Marcel DEGLIAME, alias Fouché, Dormoy, né le 23 décembre 1912 à La Cassine, Ardennes, France, mort le 7 septembre 1989 à Sennevières, Indre-et-Loire, France, ouvrier, syndicaliste, résistant, responsable national du mouvement Combat, des Mouvements unis de Résistance et des Forces françaises de l’intérieur, Compagnon de la Libération.
Jeunesse et formation
Marcel DEGLIAME naît le 23 décembre 1912 à La Cassine, dans les Ardennes. Il est le dernier d’une famille de sept enfants. Son père exerce le métier de bûcheron et sa mère celui de couturière. Il grandit dans un milieu modeste, marqué par les conditions de vie et de travail des familles ouvrières.
Après l’obtention de son certificat d’études, il entreprend un apprentissage en ébénisterie. Ne trouvant pas de débouchés dans cette profession, il devient ouvrier bonnetier à Troyes, puis à Paris. Il découvre ainsi les conditions de travail de l’industrie textile, où les revendications salariales et sociales occupent une place importante.
Très jeune, il s’engage dans le mouvement syndical. Il adhère à la Confédération générale du travail unitaire (CGTU) et prend progressivement des responsabilités à la Fédération nationale des ouvriers du textile.
En 1928, alors qu’il n’a que quinze ans, il rejoint le Parti communiste français. Son engagement syndical et politique le conduit à participer activement aux mouvements sociaux de l’entre-deux-guerres.
En 1938, il est emprisonné pour avoir organisé des grèves. Cette expérience renforce son opposition aux formes d’autorité qu’il considère comme contraires aux libertés ouvrières et démocratiques.
Son parcours antérieur à la Seconde Guerre mondiale explique en partie les responsabilités qu’il exercera ultérieurement dans la Résistance. Son expérience de l’organisation clandestine, du recrutement militant et de l’action collective constituera un atout essentiel pour le mouvement Combat.
La guerre, la captivité et les évasions
Mobilisé en septembre 1939, Marcel DEGLIAME participe à la campagne de France.
Le 18 juin 1940, il est fait prisonnier par les Allemands à Fougerolles, en Haute-Saône, alors que l’armée française est en pleine désorganisation.
Interné en Allemagne, il refuse d’accepter sa captivité. Dès septembre 1940, il tente de s’évader et parvient à quitter son lieu de détention. Toutefois, après quelques jours de liberté, il est repris par les autorités allemandes.
Il est alors conduit au Stalag IV C, camp de prisonniers de guerre situé en Europe centrale.
En mars 1941, il réussit une seconde évasion. Accompagné de sept autres prisonniers, il entreprend un long périple à travers l’Europe occupée ou contrôlée par les puissances de l’Axe.
Les évadés traversent successivement la Tchécoslovaquie, la Hongrie, la Roumanie et la Turquie avant de parvenir en Syrie.
Ce voyage constitue une entreprise particulièrement périlleuse. Les huit hommes doivent franchir plusieurs frontières, éviter les contrôles et trouver les moyens de poursuivre leur route dans une Europe soumise à de nombreuses restrictions de circulation.
À son arrivée en Syrie, Marcel DEGLIAME est incorporé dans l’armée française commandée par le général Henri DENTZ, demeurée fidèle au gouvernement de Vichy.
Il se fait hospitaliser à Beyrouth et, après la campagne de Syrie de juin-juillet 1941, rejoint les Forces françaises libres.
Son objectif n’est cependant pas de poursuivre une carrière militaire traditionnelle. Il souhaite retourner en France afin de participer directement à la lutte clandestine contre l’occupation allemande.
Le retour clandestin en France et l’entrée dans Combat
À sa demande, Marcel DEGLIAME est envoyé en France pour contribuer à l’organisation de la Résistance dans les milieux ouvriers et syndicaux.
En août 1941, il débarque à Marseille. Par l’intermédiaire de Claude BOURDET, il entre en contact avec le Mouvement de Libération nationale fondé par Henri FRENAY, organisation qui prend ensuite le nom de Combat.
Il commence ses activités dans les Alpes-Maritimes, où il participe à la diffusion du journal clandestin Vérités. Ce périodique constitue l’un des premiers instruments de propagande du mouvement et permet de dénoncer la politique de collaboration ainsi que l’occupation allemande.
Marcel DEGLIAME reçoit des responsabilités dans le domaine du recrutement, de l’organisation et de la propagande, généralement désigné par le sigle ROP.
Ses activités consistent à établir des contacts, recruter de nouveaux militants, organiser la diffusion des publications clandestines et développer les structures locales du mouvement.
Sa connaissance des milieux ouvriers lui permet d’élargir le recrutement de Combat au-delà des cercles politiques et intellectuels qui ont participé à sa création.
Après une rencontre avec Henri FRENAY à Lyon, Marcel DEGLIAME devient progressivement l’un des principaux responsables du mouvement.
Il cherche à y introduire des méthodes de fonctionnement inspirées de son expérience syndicale : discipline, répartition précise des responsabilités et cloisonnement des groupes afin de limiter les conséquences d’éventuelles arrestations.
L’arrestation de Draguignan et l’installation à Lyon
À l’été 1942, Marcel DEGLIAME est arrêté à Draguignan, dans le Var.
Il parvient toutefois à s’échapper et reprend rapidement ses activités clandestines.
Après cet épisode, il s’installe à Lyon, qui constitue alors l’un des principaux centres de la Résistance en zone sud.
Il participe à l’édition du journal Combat, aux côtés notamment d’André BOLLIER et de Jacqueline BERNARD.
Cette activité éditoriale exige une organisation complexe. Il faut réunir les textes, trouver du papier, assurer l’impression dans des conditions clandestines et organiser la distribution des exemplaires.
Les imprimeurs et les diffuseurs s’exposent à des arrestations et à de lourdes condamnations. Les journaux clandestins jouent néanmoins un rôle essentiel pour maintenir le moral des Français opposés à Vichy et diffuser les mots d’ordre de la Résistance.
Marcel DEGLIAME contribue à cette organisation, tout en développant une autre activité qui deviendra sa principale responsabilité : l’action ouvrière.
La création de l’Action ouvrière de Combat
À la demande d’Henri FRENAY, Marcel DEGLIAME fonde l’Action ouvrière de Combat.
Cette structure a pour objectif d’organiser les travailleurs des entreprises participant à l’effort de guerre allemand et de développer les actions destinées à réduire leur production.
L’Action ouvrière ne se limite pas à la diffusion de propagande politique ou syndicale. Elle prépare et coordonne des opérations clandestines, notamment dans les établissements industriels travaillant pour les autorités d’occupation.
Les sabotages peuvent viser les machines, les installations ou les moyens de production dont dépend l’industrie allemande.
Marcel DEGLIAME accorde une grande importance au cloisonnement des équipes. Les militants ne doivent connaître que les personnes et les opérations indispensables à l’accomplissement de leur mission.
Cette organisation vise à protéger les ouvriers engagés dans la Résistance et à empêcher qu’une arrestation isolée entraîne le démantèlement de plusieurs groupes.
Il travaille en liaison avec d’autres responsables de Combat, notamment Jean-Guy BERNARD et René HARDY.
Sous son impulsion, l’Action ouvrière prend une place croissante dans les activités du mouvement.
Les Mouvements unis de Résistance et l’Action immédiate
En janvier 1943, le rapprochement de Combat, de Libération-Sud et de Franc-Tireur conduit à la constitution des Mouvements unis de Résistance (MUR).
Marcel DEGLIAME conserve ses responsabilités dans le domaine de l’action ouvrière et participe à l’organisation de structures communes.
Le développement des opérations clandestines nécessite désormais une coordination plus large entre les mouvements.
À partir de l’été 1943, il devient responsable, pour les MUR, de la commission de l’Action immédiate.
Cette commission rassemble plusieurs organismes engagés dans les opérations de sabotage et de combat clandestin. Elle comprend notamment l’Action ouvrière, dont la direction est désormais assurée par Maurice KRIEGEL-VALRIMONT, les groupes francs et Résistance-Fer.
L’Action immédiate a pour objectif de porter directement atteinte aux moyens matériels utilisés par l’occupant.
Les actions organisées par ces structures contribuent à perturber la production industrielle française destinée à l’Allemagne et à désorganiser une partie des transports ferroviaires.
Marcel DEGLIAME doit coordonner des formations dont les méthodes et les implantations sont différentes. Sa mission exige des relations constantes avec les responsables locaux, une circulation rigoureuse des instructions et une connaissance précise des possibilités d’intervention.
Sous son autorité, l’organisation se développe d’abord en zone sud, avant de s’étendre à l’ensemble du territoire.
En 1944, les MUR participent à la constitution du Mouvement de libération nationale (MLN), au sein duquel Marcel DEGLIAME poursuit ses responsabilités.
Les responsabilités nationales dans la Résistance — 1944
Au début de 1944, Marcel DEGLIAME appartient aux principaux dirigeants du Mouvement de libération nationale.
Son expérience dans Combat et les MUR, ainsi que son rôle dans l’organisation de l’Action immédiate, lui donnent une place importante dans la préparation des opérations militaires destinées à accompagner le débarquement allié.
En mars 1944, Claude BOURDET est arrêté par la Gestapo. Marcel DEGLIAME est alors appelé à représenter Combat au Conseil national de la Résistance (CNR).
Cette responsabilité témoigne de la confiance que lui accordent les dirigeants de son mouvement.
Il participe également à la constitution des Forces françaises de l’intérieur (FFI), destinées à réunir les principales formations combattantes de la Résistance sous un commandement commun.
Au printemps 1944, il devient chef national de l’état-major des Corps francs de la Libération (CFL).
Cette organisation regroupe notamment des unités de l’Armée secrète, des groupes francs, Résistance-Fer et des maquis relevant du MLN.
Il exerce parallèlement les fonctions de délégué général des FFI pour la zone sud, sur délégation du Comité d’action de la Résistance (COMAC).
Ces responsabilités l’obligent à effectuer de nombreux déplacements clandestins à travers la France. Il doit rencontrer les responsables régionaux, vérifier les possibilités d’action et préparer les conditions dans lesquelles les différentes formations devront intervenir au moment du débarquement.
Ces missions sont particulièrement dangereuses en raison de la surveillance exercée par les services allemands et de la répression qui frappe les organisations clandestines.
Les relations avec le commandement de la France libre
L’importance des responsabilités exercées par Marcel DEGLIAME est reconnue par le commandement des Forces françaises de l’intérieur.
Au printemps 1944, le général Pierre KOENIG, qui commande les FFI depuis Londres, lui confère le grade de lieutenant-colonel.
Marcel DEGLIAME travaille en étroite relation avec Maurice BOURGÈS-MAUNOURY, délégué militaire pour la zone sud.
Cette coopération est essentielle pour assurer la coordination entre les mouvements de Résistance, les formations militaires clandestines et les autorités de la France combattante.
Les objectifs sont à la fois militaires et politiques. Il s’agit de préparer les sabotages, d’organiser les forces susceptibles d’intervenir au moment de la Libération et d’éviter que les rivalités entre organisations compromettent l’efficacité des opérations.
Marcel DEGLIAME contribue ainsi à la transformation progressive des groupes clandestins en formations combattantes disposant de structures de commandement plus cohérentes.
La Libération de Lyon — Septembre 1944
Après le débarquement allié en Normandie, le 6 juin 1944, puis celui de Provence, le 15 août, les forces allemandes engagées dans le sud de la France doivent faire face à l’avance des armées alliées et aux opérations des formations résistantes.
Les unités FFI multiplient les actions contre les communications, les transports et les positions allemandes.
Marcel DEGLIAME prend des responsabilités dans les opérations militaires qui aboutissent à la libération de Lyon.
La ville est libérée le 3 septembre 1944, après le départ des troupes allemandes.
L’action des FFI s’inscrit dans le mouvement général de libération du territoire et contribue au rétablissement des autorités françaises.
Pour Marcel DEGLIAME, cet événement marque l’aboutissement de plusieurs années d’engagement clandestin. Entré dans Combat en 1941, il a participé à la création de structures progressivement intégrées dans les organisations nationales de la Résistance.
Son action illustre le rôle joué par les responsables issus du monde ouvrier dans la constitution des forces combattantes de la Libération.
L’après-guerre et les responsabilités militaires
Après la Libération, Marcel DEGLIAME est désigné pour siéger à l’Assemblée consultative provisoire.
Il y exerce notamment les fonctions de secrétaire de la Commission de la Défense.
À ce titre, il participe aux travaux concernant l’intégration des combattants des Forces françaises de l’intérieur dans l’armée française régulière.
Cette intégration représente une question majeure au lendemain de la Libération. Les formations résistantes, dont les membres proviennent d’organisations politiques et militaires très diverses, doivent être incorporées dans une armée nationale réorganisée.
Marcel DEGLIAME participe aux démarches concernant l’intégration des FFI dans la Première Armée française commandée par le général Jean DE LATTRE DE TASSIGNY.
Il reçoit ensuite des responsabilités dans les territoires allemands occupés par les forces françaises.
Jusqu’en 1948, il exerce les fonctions de gouverneur militaire du district de Constance, dans la zone française d’occupation en Allemagne.
Cette affectation marque la dernière grande étape de sa carrière militaire et administrative.
Retour à la vie civile et carrière culturelle
Après son départ des fonctions militaires, Marcel DEGLIAME travaille dans l’industrie aéronautique, au sein de la Société nationale d’étude et de construction de moteurs d’aviation (SNECMA).
Il s’oriente ensuite vers les activités culturelles et théâtrales.
De 1951 à 1956, il devient administrateur et codirecteur du Théâtre de Babylone, à Paris.
Il participe au développement d’un établissement associé au renouveau théâtral de l’après-guerre.
Il crée ensuite une société de production cinématographique, Les Films d’aujourd’hui, avant de rejoindre l’Office de radiodiffusion-télévision française (ORTF).
Il y exerce des fonctions dans le domaine des coproductions.
Son parcours d’après-guerre révèle ainsi une capacité d’adaptation remarquable. Après avoir exercé des responsabilités syndicales, militaires et politiques, il participe au développement des activités culturelles françaises.
Marcel DEGLIAME contribue également aux travaux consacrés à l’histoire de la Résistance.
Il collabore notamment avec Henri NOGUÈRES à la rédaction de l’importante Histoire de la Résistance en France de 1940 à 1945, publiée en cinq volumes aux éditions Robert Laffont entre 1967 et 1981.
Cette participation lui permet de transmettre son expérience et de contribuer à la connaissance historique des mouvements clandestins.
Décès et sépulture
Marcel DEGLIAME meurt le 7 septembre 1989, à l’âge de soixante-seize ans.
Les sources institutionnelles le situent à Sennevières, en Indre-et-Loire, tandis que le texte de la notice de l’Ordre de la Libération mentionne Loches, commune voisine. Une vérification de l’acte de décès permettrait de préciser définitivement le lieu administratif.
Son corps est incinéré à Esvres-sur-Indre. Ses cendres sont dispersées au jardin du souvenir du cimetière de Sennevières.
Sa disparition marque la fin d’un parcours associant le militantisme ouvrier, la Résistance intérieure, la participation aux institutions de la France libérée et une seconde carrière dans le domaine culturel.
Camarades de combat
Henri FRENAY — Fondateur du mouvement Combat, qui confie à Marcel DEGLIAME l’organisation de l’Action ouvrière.
Claude BOURDET — Responsable de Combat, qui facilite son entrée dans le mouvement en août 1941 et dont l’arrestation en mars 1944 conduit Marcel DEGLIAME à représenter Combat au CNR.
André BOLLIER — Résistant chargé de l’impression clandestine du journal Combat, avec lequel Marcel DEGLIAME travaille à Lyon.
Jacqueline BERNARD — Résistante participant à l’organisation du journal clandestin Combat.
Jean-Guy BERNARD — Responsable du mouvement Combat, en liaison avec Marcel DEGLIAME dans l’organisation des activités clandestines.
René HARDY — Membre de Combat, en relation avec Marcel DEGLIAME dans le cadre de ses responsabilités au sein du mouvement.
Maurice KRIEGEL-VALRIMONT — Responsable de l’Action ouvrière après Marcel DEGLIAME, lorsque ce dernier prend la direction de la commission de l’Action immédiate.
Pierre KOENIG — Général commandant les Forces françaises de l’intérieur depuis Londres, qui confère à Marcel DEGLIAME le grade de lieutenant-colonel.
Maurice BOURGÈS-MAUNOURY — Délégué militaire pour la zone sud, avec lequel Marcel DEGLIAME coopère dans l’organisation militaire de la Résistance.
Jean DE LATTRE DE TASSIGNY — Général commandant la Première Armée française, dans laquelle Marcel DEGLIAME participe à l’intégration des combattants FFI après la Libération.
Appartenance aux réseaux, mouvements et organismes
Forces françaises libres (FFL) — Ralliement après la campagne de Syrie en 1941.
Mouvement de Libération nationale — Entrée dans la Résistance en août 1941, avant la constitution de Combat.
Combat — Responsable du recrutement, de l’organisation et de la propagande ; fondateur de l’Action ouvrière.
Mouvements unis de Résistance (MUR) — Responsable de l’Action immédiate à partir de l’été 1943.
Action ouvrière — Création et organisation des actions clandestines dans les entreprises travaillant pour l’occupant.
Résistance-Fer — Organisation intégrée aux structures d’Action immédiate placées sous sa responsabilité.
Mouvement de libération nationale (MLN) — Membre du comité directeur et responsable national à partir de 1944.
Conseil national de la Résistance (CNR) — Représentant du mouvement Combat après l’arrestation de Claude BOURDET en mars 1944.
Corps francs de la Libération (CFL) — Chef national de l’état-major au printemps 1944.
Forces françaises de l’intérieur (FFI) — Participation à leur constitution et fonctions de délégué général pour la zone sud.
Comité d’action de la Résistance (COMAC) — Organisme ayant délégué à Marcel DEGLIAME des responsabilités dans l’organisation militaire des FFI.
Décorations
Officier de la Légion d’honneur — Distinction attestée par l’Ordre de la Libération. Décret individuel à rechercher.
Compagnon de la Libération — Décret du 18 janvier 1946, selon la notice officielle de l’Ordre de la Libération.
Commandeur de l’ordre national du Mérite — Distinction attestée par l’Ordre de la Libération. Date du décret à vérifier.
Croix de guerre 1939-1945 avec palmes — Distinction mentionnée par l’Ordre de la Libération. Citation individuelle à rechercher.
Médaille des évadés — Distinction attestée par l’Ordre de la Libération, correspondant notamment à ses évasions de captivité.
Croix du combattant volontaire de la Résistance — Distinction attestée par l’Ordre de la Libération.
Lieux de mémoire
La Cassine, Ardennes, France — Lieu de naissance de Marcel DEGLIAME, le 23 décembre 1912.
Troyes, Aube, France — Ville où il travaille comme ouvrier bonnetier.
Paris, France — Activités ouvrières et syndicales avant la guerre ; carrière culturelle après la Libération.
Fougerolles, Haute-Saône, France — Lieu de sa capture par les Allemands, le 18 juin 1940.
Stalag IV C — Camp de prisonniers de guerre dont il s’évade en mars 1941.
Beyrouth, Liban — Étape de son parcours après l’évasion et avant son ralliement aux Forces françaises libres.
Marseille, Bouches-du-Rhône, France — Retour en France en août 1941.
Alpes-Maritimes, France — Premières activités clandestines au sein du mouvement Combat.
Draguignan, Var, France — Arrestation et évasion pendant l’été 1942.
Lyon, Rhône, France — Responsabilités dans Combat, développement de l’Action ouvrière et participation aux opérations de la Libération du 3 septembre 1944.
Constance, Allemagne — Fonctions de gouverneur militaire dans la zone française d’occupation.
Sennevières, Indre-et-Loire, France — Lieu associé à son décès et à la dispersion de ses cendres.
Références bibliographiques
Histoire de la Résistance en France de 1940 à 1945, Henri NOGUÈRES, avec la collaboration notamment de Marcel DEGLIAME et Jean-Louis VIGIER, Robert Laffont, Paris, cinq volumes, 1967-1981.
Dictionnaire historique de la Résistance, François MARCOT (dir.), Robert Laffont, collection Bouquins, Paris, 2006.
Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Vladimir TROUPLIN, Elytis, 2010.
Références internet
Ordre de la Libération — Marcel DEGLIAME — Notice biographique officielle :
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/marcel-degliame
Mémoire Vive de la Résistance — Marcel DEGLIAME — Notice existante :
https://mvr.asso.fr/degliame/
Ordre de la Libération — Répertoire numérique des dossiers individuels des Compagnons, lettre D :
Dossier d’homologation
Ordre de la Libération — Dossier individuel 1 A 265
Le répertoire numérique des dossiers individuels des Compagnons de la Libération identifie le dossier de Marcel DEGLIAME sous la cote 1 A 265.
L’inventaire mentionne un mémoire de proposition pour la croix de la Libération établi en 1945, ainsi qu’un décret daté du 19 janvier 1946.
Il comprend également un extrait d’acte d’état civil de 1912, plusieurs documents biographiques, des correspondances échangées avec l’Ordre de la Libération et la retranscription d’une interview réalisée par Jérôme CAMILLY en 1986.
Ces documents constituent des sources particulièrement intéressantes pour approfondir son parcours personnel, ses responsabilités dans la Résistance et ses témoignages sur les événements de la Libération.
Le dossier original n’a pas été intégralement consulté.
Service historique de la Défense
La cote nominative précise du dossier GR 16 P de Marcel DEGLIAME n’a pas été établie avec une certitude suffisante lors de cette vérification.
Aucune cote ne doit donc être ajoutée à sa notice sans contrôle préalable dans le répertoire nominatif du Service historique de la Défense.
Observations
Marcel DEGLIAME appartient aux grandes figures de l’organisation militaire et ouvrière de la Résistance intérieure.
Son parcours présente plusieurs caractéristiques remarquables. Issu d’un milieu ouvrier modeste, engagé très jeune dans le syndicalisme et le militantisme politique, il possède avant la guerre une expérience de l’organisation collective qui lui permet d’assumer rapidement des responsabilités dans Combat.
Son évasion de captivité en mars 1941, suivie d’un long périple à travers l’Europe centrale jusqu’à la Syrie, constitue un épisode particulièrement significatif de sa volonté de poursuivre la lutte.
De retour en France, il contribue à l’organisation de l’Action ouvrière, puis prend la direction de structures nationales chargées de coordonner les sabotages et les opérations clandestines.
Ses responsabilités s’étendent ensuite à l’organisation des Forces françaises de l’intérieur, dont il devient l’un des responsables importants pour la zone sud.
La notice actuelle de MVR présente déjà correctement les principales étapes de son parcours. La présente version propose un développement plus détaillé de sa captivité, de ses évasions, de l’Action ouvrière, de ses responsabilités nationales et de sa carrière après la guerre.
Deux vérifications documentaires restent souhaitables : la confirmation du lieu administratif exact de son décès et l’explication de la différence d’un jour entre la date du décret de la croix de la Libération indiquée dans la notice officielle et celle figurant dans l’inventaire archivistique.
Indice de fiabilité : B — Les principaux éléments biographiques sont confirmés par l’Ordre de la Libération et concordent avec la notice MVR existante. Les responsabilités exercées dans Combat, les MUR, le MLN et les FFI sont établies par la source institutionnelle. Le dossier 1 A 265 est identifié. Les réserves portent principalement sur certains détails administratifs et sur l’absence de consultation intégrale du dossier original.
Sources consultées
Ordre de la Libération — Marcel DEGLIAME — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/marcel-degliame
Mémoire Vive de la Résistance — Marcel DEGLIAME — https://mvr.asso.fr/degliame/
Ordre de la Libération — Répertoire numérique des dossiers individuels des Compagnons de la Libération, lettre D —
