Félix Fredj Octave ATLAN, né le 01 juillet 1915 à Constantine
Atlan est l’un des tout premiers résistants en Afrique du Nord. Il s’engage en 1940 dans un groupe clandestin fondé à Alger pour lutter contre le régime de Vichy. Sa motivation principale, partagée avec ses camarades juifs et laïcs, est la volonté de rétablir la démocratie et de combattre les lois antijuives promulguées en Algérie à la suite de l’abrogation du décret Crémieux.
Cofondateur du groupe Géo-Gras, réseau de Résistance constitué à Alger en octobre 1940. Ce groupe est dirigé par Géo Grasset (alias Géo-Gras), un ancien officier, et regroupe principalement de jeunes juifs laïcs et républicains.
La source principale pour cette information est l’article détaillé sur le groupe Géo-Gras publié par l’encyclopédie Wikipédia, corroboré par plusieurs travaux historiques publiés sur l’Opération Torch. Les noms d’Émile Atlan et de ses camarades, notamment André Témime, Charles Bouchara, José Aboulker, Yvonne et Madeleine Zlatin, y sont explicitement cités.
Le groupe Géo-Gras, auquel appartient Émile Atlan dès sa formation, joue un rôle stratégique dans la réussite du débarquement allié en Afrique du Nord le 8 novembre 1942 (Opération Torch).
Cette nuit-là, environ 400 résistants civils organisés dans différents groupes (dont Géo-Gras, Aboulker, Zérbib…) neutralisent les centres névralgiques de la puissance vichyste à Alger. Ils occupent le Gouvernement général, désarment l’état-major de la XIXe région militaire, et contrôlent plusieurs carrefours militaires.
Grâce à leurs actions coordonnées avec les forces américaines, la prise d’Alger s’effectue en quelques heures avec un minimum de combats. Atlan participe directement à ces opérations. Il figure dans les listes des résistants actifs lors du 8 novembre 1942, mentionné par plusieurs témoignages.
Camarades de combat
Félix Atlan agit aux côtés de plusieurs figures connues de la Résistance algérienne, parmi lesquels André Témime, Charles Bouchara, José Aboulker, Roger Carcassonne, Boris Holban et Henri Aboulker.
Retour à la vie civile
Aucune source n’a pu confirmer les activités d’Émile Atlan après la guerre.
Décorations
- Médaille de la Résistance par décret du 24 Avril 1946
Aucune autre décoration ne lui a été retrouvée dans les bases officielles.
Lieux de mémoire
Aucun lieu (rue, place, établissement) portant le nom d’Émile Atlan n’a pu être identifié à ce jour dans les bases des toponymies mémorielles locales, départementales ou nationales.
Références bibliographiques
- Les réseaux de la Résistance en Afrique du Nord Jean-Louis Crémieux-Brilhac, Seuil, 1998 Ce livre examine en détail la naissance des réseaux de Résistance en Algérie et la préparation du débarquement allié. Il évoque notamment les groupes civils qui ont agi dans la nuit du 7 au 8 novembre 1942, dont celui d’Émile Atlan.
- Alger, capitale de la France combattante Gilbert Meynier, Perrin, 2004
L’ouvrage revient sur le rôle de la communauté juive d’Alger dans l’engagement résistant et la place tenue par les jeunes républicains algériens dans l’appui au débarquement. - La nuit du 8 novembre 1942 André Derval, L’Harmattan, 1996
Ouvrage de référence sur les actions coordonnées de la Résistance algéroise durant l’opération Torch, dans lequel est mentionné le groupe Géo-Gras auquel appartenait Émile Atlan.
Références internet
- Wikipédia – Groupe Géo-Gras
Le site propose une synthèse bien documentée sur la fondation, la composition et les actions du groupe, mentionnant Émile Atlan comme cofondateur.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_Géo-Gras - Judaisme Algérois
Base de données sur les sépultures juives algériennes, mentionne un Émile Atlan parmi les résistants enterrés à Alger.
https://judaismealgerois.fr/recherche_sepultures_d11.php?recordID=4747 - Mémoire Vive – Résistance à Alger
Site d’association retraçant les actions de la Résistance algérienne, avec un article sur le groupe Géo-Gras.
https://mvr.asso.fr/groupe-geo%E2%80%91gras