Raymond DEFOSSE, né le 26 décembre 1897 à Rouen, Seine-Maritime, France, mort le 1er mars 1956 à Paris, France, prêtre missionnaire de la congrégation du Saint-Esprit, officier des Forces françaises libres, commandant de compagnie au Bataillon de marche n° 4, combattant des campagnes de Syrie et de Tunisie, Compagnon de la Libération.
Jeunesse et formation
Raymond DEFOSSE naît le 26 décembre 1897 à Rouen, dans le département de la Seine-Inférieure, aujourd’hui Seine-Maritime. Après ses études secondaires au petit séminaire, il se destine progressivement à la vie religieuse, mais la Première Guerre mondiale interrompt sa formation.
Mobilisé en janvier 1916, il est incorporé au 5e Régiment d’infanterie coloniale. Après une période d’instruction, il rejoint le front en mars 1917 et participe aux opérations militaires de la dernière partie du conflit. En juillet 1918, pendant les combats de la Marne, son courage lui vaut une citation à l’ordre du corps d’armée. Il poursuit ensuite sa formation militaire en suivant les cours d’élèves officiers de réserve à Saint-Cyr et reçoit le grade d’aspirant en février 1919.
Démobilisé en octobre 1919, Raymond DEFOSSE reprend ses études religieuses au grand séminaire de Rouen. Il entre en 1921 au noviciat de Grignon, avant d’être ordonné prêtre le 13 juillet 1924. Deux ans plus tard, il obtient un doctorat en théologie, formation qui lui permet d’accéder à des responsabilités au sein de sa congrégation.
Il est ensuite envoyé à Rome, où il exerce les fonctions d’économe du séminaire et de vice-procureur de la congrégation du Saint-Esprit. En 1932 et 1933, il devient procureur en titre, avant de rejoindre en 1934 le vicariat apostolique de Brazzaville, en Afrique-Équatoriale française. Il y poursuit son activité missionnaire jusqu’à la déclaration de guerre de septembre 1939.
Cette première partie de sa vie associe ainsi trois engagements : le service militaire, la formation intellectuelle et le sacerdoce. Lorsque la France est de nouveau confrontée à la guerre, Raymond DEFOSSE possède déjà une importante expérience humaine et administrative, acquise en Europe et en Afrique.
Engagement dans la France libre
Mobilisé en 1939 avec le grade de lieutenant de réserve, Raymond DEFOSSE demeure dans un premier temps en Afrique-Équatoriale française. En avril 1940, il est affecté au Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad (RTST), formation appelée à jouer un rôle important dans les premières campagnes des Forces françaises libres.
La défaite de juin 1940 et la signature de l’armistice provoquent de profondes divisions dans les territoires de l’Empire français. En Afrique équatoriale, plusieurs responsables civils et militaires refusent cependant d’accepter la cessation des combats et choisissent de rejoindre le général de Gaulle.
Le 27 août 1940, Raymond DEFOSSE se rallie aux Forces françaises libres, au moment où le Moyen-Congo reconnaît l’autorité de la France libre. Il fait ainsi partie des militaires présents en Afrique qui permettent au général de Gaulle de disposer rapidement de territoires, de ressources et d’unités combattantes.
Promu capitaine en septembre 1940, il poursuit son service dans les troupes coloniales. Sa vocation sacerdotale ne l’empêche pas d’exercer pleinement ses responsabilités militaires : il considère que la poursuite du combat constitue une obligation envers son pays.
Le Bataillon de marche n° 4
En décembre 1940 est créé le Bataillon de marche n° 4 (BM 4), constitué en Afrique équatoriale pour participer aux opérations de la France libre.
Le 1er mars 1941, Raymond DEFOSSE reçoit le commandement de la 3e compagnie de cette unité. Il doit assurer l’instruction de ses hommes, préparer leur engagement opérationnel et maintenir la cohésion d’une formation appelée à combattre loin de ses bases.
Les bataillons de marche de la France libre réunissent des militaires de carrière, des réservistes et des volontaires provenant de différents territoires africains. Leurs cadres doivent faire face à des difficultés de recrutement, d’équipement et de ravitaillement, tout en adaptant leurs hommes aux méthodes de combat alliées.
Raymond DEFOSSE s’attache à exercer un commandement proche de ses soldats. Son expérience de la Première Guerre mondiale lui permet de mesurer les dangers auxquels ses hommes seront confrontés, tandis que son parcours de missionnaire lui donne une connaissance particulière des réalités africaines.
La campagne de Syrie — Juin 1941
En juin 1941, le BM 4 participe à la campagne de Syrie, menée par les forces britanniques et françaises libres contre les troupes demeurées fidèles au gouvernement de Vichy.
Cette campagne présente une difficulté particulière : elle oppose des militaires français appartenant à deux camps différents. Pour les Français libres, l’objectif est de placer le Levant sous une autorité favorable à la poursuite de la guerre contre les puissances de l’Axe.
À la tête de la 3e compagnie, Raymond DEFOSSE participe aux opérations conduites par son bataillon. Il doit assurer le commandement de ses hommes dans des conditions rendues difficiles par la chaleur, les déplacements et les combats.
Après la campagne, le BM 4 reçoit une nouvelle affectation. Dès juillet 1941, il gagne l’Afrique de l’Est, où il est chargé de participer à la surveillance de Djibouti.
Les forces françaises libres cherchent alors à contrôler les régions stratégiques de la Corne de l’Afrique et à empêcher les autorités demeurées fidèles à Vichy de compromettre les opérations alliées.
Raymond DEFOSSE poursuit ainsi son service dans une formation qui passe successivement du Moyen-Orient à l’Afrique orientale, avant de revenir au Levant.
Le retour au Liban et la campagne de Tunisie
En juillet 1942, le BM 4 regagne le Liban. Après plusieurs mois consacrés à la réorganisation et à la préparation de nouvelles opérations, le bataillon rejoint les forces engagées dans la campagne de Tunisie.
Au printemps 1943, les armées alliées entreprennent d’éliminer les dernières positions allemandes et italiennes d’Afrique du Nord. Les unités françaises libres participent directement aux combats, notamment dans les régions montagneuses où les défenseurs ennemis disposent de positions fortifiées.
Le BM 4 est engagé dans les opérations conduites autour de Takrouna, secteur où les combats sont particulièrement violents.
Raymond DEFOSSE commande toujours la 3e compagnie. Malgré les difficultés du terrain et la résistance ennemie, il accompagne personnellement ses soldats au cours des attaques, leur donnant l’exemple par son courage et sa détermination.
Le combat de Takrouna — 11 mai 1943
Le 11 mai 1943, au cours des combats de Takrouna, Raymond DEFOSSE conduit sa compagnie à l’attaque d’une position allemande.
Alors qu’il entraîne ses hommes vers l’objectif, il est grièvement blessé par un éclat d’obus. Malgré la gravité de sa blessure, il refuse d’interrompre l’action et poursuit le commandement de sa compagnie.
Ses hommes réussissent à enlever l’objectif et à s’y maintenir pendant toute une journée, malgré la résistance ennemie.
Cette conduite constitue le principal fait d’armes individuel de Raymond DEFOSSE pendant la Seconde Guerre mondiale. Son action témoigne d’un sens particulièrement élevé du devoir : alors qu’il pourrait être évacué en raison de ses blessures, il demeure auprès de ses soldats jusqu’à la consolidation de leur position.
Les pertes subies et la violence des combats rendent nécessaire son évacuation sanitaire.
Il est successivement transporté dans les hôpitaux de Tripoli, Alexandrie, El Kantara et Beyrouth, où il reçoit des soins pendant environ trois mois.
La gravité de ses blessures l’empêche de reprendre immédiatement le service dans une unité combattante. Son engagement militaire se poursuit néanmoins dans le cadre des responsabilités que la France libre peut encore lui confier.
Nomination comme Compagnon de la Libération
Par décret du 2 juin 1943, Raymond DEFOSSE est nommé Compagnon de la Libération.
Cette distinction lui est attribuée de son vivant, en reconnaissance de son ralliement précoce à la France libre, de sa participation aux campagnes de Syrie et de Tunisie et, particulièrement, de son comportement pendant le combat de Takrouna.
Son dossier individuel, conservé à l’Ordre de la Libération sous la cote 1 A 264, comprend notamment un mémoire de proposition établi en 1943, une proposition de citation du 20 juin 1943 et un extrait du décret du 2 juin 1943.
Remis de ses blessures, Raymond DEFOSSE reçoit personnellement la croix de la Libération des mains du général de Gaulle.
Cette cérémonie marque la reconnaissance officielle d’un engagement qui avait commencé dès août 1940 dans les territoires africains ralliés à la France libre.
Le retour à Brazzaville — 1943-1945
En novembre 1943, Raymond DEFOSSE rejoint Brazzaville, où il est placé en affectation spéciale.
Il retrouve alors les activités missionnaires qu’il avait exercées avant la guerre et rejoint la mission de Mgr BIÉCHY, au Moyen-Congo.
Ce retour à la vie religieuse ne constitue pas encore une démobilisation. Raymond DEFOSSE demeure administrativement au service des Forces françaises libres, mais ses responsabilités sont désormais compatibles avec son état de santé.
Il poursuit son activité au sein de la mission de Brazzaville pendant les dernières années du conflit.
Démobilisé en octobre 1945, il peut reprendre pleinement sa vocation sacerdotale.
Retour à la vie civile et activités missionnaires
Après la guerre, Raymond DEFOSSE demeure en Afrique et retrouve la mission de Brazzaville.
Son expérience militaire ne le détourne pas du sacerdoce, auquel il continue de consacrer ses efforts. Il exerce des responsabilités religieuses et poursuit son activité dans les territoires où il avait déjà servi avant 1939.
En 1951, il est nommé aumônier militaire en Mauritanie, dans le nord-ouest de l’Afrique.
Cette affectation lui permet de renouer avec le monde militaire tout en exerçant son ministère de prêtre. Il s’attache notamment à assurer l’accompagnement religieux des militaires et des fidèles présents dans des régions éloignées des grands centres urbains.
À Atar, en Mauritanie, il entreprend la construction d’une chapelle. Malgré les difficultés matérielles et les contraintes du climat, il parvient à mener ce projet à son terme.
Cette réalisation témoigne de sa persévérance et de sa volonté de poursuivre son engagement missionnaire dans des conditions parfois éprouvantes.
Cependant, son état de santé se dégrade progressivement. Gravement malade, il est contraint de quitter l’Afrique et de rentrer en France en septembre 1955.
Décès et sépulture
Raymond DEFOSSE meurt le 1er mars 1956 à l’hôpital du Val-de-Grâce, dans le Ve arrondissement de Paris, à l’âge de cinquante-huit ans.
Il est inhumé dans le cimetière privé de la mission des Pères du Saint-Esprit à Chevilly-Larue, dans le Val-de-Marne.
Son parcours demeure celui d’un homme ayant consacré sa vie à deux engagements complémentaires : le sacerdoce et le service de la France.
Ancien combattant de la Première Guerre mondiale, missionnaire en Afrique, puis officier des Forces françaises libres, il s’est particulièrement distingué lors de la campagne de Tunisie, au cours de laquelle il a poursuivi le combat malgré une grave blessure.
Arrestation, évasion et déportation
Aucune arrestation ni déportation n’est signalée dans les sources institutionnelles consultées pour la période de la Seconde Guerre mondiale.
Son parcours est en revanche marqué par plusieurs campagnes militaires, par sa grave blessure au combat du 11 mai 1943 à Takrouna et par une longue période d’hospitalisation.
Camarades de combat
Charles DE GAULLE — Général, chef de la France libre, auquel Raymond DEFOSSE se rallie en août 1940 et qui lui remet personnellement la croix de la Libération.
André de ROUX — Officier des Forces françaises libres, premier commandant du Bataillon de marche n° 4 lors de sa constitution en Afrique-Équatoriale française.
Officiers et soldats du BM 4 — Militaires français et africains auprès desquels Raymond DEFOSSE participe aux campagnes de Syrie, d’Afrique de l’Est et de Tunisie. Les états nominatifs du bataillon permettraient d’identifier précisément les hommes de sa compagnie.
Appartenance aux unités militaires
5e Régiment d’infanterie coloniale — Incorporation en janvier 1916 et participation à la Première Guerre mondiale.
Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad (RTST) — Affectation en avril 1940.
Forces françaises libres (FFL) — Ralliement le 27 août 1940 au Moyen-Congo.
Bataillon de marche n° 4 (BM 4) — Commandement de la 3e compagnie à partir du 1er mars 1941. Campagnes de Syrie, d’Afrique de l’Est et de Tunisie.
Mission de Brazzaville — Affectation spéciale à partir de novembre 1943, après les blessures reçues à Takrouna.
Décorations
Chevalier de la Légion d’honneur — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. Le décret individuel et sa publication au Journal officiel restent à vérifier.
Compagnon de la Libération — Décret du 2 juin 1943. Attribution de son vivant. Dossier individuel 1 A 264, comprenant le mémoire de proposition de 1943 et une proposition de citation du 20 juin 1943.
Croix de guerre 1914-1918 — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération. Une citation à l’ordre du corps d’armée est notamment attestée pour les combats de la Marne de juillet 1918.
Croix de guerre 1939-1945 — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération. Les références et le nombre de citations restent à rechercher.
Médaille coloniale avec agrafe Somalie — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération.
Médaille commémorative de la guerre 1939-1945 — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération.
Médaille des blessés — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération.
Lieux de mémoire
Rouen, Seine-Maritime, France — Ville natale, études religieuses et formation au grand séminaire.
Saint-Cyr-l’École, Yvelines, France — Formation d’élève officier de réserve après la Première Guerre mondiale.
Grignon, Yvelines, France — Noviciat religieux à partir de 1921.
Rome, Italie — Responsabilités au sein de sa congrégation avant son départ pour l’Afrique.
Brazzaville, République du Congo — Activités missionnaires avant et après la Seconde Guerre mondiale, ainsi que retour en novembre 1943.
Tchad — Affectation au Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad en avril 1940.
Syrie — Participation à la campagne militaire de juin 1941.
Djibouti — Secteur de surveillance du BM 4 à partir de juillet 1941.
Liban — Retour du BM 4 en juillet 1942.
Takrouna, Tunisie — Lieu de sa grave blessure au combat, le 11 mai 1943.
Tripoli, Libye ; Alexandrie et El Kantara, Égypte ; Beyrouth, Liban — Étapes de son évacuation sanitaire.
Atar, Mauritanie — Activités d’aumônier militaire et construction d’une chapelle après 1951.
Hôpital du Val-de-Grâce, Paris, France — Lieu du décès, le 1er mars 1956.
Chevilly-Larue, Val-de-Marne, France — Lieu de sépulture dans le cimetière privé des Pères du Saint-Esprit.
Références bibliographiques
Mémorial des Compagnons de la Libération 1940-1945, Chancellerie de l’Ordre de la Libération, Paris, 1961. Ouvrage de référence pour les parcours militaires et les décorations des Compagnons.
Les Français libres et la guerre du désert, ouvrages généraux consacrés aux campagnes des Forces françaises libres en Afrique du Nord. Référence bibliographique précise à compléter avant publication.
Références internet
Ordre de la Libération — Raymond DEFOSSE — Notice biographique officielle :
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/raymond-defosse
Ordre de la Libération — Répertoire numérique des dossiers individuels des Compagnons, lettre D :
Service historique de la Défense — Présentation des dossiers individuels du bureau Résistance, sous-série GR 16 P :
https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/ark/42089
Service historique de la Défense — Numérisation des dossiers de résistants GR 16 P :
https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/numerisation-du-fonds-de-la-sous-serie-gr-16-p
Dossier d’homologation consulté
Service historique de la Défense — GR 16 P 164858
Le dossier individuel de résistant de Raymond DEFOSSE est identifié sous la cote GR 16 P 164858.
Cette référence est expressément mentionnée dans le répertoire officiel des dossiers des Compagnons de la Libération, lettre D.
Elle constitue la cote à utiliser pour rechercher les documents administratifs relatifs à son engagement et à ses services dans les Forces françaises libres.
Le dossier original n’a pas été intégralement consulté.
Ordre de la Libération — Dossier individuel 1 A 264
Le dossier individuel de Raymond DEFOSSE est conservé sous la cote 1 A 264.
L’inventaire officiel mentionne un mémoire de proposition pour la croix de la Libération établi en 1943, une proposition de citation du 20 juin 1943, un extrait du décret du 2 juin 1943 ainsi qu’une carte de Compagnon de la Libération du 23 novembre 1979.
Il comprend également une fiche d’annuaire de la chancellerie et treize pièces de correspondance échangées avec l’Ordre entre 1956 et 2002.
Une copie d’un état des services provenant du Service historique de la Défense est également conservée dans ce dossier.
Plusieurs documents biographiques, dont une notice rédigée par M. LANDREAU en 1956, permettent de compléter son parcours personnel et militaire.
Enfin, les archives comprennent des documents concernant son décès et sa sépulture, notamment une allocution prononcée par le lieutenant-colonel REVAULT en 1956, ainsi que des éléments de correspondance relatifs à sa tombe.
Ces références archivistiques sont identifiées avec certitude, mais leur contenu original n’a pas été intégralement dépouillé.
Observations
Raymond DEFOSSE présente un parcours singulier parmi les Compagnons de la Libération. Prêtre missionnaire de la congrégation du Saint-Esprit, ancien combattant de la Première Guerre mondiale, il reprend les armes en 1939 avant de rejoindre la France libre dès août 1940.
Son engagement se déroule principalement dans les troupes coloniales et au sein du Bataillon de marche n° 4, dont il commande la 3e compagnie.
Sa conduite pendant le combat de Takrouna, le 11 mai 1943, constitue le principal fait d’armes ayant motivé sa nomination comme Compagnon de la Libération. Grièvement blessé au cours de l’attaque, il poursuit le commandement de sa compagnie jusqu’à la conquête et à la consolidation de l’objectif.
Après la guerre, il retrouve ses activités religieuses en Afrique, où il poursuit son ministère malgré les conséquences de ses blessures et la dégradation progressive de sa santé.
Une attention particulière doit être portée à son identification dans WordPress : Raymond DEFOSSE, Compagnon de la Libération, ne doit pas être confondu avec Antoine DELFOSSE, résistant belge dont une notice figure actuellement sur MVR sous le titre DEFOSSE.
Indice de fiabilité de la notice : Niveau B — L’état civil, la formation religieuse, le parcours militaire, le ralliement aux Forces françaises libres, les campagnes du BM 4, les circonstances de la blessure à Takrouna, la nomination comme Compagnon de la Libération et la carrière missionnaire d’après-guerre sont établis par l’Ordre de la Libération. Les dossiers GR 16 P 164858 et 1 A 264 sont identifiés. Le niveau B est retenu en raison de l’absence de consultation intégrale des dossiers individuels et des références complémentaires restant à vérifier pour certaines décorations.
Chronologie du résistant
| Date | Événement |
|---|---|
| 26 décembre 1897 | Naissance à Rouen. |
| Janvier 1916 | Mobilisation au 5e Régiment d’infanterie coloniale. |
| Mars 1917 | Départ pour le front. |
| Juillet 1918 | Citation à l’ordre du corps d’armée pendant les combats de la Marne. |
| Février 1919 | Nomination au grade d’aspirant. |
| Octobre 1919 | Démobilisation. |
| 1921 | Entrée au noviciat de Grignon. |
| 13 juillet 1924 | Ordination sacerdotale. |
| 1926 | Obtention du doctorat en théologie. |
| 1932-1933 | Fonctions de procureur de sa congrégation à Rome. |
| 1934 | Affectation au vicariat apostolique de Brazzaville. |
| 1939 | Mobilisation avec le grade de lieutenant. |
| Avril 1940 | Affectation au Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad. |
| 27 août 1940 | Ralliement aux Forces françaises libres. |
| Septembre 1940 | Promotion au grade de capitaine. |
| 1er mars 1941 | Commandement de la 3e compagnie du BM 4. |
| Juin 1941 | Campagne de Syrie. |
| Juillet 1941 | Départ pour l’Afrique de l’Est et surveillance de Djibouti. |
| Juillet 1942 | Retour au Liban. |
| Printemps 1943 | Participation à la campagne de Tunisie. |
| 11 mai 1943 | Grièvement blessé au combat de Takrouna. |
| 2 juin 1943 | Nomination comme Compagnon de la Libération. |
| Mai-août 1943 | Hospitalisations successives après sa blessure. |
| Novembre 1943 | Retour à Brazzaville et affectation spéciale. |
| Octobre 1945 | Démobilisation. |
| 1951 | Nomination comme aumônier militaire en Mauritanie. |
| Septembre 1955 | Retour en France pour raisons de santé. |
| 1er mars 1956 | Décès à l’hôpital du Val-de-Grâce, à Paris. |
Tableau des divergences entre sources
| Élément | Source 1 | Source 2 | Appréciation |
|---|---|---|---|
| Identité | Ordre de la Libération : Raymond DEFOSSE, né en 1897 à Rouen. | MVR, page /defosse/ : Antoine DELFOSSE, né en 1895 en Belgique. | Deux personnes distinctes. Ne pas fusionner les notices. |
| Nom du commandant au combat de Takrouna | Ordre de la Libération : Raymond DEFOSSE. | Certains récits militaires : graphie DEFOSSES. | Conserver DEFOSSE, conformément à la source institutionnelle. |
| Décret de la croix de la Libération | Ordre de la Libération : 2 juin 1943. | Répertoire officiel 1 A 264 : même date. | Concordance. |
| Décès | Ordre de la Libération : 1er mars 1956 à Paris. | Documents de sépulture répertoriés dans le dossier 1 A 264. | Concordance sur l’identité et le décès ; pièces originales non examinées. |
Sources consultées
Ordre de la Libération — Raymond DEFOSSE — Biographie officielle — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/raymond-defosse
Ordre de la Libération — Répertoire numérique des dossiers individuels des Compagnons, lettre D —
Service historique de la Défense — Dossiers individuels du bureau Résistance — https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/ark/42089
Service historique de la Défense — Numérisation de la sous-série GR 16 P — https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/numerisation-du-fonds-de-la-sous-serie-gr-16-p