La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

GUIMBAL Maurice dit capitaine Maurice,

Maurice GUIMBAL, dit « capitaine Maurice », date et lieu de naissance non retrouvés avec certitude, date et lieu de décès non retrouvés avec certitude, français.

Les sources accessibles ne permettent pas encore d’établir avec certitude l’état civil complet, la filiation, la formation ou la profession de Maurice Guimbal avant la guerre.

La documentation relative au maquis de Saffré le présente comme sous-lieutenant de réserve avant ou au début de son engagement dans la Résistance. Dans l’organisation clandestine, son expérience militaire lui vaut rapidement des responsabilités d’encadrement. La notice MVR consacrée à Briac Le Diouron le désigne explicitement comme son adjoint.

Engagement dans la Résistance

Maurice Guimbal appartient à la Résistance organisée de Loire-Inférieure et participe à l’encadrement des groupes réunis sous l’autorité de Briac Le Diouron, alias « Yacco ».

La chronologie exacte de son entrée en Résistance n’a pas été retrouvée. En revanche, son rôle est fermement établi pour la période précédant et accompagnant le regroupement des maquisards en forêt de Saffré en juin 1944. La synthèse MVR sur le maquis souligne le « sérieux » de l’encadrement militaire exercé notamment par le capitaine Maurice Guimbal.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Maurice Guimbal appartient au dispositif des maquis de Loire-Inférieure, intégré à l’Armée secrète de l’Ouest puis aux Forces françaises de l’intérieur.

Une documentation secondaire relative à Libération-Nord le classe également parmi les résistants de ce mouvement en Loire-Inférieure et le présente comme commandant au maquis de Saffré. Cette attribution est cohérente avec les sources mémorielles locales, mais la documentation institutionnelle directement accessible ne permet pas encore de préciser toutes ses homologations.

Missions et actions

Maurice Guimbal exerce surtout une fonction d’encadrement militaire. Briac Le Diouron est chargé de coordonner les groupes départementaux et Guimbal devient son adjoint. Lorsque plusieurs groupes convergent vers la forêt de Saffré, il participe à leur transformation en une formation organisée, comprenant compagnies, sections, état-major et intendance.

Son expérience militaire est utilisée pour l’instruction des jeunes résistants, dont beaucoup sont des réfractaires au Service du travail obligatoire et ne possèdent qu’une préparation militaire limitée. La documentation mémorielle du maquis insiste sur la formation au maniement des armes et sur le rôle du « capitaine Maurice » dans cet encadrement.

Le maquis doit recevoir des armes par parachutage et se préparer à des actions de guérilla destinées à gêner les mouvements allemands vers la Normandie. Cependant, au moment de l’attaque du 28 juin 1944, une part importante de ses quelque trois cents hommes demeure insuffisamment armée.

Arrestation / évasion / déportation

Les sources consultées ne font apparaître ni arrestation, ni internement, ni déportation de Maurice Guimbal.

Il n’est pas recensé parmi les morts du combat du 28 juin 1944 ni parmi les prisonniers exécutés le lendemain à la Bouvardière. Sa présence ultérieure dans la Résistance doit cependant être documentée plus précisément avant de restituer son parcours après la dispersion du maquis.

Camarades de combat

Maurice Guimbal est directement associé à Briac Le Diouron, alias « Yacco », dont il est l’adjoint.

Dans l’encadrement du maquis figurent également Constant Aubry et Pierre Marionneau à la tête de compagnies, François Lollichon à l’approvisionnement et plusieurs chefs de section, parmi lesquels Joseph Noblet, Paul Crossouard, Pierre Rialland, Joseph Nauleau, Eugène Métayer, Hubert Guimbal, Georges Laurent, Émile Roux et Lucien Corgnet.

L’abbé Henri Ploquin apporte parallèlement son assistance religieuse et matérielle aux maquisards.

Retour à la vie civile

Le parcours de Maurice Guimbal après la Libération n’a pas pu être reconstitué avec suffisamment de certitude.

Aucune donnée d’état civil postérieure, profession, responsabilité associative ou activité mémorielle n’est retenue sans document permettant de distinguer avec certitude le résistant de Saffré des nombreux homonymes « Maurice Guimbal ».

Décorations

Aucune décoration retrouvée lors des présentes recherches dans les bases consultées ; cela ne signifie pas cependant que Maurice Guimbal n’ait reçu aucune distinction, mais seulement qu’aucune n’a pu être confirmée par les sources consultées.

Lieux de mémoire

Le principal lieu associé à son engagement est la forêt de Saffré (Loire-Inférieure), où furent regroupés plusieurs centaines de maquisards en juin 1944.

La ferme des Brées, le Pas-du-Houx et les différents lieux composant aujourd’hui le parcours mémoriel du maquis rappellent l’organisation militaire dont Maurice Guimbal fut l’un des cadres. Le site commémore également les combattants tués le 28 juin et les prisonniers fusillés à Saint-Herblain le lendemain. (le-maquis-de-saffre.fr)

Références bibliographiques

Briac LE DIOURON, Soldats de l’ombre, 1939-1944, Nantes, 1968. Témoignage d’un des principaux organisateurs du maquis de Saffré. L’ouvrage constitue une source essentielle pour identifier les cadres, les fonctions et l’organisation des groupes de Loire-Inférieure. (bibliotheques.caenlamer.fr)

Étienne GASCHE, Saffré, 28 juin 1944 : la mémoire des maquisards, Éditions Coiffard, 2012. Étude consacrée à la constitution du maquis, au combat du 28 juin 1944, aux victimes et à la mémoire du site. La MVR l’utilise comme référence principale de sa synthèse sur le maquis. (mvr.asso.fr)

Références internet

Mémoire Vive de la Résistance. La page « Le maquis de Saffré » identifie Maurice Guimbal comme « capitaine Maurice » et comme l’un des principaux responsables de l’encadrement militaire des maquisards. Elle documente également les effectifs, la mission du maquis et l’attaque allemande du 28 juin 1944. https://mvr.asso.fr/le-maquis-de-saffre/ (mvr.asso.fr)

Mémoire Vive de la Résistance. La notice « LE DIOURON Briac Alias Yacco » précise que Maurice Guimbal est sous-lieutenant de réserve et devient l’adjoint de Briac Le Diouron ; elle fournit également la liste des principaux cadres du maquis. https://mvr.asso.fr/le-diouron/ (mvr.asso.fr)

Comité du Souvenir du Maquis de Saffré. Le site mémoriel rassemble les informations relatives au maquis, à ses combattants, à l’attaque du 28 juin 1944 et aux chemins de mémoire aujourd’hui aménagés à Saffré et Saint-Herblain.
https://www.le-maquis-de-saffre.fr/ (le-maquis-de-saffre.fr)

Dossier d’homologation consulté

Aucune cote SHD GR 16 P attribuable avec certitude au Maurice Guimbal du maquis de Saffré n’a été identifiée lors des présentes recherches.

L’absence d’état civil complet rend particulièrement risquée toute attribution d’un dossier sur le seul patronyme.

Observations

La principale difficulté est l’homonymie. Le prénom et le patronyme seuls ne permettent pas d’identifier avec certitude un acte d’état civil.

Les sources utilisent simultanément les qualifications sous-lieutenant de réserve, capitaine Maurice et commandant du maquis de Saffré. Il convient de distinguer le grade militaire antérieur ou homologué, qui reste à contrôler, de la fonction ou du titre porté dans la clandestinité.

Indice de fiabilité de la notice Niveau B —L’existence, l’engagement et le rôle de Maurice Guimbal dans l’encadrement du maquis de Saffré sont établis par plusieurs sources concordantes, dont MVR et la documentation mémorielle locale. En revanche, l’état civil, l’homologation précise des grades et le parcours après-guerre demeurent insuffisamment documentés.

Chronologie

DateÉvénement
Avant juin 1944Sous-lieutenant de réserve ; entre dans l’encadrement des maquis de Loire-Inférieure
1944Devient adjoint de Briac Le Diouron
juin 1944Participe à l’encadrement militaire du regroupement de Saffré
17-27 juin 1944Instruction et organisation des maquisards
28 juin 1944Attaque allemande contre le maquis de Saffré
après le 28 juin 1944Parcours non suffisamment reconstitué

Sources consultées

Mémoire Vive de la Résistance. La page « Le maquis de Saffré » a fourni la qualification « capitaine Maurice », son rôle dans l’encadrement militaire du maquis, les effectifs regroupés en forêt de Saffré, la mission de réception des armes et le contexte du combat du 28 juin 1944. https://mvr.asso.fr/le-maquis-de-saffre/

Mémoire Vive de la Résistance. La notice « LE DIOURON Briac Alias Yacco » a précisé que Maurice Guimbal était sous-lieutenant de réserve et adjoint de Briac Le Diouron, et a permis de replacer son rôle dans l’ensemble du commandement du maquis. https://mvr.asso.fr/le-diouron/

Comité du Souvenir du Maquis de Saffré. Les pages historiques du Comité ont été utilisées pour replacer l’encadrement de Guimbal dans les lieux du maquis, son organisation et la mémoire actuelle du site. https://www.le-maquis-de-saffre.fr/ (le-maquis-de-saffre.fr)

Aucune photographie personnelle de Maurice Guimbal attribuable avec certitude n’a été retrouvée dans les bases officielles consultées.

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