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GUILHEMON Pierre Alias : Pierre Ambreuil – Chambrière – Armada 3 – Paul Guillerd

Pierre GUILHEMON, né le 6 novembre 1904 à Ghisoni (Haute-Corse), mort le 28 février 1989 à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire)

Alias : Pierre Ambreuil – Chambrière – Armada 3 – Paul Guillerd

Né en Corse, Pierre Guilhemon suit une scolarité à Lyon après le décès précoce de son père. Il exerce ensuite des activités dans le domaine commercial. Son service militaire (1924-1926) se déroule au 353e régiment d’artillerie portée à Clermont-Ferrand.

À partir de 1940, il s’engage dans des activités clandestines qui l’amènent à coopérer étroitement avec André Jarrot et Raymond Basset. Ses déplacements professionnels et ses réseaux personnels jouent un rôle dans la constitution d’une organisation clandestine.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Il est explicitement rattaché au réseau Brandy, au réseau Armada et au BCRA. Cette appartenance est donnée comme structurante de ses missions, en particulier dans la préparation d’actions de sabotage et dans son rôle d’agent parachuté en 1944.

Missions et actions

Dans la notice consultée, il est associé à l’organisation Brandy et, surtout, aux missions « Armada I » et « Armada II », décrites comme des opérations de sabotage dirigées contre des postes de transformation électrique (Le Creusot, Tournus, Germolles), des lignes à haute tension en Saône-et-Loire et contre le barrage de Gigny, présenté comme un succès majeur portant atteinte à l’industrie de guerre allemande.

À la mi-mars 1944, il rejoint Londres en passant par l’Espagne, est affecté au BCRA sous un nom de couverture, suit des stages (parachutisme, armement) et, le 9 juillet 1944, est parachuté en Saône-et-Loire comme adjoint d’André Jarrot dans le cadre de la mission « Cannelle », destinée à gêner le repli allemand. Il prend part aux opérations de libération du département, puis rejoint la DGER en octobre 1944.

Arrestation / évasion / déportation

La notice ne documente pas d’arrestation ni de déportation. Elle confirme en revanche un passage par l’Espagne pour rejoindre l’Angleterre à la mi-mars 1944, dans le cadre d’un départ vers Londres.

Camarades de combat

La notice associe étroitement son action à André Jarrot, présenté comme un partenaire et ami, et à Raymond Basset. Ces liens sont particulièrement visibles dans la structuration des réseaux et dans la montée en puissance des missions de sabotage.

Retour à la vie civile

Après la démobilisation de septembre 1945, il reprend une activité professionnelle civile, notamment comme agent commercial dans une entreprise de l’Isère.

Décorations

  • Compagnon de la Libération par décret du 16 juin 1944.
  • Légion d’honneur,
  • Croix de guerre 1939-1945
  • King’s Medal for Courage Britannique.

 La notice consultée ne donne pas la date de décret pour la Légion d’honneur ; la recherche dans la base Léonore et sur Légifrance n’a pas permis d’identifier, au moment de la recherche, un décret nominatif aisément exploitable.

Lieux de mémoire

La notice précise que ses obsèques sont célébrées à Varennes-le-Grand (Saône-et-Loire), où il est inhumé. Aucun odonyme (rue, place, établissement) n’a été identifié dans les bases officielles consultées au moment de la recherche.

Références bibliographiques

Dictionnaire historique de la Résistance, François Marcot (dir.), Robert Laffont (coll. Bouquins), 2006.Outil de travail majeur pour comprendre l’architecture des réseaux, les modes opératoires et la diversité des engagements. Le lecteur y trouvera des synthèses sur le renseignement, les sabotages et la relation avec Londres. Utile pour replacer Brandy, Armada et les missions parachutées de 1944 dans une histoire d’ensemble.

SOE in France, M. R. D. Foot, (édition de référence), 2006.Étude classique sur l’action des services spéciaux britanniques en France, leurs méthodes et leurs missions. Le lecteur y trouvera des éléments de contexte sur les parachutages, les liaisons et l’appui aux opérations locales. Indispensable pour comprendre le cadre général des missions auxquelles un agent du BCRA peut être associé sur le terrain.

Les services secrets du général de Gaulle, Sébastien Albertelli, Perrin, 2009. Analyse historique des structures de renseignement et d’action gaullistes, de leurs recrutements et de leurs liens avec les réseaux intérieurs. Le lecteur y trouvera des repères sur les parcours d’agents, la formation, les noms de couverture et la logique des missions. Utile pour comprendre le passage de Guilhemon au BCRA puis à la DGER.

Références internet

Ordre de la Libération et son Musée Notice biographique officielle complète : état civil, alias, réseaux d’appartenance (Brandy, Armada, BCRA), déroulé des missions (dont « Cannelle »), retour à la vie civile et liste de décorations, avec le décret de Compagnon de la Libération. Présence d’un portrait sur la page.

https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/pierre-guilhemon

Ordre de la Libération et son Musée (notice André Jarrot) Notice officielle utile pour croiser le rôle de Guilhemon dans la dynamique du réseau Brandy et dans les relations entre les acteurs (Jarrot, Basset, Guilhemon). Permet de confirmer, par recoupement, l’association des personnes dans l’organisation clandestine.

https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/andre-jarrot

Dossier d’homologation consulté : non – cote SHD

Observations

Alias : la notice de l’Ordre de la Libération fournit plusieurs alias (Pierre Ambreuil, Chambrière, Armada 3, Paul Guillerd) qui sont retenus tels quels. Les informations sur les actions de sabotage et sur le parachutage du 9 juillet 1944 proviennent de la même notice, utilisée comme source structurante de cette fiche.

Aucune divergence d’orthographe n’a été constatée dans les bases officielles consultées pour « Guilhemon ». Photo : un portrait est présent sur la notice de l’Ordre de la Libération.

Sources consultées le 9 février 2026

  • Maitron Résistance : absence confirmée après consultation par recherche nominative (« Pierre Guilhemon ») au moment de la recherche.
  • Fondation de la Résistance : recherche nominative non concluante au moment de la recherche.
  • Musée de la Résistance en ligne : recherche nominative non concluante au moment de la recherche.
  • Mémoire des Hommes : recherche nominative non concluante au moment de la recherche.
  • Musée de la Résistance de Champigny-sur-Marne : recherche nominative non concluante au moment de la recherche.
  • Ordre de la Libération : notice biographique principale exploitée ; notice André Jarrot consultée pour recoupement contextuel.
  • Base Léonore – Légion d’honneur : absence confirmée après recherche nominative au moment de la recherche.
  • Gallica BnF : recherche nominative non concluante au moment de la recherche.
  • SHD : aucune cote de dossier d’homologation explicitement fournie par les bases consultées au moment de la recherche.
  • Légifrance : recherche nominative non concluante au moment de la recherche.

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