Jean OLIÉ, né le 24 mars 1904 à Le Relecq-Kerhuon, Finistère, France, mort le 27 mars 2003 à Paris, France.
Jean Olié entre à l’École spéciale militaire en 1924 et en sort sous-lieutenant en 1926. Il sert ensuite au 4e régiment étranger puis dans les goums marocains.
Les sources consultées ne permettent pas de confirmer que Jean Olié ait appartenu à un mouvement de Résistance intérieure au même titre que les chefs FFI homologués. Elles attestent en revanche qu’un lieutenant-colonel Jean Olié rédige en septembre 1944 un rapport utilisé par l’historiographie sur la réorganisation des FFI dans le Sud-Ouest.
Les sources l’identifient d’abord comme officier de carrière, blessé et prisonnier en 1940, évadé puis présent dans les opérations de l’armée française en 1943-1945.
Missions et actions
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Jean Olié sert à l’état-major de la 14e division d’infanterie, est blessé et capturé en 1940, puis s’évade et rejoint le Maroc.
En 1943, alors qu’il dirige le 3e bureau de la 1re Armée, il prépare les débarquements de l’île d’Elbe et de Provence, avant de devenir chef d’état-major de la 5e division blindée.
Les sources historiographiques consultées signalent en outre un rapport du 12 septembre 1944 signé du lieutenant-colonel Jean Olié dans le contexte FFI, sans permettre d’aller au-delà dans cette recherche.
Arrestation / évasion / déportation
Jean Olié est fait prisonnier pendant la bataille de France, puis s’évade et rejoint le Maroc. Les sources consultées ne signalent pas de déportation.
Camarades de combat
Les sources consultées ne permettent pas d’établir une liste de camarades de combat relevant spécifiquement d’un cadre résistant. Le rapport de septembre 1944 le place toutefois dans un environnement documentaire lié à Serge Ravanel et à l’état-major FFI.
Retour à la vie civile
Après-guerre, Jean Olié poursuit une importante carrière militaire et institutionnelle. Il devient notamment chef d’état-major particulier du président de la République, puis chef d’état-major général de la défense nationale en 1961.
Décorations
- Grand-croix de la Légion d’honneur (mentionnée par Wikipédia, 31 mars 1962 – décret non retrouvé dans cette recherche)
- Croix de guerre 1939-1945 (mentionnée par Wikipédia – décret non retrouvé dans cette recherche)
- Croix de guerre des Théâtres d’opérations extérieurs (mentionnée par Wikipédia – décret non retrouvé dans cette recherche)
- Croix de la Valeur militaire (mentionnée par Wikipédia – décret non retrouvé dans cette recherche)
- Médaille des évadés (mentionnée par Wikipédia – décret non retrouvé dans cette recherche)
Lieux de mémoire
Les sources consultées ne permettent pas d’identifier un lieu de mémoire spécifiquement consacré à Jean Olié dans le cadre de la Résistance.
Références bibliographiques
Le général d’armée Jean Olié de 1924 à 1962, dans Guerres mondiales et conflits contemporains, 2004/3. Cet article retrace la carrière de Jean Olié à partir de ses archives et éclaire sa trajectoire militaire de l’entre-deux-guerres à la guerre d’Algérie. Il est utile pour son parcours, mais n’établit pas à lui seul un statut de chef FFI.
Histoire de la Résistance en France, tome V, Paris, Robert Laffont, 1980. Cet ouvrage est cité par la recherche récente de Stéphane Weiss à propos du rapport du lieutenant-colonel Jean Olié du 12 septembre 1944, dans le contexte de la réorganisation des FFI.
Références internet
Wikipédia Cette notice biographique présente l’état civil de Jean Olié, son évasion après sa captivité de 1940, sa carrière militaire de guerre et d’après-guerre ainsi que les décorations mentionnées. https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Oli%C3%A9
Cairn.info L’article de Michel Faivre sur Jean Olié éclaire son parcours militaire général et confirme la valeur historique de ses archives personnelles. https://shs.cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains-2004-3-page-107?lang=fr
Cairn.info L’article de Stéphane Weiss sur le moment Maurice Chevance-Bertin cite le « rapport du lieutenant-colonel Jean Olié » du 12 septembre 1944 dans un cadre lié à l’état-major FFI et à Serge Ravanel. https://shs.cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains-2020-2-page-69?lang=fr
Dossier d’homologation consulté
Aucune cote SHD nominative n’a été identifiée dans cette recherche. Le seul repérage précis porte sur des citations archivistiques indirectes liées à un rapport du lieutenant-colonel Jean Olié.
Observations
La qualification de « chef FFI » n’est pas confirmée par les sources consultées. Celles-ci établissent solidement la carrière militaire de Jean Olié et l’existence d’un rapport rédigé par lui en septembre 1944 dans un contexte FFI, mais non une appartenance clairement documentée à un mouvement de Résistance intérieure.
Sources consultées le 12 mars 2026.
– Wikipédia, notice « Jean Olié » : état civil, carrière militaire, captivité, évasion, décorations.
– Cairn.info, Michel Faivre, « Le général d’armée Jean Olié de 1924 à 1962 » : parcours militaire et valeur des archives personnelles.
– Cairn.info, Stéphane Weiss, « Toulouse, août-octobre 1944 : le moment Maurice Chevance-Bertin » : citation du rapport du lieutenant-colonel Jean Olié du 12 septembre 1944 dans un cadre FFI.