Réseau Sainte‑Jeanne fut fondé à Valmanya (Pyrénées‑Orientales), dans la région du Conflent, à partir de février 1941, par Abdon Robert Casso, originaire de Valmanya, instituteur devenu plus tard général des pompiers de Paris. Dès avril 1941, René Horte, instituteur à Valmanya, et son épouse Louise Horte rejoignent ce réseau.
Organisation interne
Le réseau apparaissait comme un sous‑réseau du réseau belge « Sabot » ou « Darius », ce qui indique une coordination transfrontalière avec d’autres structures résistantes, notamment belges. Les informations précises sur la hiérarchie interne, le mode de fonctionnement clandestin, ou les divisions en cellules ne sont pas disponibles dans les sources vérifiées consultées.
Le réseau Sainte‑Jeanne se spécialisa dans l’exfiltration de résistants belges vers l’Espagne, ainsi que dans la collecte et la transmission de renseignements Aucun sabotage, impression de tracts ou action armée spécifique n’est mentionné dans les sources consultées.
Liens avec d’autres réseaux ou mouvements
Comme sous‑réseau du réseau belge Sabot/Darius, il entretenait un lien direct avec les réseaux transfrontaliers, mais aucune mention n’est faite d’un rattachement au BCRA, aux FFI, ou à d’autres structures comme la SOE ou le MI‑9.
Chefs et figures marquantes
- Abdon Robert CASSO : fondateur du réseau. Originaire de Valmanya, il deviendra général des pompiers de Paris après-guerre .
- René HORTE : instituteur à Valmanya, recruté comme sous-chef du réseau .
- Louise HORTE (née Rouen) : épouse de René Horte, lieutenant du réseau, participa à son secrétariat dès avril 1941
Victimes / morts
Après le démantèlement du réseau, des arrestations et déportations eurent lieu, sans que les sources ne citent explicitement le sort individuel (mort, déportation, exécution) de René ou Louise Horte. L’arrestation de René Horte par la police allemande est mentionnée .
Fin du réseau
Le réseau fut démantelé à la suite des arrestations opérées par l’occupant, sans détails précis sur sa date exacte de dissolution. Il n’y a pas d’information attestée sur une intégration dans une autre structure de la Résistance à la Libération.
Conséquences et mémoire
Le réseau Sainte‑Jeanne provoqua en retour une répression sévère. Ainsi, en août 1944, le village de Valmanya fut attaqué, incendié, pillé et plusieurs habitants exécutés ou maltraités — actions qui inclurent la destruction du village et des morts parmi les résistants locaux et civils. Aujourd’hui, est organisée une cérémonie commémorative chaque année en hommage à la Résistance catalane, y compris ce réseau .
Références bibliographiques
Aucune monographie ou ouvrage académique ne traite directement du réseau Sainte‑Jeanne dans les sources consultées.
Références internet
- Maitron Résistance : page sur René Joseph Horte mentionnant le lien avec le réseau belge Sabot/Darius et complicité de Casso resolu.net+7maitron.fr+7Wikipédia+7.
- Article “Valmanya. Le village se souvient” (L’Indépendant, 2 août 2018) : présente l’histoire du réseau, les acteurs (Casso, René Horte) et la répression au village PCF.fr+3PCF.fr+3Wikipédia+3.
- Article Louise Horte (Wikipédia) : biographie confirmant l’entrée dans la Résistance dès février/mars 1941, le rôle de lieutenant, et l’arrestation en 1943 Wikipédia+1.