Marcel DEGLIAME est né le 23 décembre 1912 à La Cassine (Ardennes) et est décédé le 7 septembre 1989 à Sennevières (Indre-et-Loire).
Fils d’un bûcheron et d’une couturière, Marcel DEGLIAME est le dernier de sept enfants. Après l’obtention de son certificat d’études, il suit un apprentissage en ébénisterie, mais, faute de débouchés, il devient ouvrier bonnetier à Troyes, puis à Paris.
Il s’engage très tôt dans le syndicalisme, adhérant à la CGTU et au Parti communiste français en 1928. Il prend des responsabilités importantes à la Fédération nationale des ouvriers du textile. En 1938, il est emprisonné pour avoir organisé des grèves.
Engagement dans la Résistance
Mobilisé en 1939, il est fait prisonnier par les Allemands en juin 1940. Après une première tentative d’évasion échouée, il réussit à s’évader en mars 1941 et rejoint la Syrie après un périple à travers l’Europe centrale.
Il s’engage alors dans les Forces françaises libres. En août 1941, il débarque à Marseille et prend contact avec le mouvement de résistance Combat, fondé par Henri Frenay.
Sous les pseudonymes de “Fouché” et “Dormoy“, Marcel DEGLIAME organise la diffusion du journal clandestin “Vérités” et est chargé du recrutement, de l’organisation et de la propagande dans les Alpes-Maritimes
Il fonde l’Action ouvrière de Combat, visant à organiser des opérations de sabotage dans les usines travaillant pour les Allemands.
En 1943, il devient responsable de la commission de l’Action Immédiate des Mouvements unis de Résistance (MUR), puis du MLN, coordonnant les actions de sabotage industriel et ferroviaire.
Il participe également à la constitution des Forces françaises de l’Intérieur (FFI) et représente le mouvement Combat au sein du Conseil national de la Résistance (CNR).
Arrestation/évasion
À l’été 1942, il est arrêté à Draguignan, mais réussit à s’échapper. Par la suite, il s’installe à Lyon et poursuit ses activités clandestines.
Camarades de combat
Marcel DEGLIAME collabore étroitement avec des figures majeures de la Résistance telles que Henri Frenay, Claude Bourdet, André Bollier, Jacqueline Bernard, Jean-Guy Bernard, René Hardy et Maurice Kriegel-Valrimont.
Retour à la vie civile
Après la guerre, il est délégué à l’Assemblée consultative provisoire et secrétaire de la Commission de la Défense. Il occupe également les fonctions de Gouverneur militaire du district de Constance en Allemagne jusqu’en 1948. Il travaille ensuite aux usines d’aviation de la SNECMA, puis s’oriente vers le théâtre, devenant administrateur et codirecteur du Théâtre de Babylone de 1951 à 1956. Il crée la société de production “Les films d’aujourd’hui” et entre à l’ORTF où il œuvre au service des coproductions.
Décorations
- • Officier de la Légion d’Honneur
• Compagnon de la Libération – décret du 18 janvier 1946
• Commandeur de l’Ordre National du Mérite
• Croix de Guerre avec palmes
• Médaille des Evadés
• Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
Références bibliographiques
- “Histoire de la Résistance en France de 1940 à 1945”, en collaboration avec Henri Noguères et Jean-Louis Vigier, éditions Robert Laffont, 1967-1981. Cette série en cinq volumes offre une analyse détaillée de la Résistance française, avec des témoignages et des documents inédits.
Références internet
- Ordre de la Libération : Biographie détaillée de Marcel DEGLIAME, ses actions dans la Résistance et ses décorations. Musée de l’Ordre de la Libération+1Musée de l’Ordre de la Libération+1
- Musée de la Résistance en ligne : Informations sur son rôle dans la Résistance, notamment au sein du MLN et de l’Action Immédiate.
- Wikipedia : Article détaillé sur sa vie, son engagement politique et ses activités après la guerre.
Photo d’époque
Marcel DEGLIAME, photographie d’identité, années 1940. Source : Musée de l’Ordre de la Libération.
