligne
Ordre de la Libération – consulté (dossiers pédagogiques Mont-Valérien, Femmes en Résistance). Absence de fiche nominative retrouvée pour Renée Lévy dans la recherche publique des médaillés. Musée de l’Ordre de la Libération
Base Léonore – Absence confirmée d’un dossier nominatif accessible en ligne au nom « Renée Lévy » lors de la recherche.
Gallica BnF (J.O. et ressources) – consultée pour la recherche de décrets, sans résultat nominatif exploitable pour Lévy. Gallica+2Gallica+2
Service historique de la Défense – renvoi mentionné par Mémoire des Hommes ; cote non affichée en ligne. Mémoire des Hommes
Sites complémentaires : Pôle Jean-Moulin (relais Maitron), DRM (ministère des Armées) pour contextualisation du renseignement. PÔLE JEAN MOULIN+1

Lettre d'information

Les derniers PDF

AG MVR 2025

Messe de la France Libre en Hommage au Général De Gaulle à l’occasion du 55eme anniversaire de sa mort

Cérémonie Commémorative LA CROIX VALMER – Square du Souvenir – 15 AOUT 2025

MARSEILLE-FETE-DU-14-JUILLET-2025

Commémoration de la Bataille de Bir Hakeim

CEREMONIE-COMMEMORATIVE-DU-8-MAI-1945-A-MARSEILLE

Appel à cotisation 2025

RAPPORT AG MVR 13 DECEMBRE 2024