La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

Les sources consultées indiquent qu’il est d’abord créé sous le nom de COMIDAC avant d’être rattaché au CNR et rebaptisé COMAC en mai 1944. La catégorie la plus exacte est celle d’organe de direction et de commandement militaire de la Résistance, plutôt que celle de réseau au sens strict.

Le COMIDAC est créé en février 1944 par le Comité central des mouvements de résistance. Lorsqu’il est rattaché au Conseil national de la Résistance le 13 mai 1944, il devient le COMAC. Les sources convergent pour le présenter comme la commission militaire du CNR et comme l’« organisme de direction et de commandement des FFI ».

Organisation interne

Le COMAC est une structure nationale très resserrée. Les sources consultées indiquent que ses trois membres sont Pierre VILLON, Jean de VOGÜÉ et Maurice KRIEGEL-VALRIMONT ; d’autres documents de mémoire de la Libération mentionnent ensuite les signatures de VAILLANT, VILLON et VALRIMONT sur des ordres du jour, ce qui reflète les usages politiques et clandestins du moment. Le COMAC travaille en relation avec le Délégué militaire national, avec les états-majors FFI et avec les délégués militaires régionaux.

Actions menées pendant la Résistance

Le COMAC élabore des directives, ordres du jour et consignes concernant l’action immédiate, les sabotages, la préparation de l’insurrection nationale et la participation des FFI aux opérations alliées. Les sources muséales soulignent qu’il donne une forte impulsion à la lutte armée tout en cherchant à l’articuler aux plans alliés. Son rôle est particulièrement visible durant l’été 1944 et lors de la Libération de Paris.

Liens avec d’autres réseaux ou mouvements

Le COMAC est directement lié au CNR, aux FFI, aux grands mouvements de Résistance représentés au CCMR, ainsi qu’aux structures militaires de coordination pilotées par le délégué militaire national. Les sources font aussi apparaître des tensions récurrentes avec Jacques CHABAN-DELMAS et d’autres responsables plus prudents sur la stratégie insurrectionnelle, ce qui montre que le COMAC est au cœur de l’articulation entre politique résistante et commandement militaire.

Chefs et figures marquantes

Pierre VILLON y représente le Front national et exerce une influence importante.

Jean de VOGÜÉ représente la zone nord

Maurice KRIEGEL-VALRIMONT

le MLN. Les sources consultées associent aussi le COMAC à Henri ROL-TANGUY pour la préparation de la Libération de Paris, ainsi qu’à Jacques CHABAN-DELMAS comme interlocuteur et parfois contradicteur. Georges-Louis REBATTET a également exercé des fonctions au COMAC avant d’être chargé de la coordination FFI dans plusieurs régions.

Victimes et morts

Les sources consultées ne fournissent pas de liste propre aux « victimes du COMAC », ce qui est logique puisqu’il s’agit d’un organe de direction et non d’une unité combattante homogène.

Les pertes doivent donc être recherchées au cas par cas dans les biographies de ses membres ou dans celles des responsables FFI liés à ses décisions.

Survivants identifiés

Pierre VILLON, Jean de VOGÜÉ et Maurice KRIEGEL-VALRIMONT survivent à la guerre. Henri ROL-TANGUY et Jacques CHABAN-DELMAS, étroitement liés à l’action du COMAC à l’été 1944, survivent également. Cette rubrique ne vaut ici que pour les figures les plus directement identifiables dans les sources consultées.

Fin du Comité

Le COMAC disparaît de fait avec la Libération, l’installation des autorités républicaines et l’intégration progressive des FFI dans l’armée régulière. Les sources consultées le montrent surtout actif de mai à août 1944, au moment où la Résistance armée atteint son plus haut niveau de centralisation politique et militaire.

Conséquences et mémoire

Le COMAC a joué un rôle essentiel dans la mise en cohérence de l’action armée résistante à l’échelle nationale, même si cette cohérence est restée partielle et discutée.

Les sources soulignent à la fois son importance symbolique dans l’unification des FFI et les controverses qu’il a suscitées sur la stratégie insurrectionnelle.

Sa mémoire est conservée dans les ordres du jour, les archives du CNR et les biographies des principaux acteurs de la Libération.

Références bibliographiques

Dictionnaire historique de la Résistance. Cette référence de base, signalée par la Fondation de la Résistance, comprend une entrée consacrée au Comité d’action militaire du CNR. Elle est essentielle pour replacer le COMAC dans l’architecture institutionnelle de la Résistance.

Histoire de la libération de Paris. Cet ouvrage, accessible par extrait, est utile pour comprendre le rôle concret du COMAC pendant l’insurrection parisienne et ses rapports avec les autres autorités résistantes et gaullistes. Il éclaire particulièrement l’été 1944.

Références internet

Musée de la Résistance en ligne. La page consacrée au COMAC expose sa création sous le nom de COMIDAC, son rattachement au CNR et sa composition. Elle constitue la meilleure synthèse directement centrée sur l’organisation. https://www.museedelaresistanceenligne.org/expo.php?expo=84&sstheme=946&stheme=318&theme=155

Musée de la Résistance en ligne. L’ordre du jour n°2 du 21 juin 1944 illustre l’activité normative du COMAC et son rôle d’impulsion de la lutte armée. C’est une source mémorielle précieuse pour observer son langage et ses priorités. https://museedelaresistanceenligne.org/media2866-Ordre-du-jour-n2-du-COmit-Militaire-dACtion-COMAC-21-juin-1944

Musée de la Résistance en ligne. L’ordre du jour n°5 du 28 août 1944 montre la continuité de son action pendant la Libération et l’articulation entre combat FFI et comités de libération. https://museedelaresistanceenligne.org/media5028-A-tous-les-combattants-des-FFI-Ordre-du-jour-n5-du-COMAC

Fondation de la Résistance. Les dossiers thématiques rappellent la transformation du COMIDAC en COMAC, sa place dans les circuits de commandement FFI et les débats qu’il suscite. Ils apportent un cadrage historiographique utile. https://www.fondationresistance.org/wp-content/uploads/2025/05/LettreResistance102.pdf

Ordre de la Libération. Les notices de Georges-Louis REBATTET, Henri ROL-TANGUY et Jacques CHABAN-DELMAS permettent de replacer le COMAC dans les biographies de plusieurs acteurs majeurs de la Libération. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/georges-louis-rebattet ; https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/henri-rol-tanguy ; https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/jacques-chaban-delmas

Sources consultées

Mémoire Vive de la Résistance, Musée de la Résistance en ligne, Fondation de la Résistance, Ordre de la Libération, Gallica par recherche terminologique, Wikipédia non retenue ici comme source principale, documents pédagogiques Éduscol et archives signalées par la Fondation.

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