Abel FOURET, jeune Français de l’Embrunais, date et lieu de naissance ainsi que date et lieu de décès non établis lors des présentes recherches.
Les sources consultées n’ont pas permis de retrouver l’état civil ou la formation d’Abel Fouret avec une certitude suffisante. Son appartenance à la classe d’âge convoquée au Service du travail obligatoire au début de 1943 est en revanche établie par son parcours.
Engagement dans la Résistance
Abel Fouret appartient au premier groupe de jeunes qui donne naissance au maquis de Combe-Brézès. Le 12 mars 1943, il prend le train à Embrun avec René Philip et Roger Guion afin de rejoindre l’affectation au STO qui leur a été imposée. Arrivés à Gap, les trois jeunes renoncent à poursuivre vers Marseille et choisissent de retourner clandestinement dans l’Embrunais. Cette décision fait d’eux des réfractaires au STO.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Fouret appartient d’abord au groupe informel des réfractaires de Combe-Brézès. Celui-ci se développe ensuite dans l’environnement des Mouvements unis de la Résistance avant de devenir, avec l’arrivée d’un encadrement militaire et de nouveaux volontaires, le maquis des Orres sous le commandement de René Eymin.
Missions et actions
Les éléments disponibles concernent essentiellement sa participation à la vie quotidienne du premier maquis. Le journal collectif de Combe-Brézès fait apparaître Abel Fouret dans les travaux nécessaires à la survie : le 3 juillet 1943, il participe notamment avec l’un de ses camarades à la recherche de vaches égarées. Ce détail, banal en apparence, illustre la nature de la clandestinité de 1943 : travaux agricoles, ravitaillement, hébergement rural et solidarité avec les habitants précèdent encore la militarisation du groupe.
Arrestation / évasion / déportation
Aucune arrestation, détention ou déportation d’Abel Fouret n’a été retrouvée dans les sources consultées.
Camarades de combat
Ses premiers compagnons identifiés sont Roger Guion et René Philip. Albin Joubert leur procure leur premier refuge stable. Louis Blanc, dit « Marius », rejoint ensuite le groupe, qui grossit progressivement au cours du printemps 1943.
Retour à la vie civile
Les sources consultées ne permettent pas de reconstituer le parcours d’Abel Fouret après la guerre. Aucun élément suffisamment sûr sur sa profession, son lieu de résidence ou sa date de décès n’a été retrouvé.
Décorations
Aucune décoration attribuée individuellement à Abel Fouret n’a pu être confirmée lors des présentes recherches ; cette absence de résultat ne permet pas d’affirmer qu’il n’en a reçu aucune.
Lieux de mémoire
Combe-Brézès constitue le principal lieu de mémoire associé à Abel Fouret. Les bâtiments qui abritèrent les premiers réfractaires sont présentés comme le noyau du futur maquis des Orres et portent une mémoire locale de cette clandestinité.
Références bibliographiques
Les maquis de l’Embrunais, secteur « G » de la Résistance des Hautes-Alpes. Sylvain Reynaud, mémoire de maîtrise, Aix-en-Provence, 1993. Étude historique fondée notamment sur le journal des réfractaires de Combe-Brézès.
« La vie quotidienne de réfractaires dans l’Embrunais ». Sylvain Reynaud et Jean-Marie Guillon, Provence historique, tome 44, fascicule 178, 1994, p. 513-522. L’article constitue l’étude scientifique principale consacrée à la source collective produite par le groupe auquel appartient Fouret.
Références internet
Embrun en 1939-1945. La page sur Combe-Brézès identifie explicitement Abel Fouret parmi les trois réfractaires partis d’Embrun le 12 mars 1943 et reproduit un passage du journal collectif dans lequel il apparaît. Le maquis de Combe-Brézès
Le Dauphiné Libéré. L’article publié pour le quatre-vingtième anniversaire de la naissance des premiers maquis de l’Embrunais confirme l’association de René Philip, Roger Guion et Abel Fouret dans le refus collectif du STO le 12 mars 1943. Il y a 80 ans, les premiers maquis de l’Embrunais venaient de naître
Dossier d’homologation consulté
Aucune cote SHD GR 16 P pouvant être attribuée avec certitude à Abel Fouret n’a été retrouvée lors des présentes recherches.
Observations
La documentation établit sans ambiguïté l’existence d’Abel Fouret dans le groupe du 12 mars 1943, mais elle demeure beaucoup moins abondante que pour Roger Guion et René Philip. Les présentes recherches n’ont pas permis d’établir son état civil ni de reconstituer son parcours après 1943-1944.
Indice de fiabilité de la notice Niveau C — L’engagement comme réfractaire et l’appartenance au noyau initial de Combe-Brézès sont établis par plusieurs sources concordantes et par le journal collectif du groupe, mais l’absence d’état civil identifié et de dossier administratif individuel impose une notice limitée.
Chronologie
| Date | Événement |
| 12 mars 1943 | Quitte Embrun avec René Philip et Roger Guion ; refuse finalement le départ pour le STO. |
| mars 1943 | Se réfugie avec ses camarades à Combe-Brézès. |
| printemps-été 1943 | Participe à la vie quotidienne du groupe de réfractaires. |
| 3 juillet 1943 | Mentionné dans le journal collectif lors de travaux liés aux troupeaux. |
| 1943-1944 | Le groupe évolue progressivement vers le futur maquis des Orres. |
Sources consultées
Embrun en 1939-1945. « Le maquis de Combe-Brézès ». Cette page a fourni l’identification d’Abel Fouret comme l’un des trois premiers réfractaires, la date du 12 mars 1943 et un extrait du journal collectif où son activité apparaît. Le maquis de Combe-Brézès
Persée. Reynaud et Guillon, « La vie quotidienne de réfractaires dans l’Embrunais ». L’article apporte le cadre historiographique et documentaire du journal collectif utilisé pour reconstituer le quotidien du groupe. Article de Provence historique
Le Dauphiné Libéré. L’article commémoratif de 2023 confirme le départ conjoint d’Abel Fouret, René Philip et Roger Guion et leur décision de se soustraire au STO. Les premiers maquis de l’Embrunais