André LEROY, né le 16 janvier 1913 à Montreuil (Seine), mort le 13 mars 1982 à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), français.
Les sources consultées documentent surtout le parcours militant d’André Leroy. Il entre très jeune dans le mouvement communiste et s’impose avant la Seconde Guerre mondiale comme l’un des principaux cadres des Jeunesses communistes.
En 1939, il est secrétaire national de la Fédération des Jeunesses communistes de France, responsabilité qui explique la place qu’il reprend après la guerre dans la direction du mouvement de jeunesse communiste.
Engagement dans la Résistance
Après l’interdiction du Parti communiste et de ses organisations, André Leroy poursuit son activité dans la clandestinité. De 1940 à 1942, il est l’un des dirigeants clandestins de la Fédération des Jeunesses communistes.
L’activité clandestine des Jeunesses communistes porte alors sur la reconstitution des structures militantes, la diffusion de propagande et de presse clandestine et, progressivement, l’engagement dans la lutte contre l’occupant.
La documentation de Mémoire Vive de la Résistance consacrée à L’Avant-Garde cite André Leroy parmi les responsables communistes ayant survécu à la déportation et poursuivi leur engagement après la guerre.
Appartenance à un réseau ou mouvement
André Leroy appartient à la Fédération des Jeunesses communistes de France, au Parti communiste français clandestin puis, après la Libération, à l’Union de la jeunesse républicaine de France.
Son parcours constitue précisément un exemple de continuité entre la direction communiste de jeunesse d’avant-guerre, l’activité clandestine, la déportation et la reconstruction organisationnelle de 1945.
Missions et actions
Entre 1940 et son arrestation en 1942, André Leroy participe à la direction clandestine des Jeunesses communistes.
Les sources publiques consultées ne permettent pas de reconstituer opération par opération son activité clandestine. Son niveau de responsabilité nationale est cependant établi par plusieurs sources concordantes.
Arrestation / évasion / déportation
André Leroy est arrêté par la police française en mai 1942. Il est emprisonné successivement dans plusieurs lieux de détention, puis transféré au camp de Royallieu à Compiègne (Oise).
Au printemps 1944, il est déporté au camp de concentration de Buchenwald (Allemagne). Il survit à la déportation et revient en France en 1945, très affaibli.
Camarades de combat
L’activité d’André Leroy s’inscrit dans la direction collective des Jeunesses communistes clandestines. Son retour dans la direction de la jeunesse communiste en 1945 le place notamment aux côtés de Raymond Guyot, Léo Figuères, René Thuillier et d’autres cadres issus de la clandestinité ou revenus de déportation.
Retour à la vie civile
Rapatrié en 1945, André Leroy reprend rapidement son activité politique malgré son état de santé. En juillet-août 1945, il siège à l’Assemblée consultative provisoire au titre des prisonniers et déportés.
En août 1945, il retrouve une responsabilité dirigeante dans l’organisation de jeunesse désormais transformée en Union de la jeunesse républicaine de France. Il en devient ensuite le premier secrétaire et dirige effectivement l’UJRF de 1946 à 1948.
Cette succession éclaire la transition entre Raymond Guyot, président de l’UJRF lors de sa création en 1945, et André Leroy, qui devient son principal dirigeant dans la phase suivante.
André Leroy entre également au comité central du Parti communiste français, dont il est membre de 1947 à 1950. Il exerce ensuite des responsabilités au sein de la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes (FNDIRP) et dans d’autres organisations d’anciens résistants.
Décorations
Chevalier de la Légion d’honneur — distinction mentionnée par les sources secondaires consultées ; décret ou dossier Léonore non retrouvé lors des présentes recherches.
Croix de guerre — distinction mentionnée par les sources secondaires consultées ; référence précise de la citation non retrouvée lors des présentes recherches.
Lieux de mémoire
André Leroy est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris, dans une sépulture où reposent également Marcel Paul et Henri Manhès.
Sa mémoire appartient également à celle des cadres des Jeunesses communistes déportés à Buchenwald et à l’histoire de l’UJRF.
Références bibliographiques
Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, volume consacré à la période 1940-1968. La notice consacrée à André Leroy est signalée par les sources biographiques disponibles comme une référence plus développée sur son parcours militant.
Guillaume QUASHIE-VAUCLIN, L’Union de la jeunesse républicaine de France, 1945-1956. Entre organisation de masse de jeunesse et mouvement d’avant-garde communiste. L’ouvrage analyse notamment la direction de l’UJRF par André Leroy entre 1946 et 1948 et son remplacement par Léo Figuères.
Références internet
Mémoire Vive de la Résistance. La page consacrée au journal clandestin L’Avant-Garde confirme la survie d’André Leroy à la déportation et son engagement ultérieur, tout en replaçant son activité dans l’histoire de la presse clandestine des Jeunesses communistes.
Mémoire Vive de la Résistance — L’Avant-Garde
Association des Amis et Passionnés du Père-Lachaise. La notice biographique confirme son état civil, sa direction clandestine des Jeunesses communistes, son arrestation, son passage par Royallieu, sa déportation à Buchenwald et sa direction ultérieure de l’UJRF.
André Leroy — Père-Lachaise
Dossier d’homologation consulté
Aucune cote SHD GR 16 P attribuable avec certitude à André Leroy (1913-1982) n’a été retrouvée lors des présentes recherches.
L’homonymie est particulièrement importante : d’autres résistants portent le nom André Leroy, dont un responsable FTP mentionné dans l’histoire des combats de Montceau-les-Mines et un cheminot résistant né en 1905.
Observations
La principale difficulté documentaire réside dans l’homonymie. La présente notice concerne exclusivement André Leroy, né à Montreuil en 1913, secrétaire national des Jeunesses communistes avant-guerre, déporté à Buchenwald puis dirigeant de l’UJRF.
Les données relatives à des résistants homonymes n’ont pas été intégrées.
Indice de fiabilité de la notice Niveau A — pour l’identité, l’engagement communiste clandestin, la déportation et la direction de l’UJRF. Certaines informations secondaires, notamment les références réglementaires exactes des décorations, demeurent à contrôler.
Chronologie
| Date | Événement |
| 16 janvier 1913 | Naissance à Montreuil (Seine) |
| 1939 | Secrétaire national des Jeunesses communistes |
| 1940-1942 | Dirigeant clandestin des Jeunesses communistes |
| mai 1942 | Arrestation |
| 1942-1944 | Emprisonnements puis internement à Royallieu |
| printemps 1944 | Déportation à Buchenwald |
| 1945 | Libération et retour en France |
| juillet-août 1945 | Assemblée consultative provisoire |
| août 1945 | Retour à la direction de l’organisation de jeunesse communiste devenue UJRF |
| 1946-1948 | Principal dirigeant de l’UJRF |
| 1947-1950 | Comité central du PCF |
| 13 mars 1982 | Décès à Vitry-sur-Seine |
Sources consultées le 20 août 2026
Mémoire Vive de la Résistance. La page L’Avant-Garde a confirmé la place d’André Leroy dans l’histoire des Jeunesses communistes clandestines et sa survie à la déportation.
L’Avant-Garde — MVR
Association des Amis et Passionnés du Père-Lachaise. La notice « André Leroy (1913-1982) » a fourni l’état civil, les responsabilités de 1939, l’activité clandestine, l’arrestation de 1942, Royallieu, Buchenwald, le retour en France et la direction de l’UJRF.
André Leroy (1913-1982)