Le sigle COPA désigne la structure issue du SOAM en zone sud ; pour la zone nord, la structure correspondante est le Bureau des opérations aériennes, BOA.
La forme principale historiquement retenue pour la zone nord doit donc être BOA, même si certaines sources contemporaines évoquent le COPA pour éclairer son équivalent méridional.
Variantes observées dans les sources : SOAM, COPA, SAP pour la zone sud ; BOA pour la zone nord.
Les sources consultées indiquent que Jean Moulin met en place en zone sud un service d’opérations aériennes d’abord appelé SOAM, ensuite renommé COPA au début de 1943.
Pour la zone nord, il confie ensuite à Jean AYRAL, alias Pal, la création d’une organisation analogue, le BOA, au printemps 1943. La formulation « COPA en zone nord » est donc inexacte si l’on s’en tient aux désignations attestées par les sources.
Organisation interne
Le BOA de zone nord est structuré en blocs territoriaux. Les sources muséales et documentaires consultées mentionnent au moins les blocs Centre, Est, Nord et Ouest. Jean AYRAL en assure d’abord la direction, assisté notamment par Pichard, alias Bel, et Deshaye, alias Rod.
Après l’arrestation d’Ayral, Paul SCHMIDT, alias Kim, prend la tête du BOA et cumule la coordination nationale avec la responsabilité de certains blocs.
Cette organisation fonctionne en lien étroit avec le BCRA et avec les mouvements de Résistance chargés de fournir équipes de réception, terrains et liaisons locales.
Actions menées pendant la Résistance
Le rôle principal du BOA en zone nord est d’organiser les parachutages et les atterrissages clandestins, c’est-à-dire la réception d’agents, de courrier, d’armes, de fonds et de matériel radio.
Les équipes locales repèrent les terrains, les homologuent, balisent les zones et assurent la récupération puis la redistribution des chargements. Cette mission place le BOA au cœur de l’armement progressif de la Résistance en zone occupée à partir de 1943.
Liens avec d’autres réseaux ou mouvements
Le BOA dépend du BCRA et travaille avec de nombreux mouvements de zone nord. Les sources consultées citent en particulier l’OCM, CDLR, le Front national, le MLN et Libération-Nord. Il ne s’agit donc pas d’un mouvement politique autonome, mais d’un service spécialisé de coordination technique des opérations aériennes au profit de l’ensemble de la Résistance intérieure.
Chefs et figures marquantes
Jean AYRAL joue le rôle fondateur en créant le BOA de zone nord au début de 1943 ; il est arrêté puis s’évade avant d’être rappelé à Londres.
Paul SCHMIDT, alias Kim, lui succède comme chef national du BOA en mai 1943 et organise l’ensemble des parachutages en zone nord.
Henri PERGAUD dirige ensuite le bloc Centre à partir de juillet 1943. Ces trajectoires sont bien attestées par les sources muséales et mémorielles consultées.
Victimes et morts
Les sources consultées ici ne fournissent pas, pour le seul BOA de zone nord, une liste synthétique et close des morts imputables à la structure entière. Elles permettent surtout d’identifier des arrestations et des remplacements successifs parmi les chefs. En l’état, il serait imprudent d’établir une liste générale sans dépouillement nominatif plus large des dossiers individuels.
Survivants identifiés
Paul SCHMIDT et Henri PERGAUD figurent parmi les responsables identifiables du BOA dans les sources consultées.
Jean AYRAL, en revanche, meurt en déportation en 1944 ; il ne peut donc être rangé parmi les survivants. Les sources ouvertes mobilisées ici ne permettent pas d’établir une liste exhaustive de tous les survivants du BOA.
Fin du réseau
Le BOA demeure actif jusqu’à la Libération dans le cadre plus large de la montée en puissance des FFI. Les sources consultées ne signalent pas un démantèlement unique, mais plutôt une intégration progressive de ses fonctions dans l’organisation générale des opérations aériennes de la Résistance à l’approche de la Libération.
Conséquences et mémoire
Le BOA de zone nord a une importance stratégique majeure, puisqu’il rend matériellement possible l’acheminement clandestin d’armes, de fonds et d’agents au profit des formations combattantes de la zone occupée.
Sa mémoire est surtout portée par les biographies de ses chefs, par les dossiers thématiques sur les opérations aériennes et par les travaux de la Fondation de la Résistance et du Musée de la Résistance en ligne.
Références bibliographiques
Les réseaux Action de la France Combattante. Cet ouvrage, cité par plusieurs ressources de synthèse, constitue une référence majeure pour l’histoire technique et organisationnelle des opérations clandestines, notamment des parachutages et atterrissages. Il permet de distinguer clairement le SOAM, le COPA, la SAP et le BOA, et d’éviter les confusions de terminologie.
Icare, Aviateurs et résistants. Cette revue spécialisée, signalée dans les bibliographies de synthèse sur la SAP et le COPA, est utile pour replacer les opérations aériennes clandestines dans leur contexte concret, humain et logistique. Elle complète utilement les notices biographiques des responsables du service.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne. Cette ressource explique clairement que le SOAM, devenu COPA en zone sud, a son pendant en zone nord avec le BOA créé par Jean Ayral. Elle est la source la plus utile pour corriger la formulation initiale et pour décrire la structure générale du service. https://museedelaresistanceenligne.org/media2935-Services-centraux-de-la-Rsistance
Fondation de la Résistance. Le dossier sur les opérations aériennes précise la mise en place du BOA en zone nord, son rôle national et ses rapports avec Jean Moulin et le BCRA. Il apporte une base solide pour l’organisation interne et la chronologie.: https://www.fondationresistance.org/wp-content/uploads/2025/05/Doc00006-008.pdf
Mémorial Jean Moulin de Salon-de-Provence. Ce dossier retrace l’évolution SOAM-COPA-SAP et précise qu’en avril 1943 le BOA est constitué en zone nord sous la responsabilité de Pal. Il apporte une synthèse claire des appellations successives. https://www.memorialjeanmoulin.fr/Dossiers?titre=OperationsAeriennes
Mémoire Vive de la Résistance. La notice Paul SCHMIDT confirme qu’il succède à Jean Ayral comme chef national du BOA en mai 1943 et organise les parachutages en zone nord. Elle est précieuse pour l’identification de la direction du service.: https://mvr.asso.fr/schmidt/
Références internet complémentaires
Site Jean Moulin. La page consacrée à la mission Rex rappelle la transformation du service en COPA, utile pour comprendre l’arrière-plan de zone sud auquel répond ensuite le BOA en zone nord. https://www.jeanmoulin.fr/MissionRex
Sources consultées
Mémoire Vive de la Résistance, Fondation de la Résistance, Musée de la Résistance en ligne, Ordre de la Libération, Wikipédia à titre complémentaire, Mémorial Jean Moulin de Salon-de-Provence, sites mémoriels associés.