La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

Le réseau Charette (alias réseau Darius) fut l’un des réseaux de résistance intérieure les plus actifs, notamment en région Rhône‑Alpes (Lyon, Vercors).

Créé à l’automne 1942, il émerge de la mouvance du Mouvement de Libération nationale puis des Mouvements unis de la Résistance (MUR).

 Il était structuré en cellules locales, centralisées autour d’un comité de commandement. Ses missions principales incluaient le renseignement, la fabrication de faux documents, l’évasion, et le sabotage

Actions durant la Résistance

  • Renseignement : collecte d’informations militaires et industrielles sur la présence allemande et les transports
  • Faux papiers : impression et distribution de milliers de documents, facilitant la protection de Juifs, agents alliés et réfractaires au STO.
  • Évasion : aide aux prisonniers de guerre et pilotes alliés pour s’évader vers la Suisse
  • Sabotage : coups ciblés sur infrastructures ferroviaires ou industrielles pour gêner l’occupant.

Réseaux et chefs

La direction était assurée par des membres des MUR et du MLN, avec un relais via les services de la France libre. Dans certaines zones, les chefs locaux furent :

  • Pierre Frey (faux papiers, Lyon)
  • Georges Tassani, Jean Nallit (cellule « Darius ») Le réseau avait aussi des liens avec d’autres réseaux (F2, Mithridate, MRPGD), favorisant l’échange de ressources

Héros et pertes

  • Georges Tassani – arrêté, torturé, déporté (Buchenwald, Dora…) et survécu
  • Jean Nallit – faussaire, déporté à Buchenwald, survivant
    Des dizaines d’autres, moins connus, furent capturés et souvent exécutés ou morts en déportation.

Fin du réseau

Dissous et intégré dans les forces de libération en 1944–45, avec la libération progressive des zones sud. Après la guerre, sa mémoire fut absorbée dans le récit global des MUR.

Bibliographie

Références bibliographiques

Le réseau : les derniers secrets de la Résistance
Emmanuel Lemieux, Cerf, 2023.
Cet ouvrage retrace l’histoire du réseau Charette fondé en 1941 par Michel Cailliau dans une prison allemande, réunissant des gaullistes, des communistes, des Français et même des Allemands. Il évoque notamment la participation d’Edgar Morin, François Mitterrand et Clara Malraux au réseau, ainsi que ses activités de renseignement et ses raisons d’être peu connues du grand public. NonfictionLibrairie Mollat Bordeaux

Histoire du Mouvement de résistance des prisonniers de guerre et des déportés (1941–1945)
Michel Cailliau, (publication ancienne, années 1940-1950).
Fondé par l’un des créateurs du réseau Charette, ce livre retrace la genèse du réseau – alors appelé MRPGD – principalement axé sur le renseignement et les premiers appuis dans les stalags. Il se distingue par une perspective de participant direct, avec un souci de prudence sur l’action armée. WikipédiaGallica

Références internet

1. CHRD – « Depuis la France | Prisonniers de guerre »
La section du site du Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon évoque la création du réseau Charette à Lyon en 1941 par Michel Cailliau, rapatrié en tant que père de famille nombreuse, et prolongeant les réseaux initiés dans les stalags.
https://www.chrd.lyon.fr/musee/exposition-prisonniers-guerre/depuis-la-france
https://www.chrd.lyon.fr/musee/exposition-prisonniers-guerre/depuis-la-france chrd.lyon.fr

2. Wikipédia – « Jean Nallit »
Page consacrée à Jean Georges Maurice Nallit (pseudonyme « Gratien »), membre du réseau Charette : arrestation à Lyon le 31 mars 1944 avec Georges Tassani, incarcération à Montluc, déportation à Buchenwald, survie et distinction comme « Juste parmi les Nations ».
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Nallit
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Nallit Wikipédia

3. Wikipédia – « Georges Tassani »
Biographie de Georges Tassani, résistant du réseau Charette (pseudonymes «Tessier» et «Jim»), actif dans la distribution de tracts, la fabrication de faux papiers et le transport d’armes. Arrestation, torture, déportation à Buchenwald, Dora, Bergen-Belsen, survie, et distinctions (notamment commandeur de la Légion d’honneur, 2005).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Tassani
https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Tassani Wikipédia

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