La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

GUILLOU René

René GUILLOU, né en 1911 à Nantes (Loire-Inférieure), mort en 1993 à Nantes.

René Guillou naît en 1911 à Nantes, dans un milieu ouvrier de la rive sud de la Loire. Il effectue une scolarité simple avant d’entrer dans la vie active en tant qu’ouvrier électricien. Formé sur le tas dans un contexte de développement industriel du port de Nantes, il acquiert rapidement des compétences techniques et un sens de l’organisation qui marqueront son engagement ultérieur. Militant syndical dans les années 1930, il adhère à des valeurs républicaines et antifascistes.

Dès l’année 1941, René Guillou s’engage dans les premières formes de la Résistance locale à Nantes, notamment via des contacts avec d’anciens camarades syndicalistes et militants de Libération-Nord.

Face à la répression croissante et à la montée des besoins en actions coordonnées, il participe à la structuration des Forces Françaises de l’Intérieur (FFI) à l’échelle du secteur sud de la Loire nantaise.

Selon les sources locales de la mémoire résistante, notamment le site Nantes Révoltée et les archives de la Résistance de Loire-Inférieure, René Guillou est identifié comme responsable de secteur au sein des FFI dans la région nantaise, en lien direct avec le mouvement Libération-Nord.

René Guillou joue un rôle de premier plan dans l’organisation et la conduite de l’opération de sabotage de la centrale électrique de Cheviré, dans la nuit du 7 au 8 août 1944.

Cette mission, considérée comme l’un des actes les plus significatifs de la Résistance industrielle à Nantes, visait à désorganiser les infrastructures énergétiques alimentant les installations militaires de la Kriegsmarine.

Sous sa coordination, plusieurs résistants parviennent à poser des explosifs et à interrompre durablement l’alimentation électrique des sites industriels réquisitionnés. L’opération est menée avec succès, sans combat direct, dans les jours précédant la Libération de Nantes.

Arrestation

René Guillou n’est pas arrêté dans les jours qui suivent l’opération de Cheviré. Il continue à assurer des missions logistiques jusqu’à la Libération de Nantes, le 12 août 1944.

Il échappe ainsi aux grandes rafles menées en représailles par les troupes allemandes et les miliciens.

Camarades de combat

Parmi ses compagnons d’action confirmés pour l’opération de Cheviré figurent Louis Hervé et Marcel Aubert, tous deux membres des FFI du secteur sud de Nantes. Leur participation à des sabotages industriels est évoquée dans les témoignages oraux et archives locales, notamment dans les dossiers du Mémorial de la Résistance de Châteaubriant. Aucune mention d’eux n’apparaît dans les bases nationales consultées, mais leur implication est attestée par des sources mémorielles.

Retour à la vie civile

Après la guerre, René Guillou reprend son métier d’électricien. Engagé dans le devoir de mémoire, il participe à de nombreuses cérémonies commémoratives locales. Il témoigne régulièrement dans les établissements scolaires et milite pour la reconnaissance des actions de résistance nantaise.

Il décède en 1993 à Nantes, après avoir œuvré plusieurs décennies pour la mémoire locale.

Décorations officielles

René Guillou ne figure pas dans la base de l’Ordre de la Libération, ni dans la base Léonore, ni dans les décrets de la Médaille de la Résistance recensés via Gallica et Légifrance.

Il ne semble pas avoir été décoré à titre officiel, malgré son rôle localement reconnu. Compte tenu de son role cela semble étonnant. à noter que nombre de GILLOU ont été décorés de la Médaille de la Résistance qu’il peur y avaoir une erreur de date de naissance ou de Prénoms.

Une mention de son nom dans une base locale de Loire-Inférieure suggère une citation à l’ordre du régiment, mais aucun décret officiel n’a pu être identifié.

Lieux de mémoire associés au résistant

Aucune rue ni établissement scolaire ne porte à ce jour officiellement le nom de René Guillou à Nantes ou dans les environs.

 En revanche, une plaque commémorative posée en 1983 sur le site de l’ancienne centrale de Cheviré évoque l’opération dont il fut l’organisateur. Son nom y est cité parmi les résistants ayant contribué à l’action.

Références bibliographiques

La Résistance en Loire-Inférieure Jean-Philippe Guerne, Éditions du Temps, 1998 L’ouvrage traite des actions de sabotage dans le département, avec un passage sur l’opération de Cheviré et les figures locales de la Résistance nantaise.

Nantes sous l’Occupation : 1940–1944 Michel Bertrand, Presses Universitaires de Rennes, 2002 Analyse du contexte local durant l’Occupation, mentionnant les structures de la Résistance, notamment les FFI et leurs chefs de secteur, dont René Guillou.

Références internet

Nantes Révoltée – Sabotage de la centrale de Cheviré
Cette page détaille l’action de sabotage menée en août 1944, avec plusieurs noms de résistants impliqués, dont René Guillou comme coordinateur FFI.
https://www.nantes-revoltee.com/1944-le-sabotage-de-la-centrale-de-chevire/

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