La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

Service de liaison, de documentation et d’exploitation du renseignement créé à Paris, France, à l’automne 1944 dans l’environnement du Mouvement national des prisonniers de guerre et déportés (MNPGD).

Création du CDL

Le Centre de liaison et de documentation est créé à Paris, France, dans les mois qui suivent la Libération de Paris.

Les archives du fonds Jacques Bénet conservées à l’Humathèque Condorcet mentionnent un protocole signé le 1er novembre 1944 par Jacques Soustelle, Henri Frenay et Louis Auvray, pseudonyme de Jacques Bénet, instituant officiellement le Centre de liaison et de documentation.

Le CLD est conçu afin de centraliser les informations rapportées par les prisonniers de guerre rapatriés, les déportés revenus des camps, les travailleurs requis revenus d’Allemagne ainsi que les divers services issus de la Résistance.

Son objectif principal consiste à exploiter le renseignement recueilli durant l’effondrement du système nazi et pendant le retour massif des Français détenus ou déplacés en Allemagne.

Organisation interne

Les sources consultées ne permettent pas de reconstituer l’organigramme complet du CLD.

Les documents disponibles montrent toutefois que le CLD fonctionne comme une structure de centralisation documentaire et de renseignement.

Il recueille les témoignages, rapports et informations provenant :

  • des prisonniers de guerre rapatriés ;
  • des déportés résistants ;
  • des déportés raciaux ;
  • des travailleurs du Service du travail obligatoire revenus d’Allemagne ;
  • des services administratifs de la Libération.

Le CLD travaille dans un cadre institutionnel associant des représentants du Gouvernement provisoire et des anciens responsables du MNPGD.

Actions menées

Le CLD est créé après la Libération de Paris.

Il ne peut donc pas être considéré comme un réseau clandestin ayant mené des actions de Résistance sous l’Occupation.

Son activité relève toutefois directement de l’exploitation des informations recueillies grâce aux réseaux résistants issus des mouvements de prisonniers de guerre.

Les sources indiquent que les renseignements recueillis permettent notamment :

  • l’identification de sites militaires allemands ;
  • la localisation d’installations stratégiques ;
  • l’exploitation d’informations relatives aux armes secrètes allemandes ;
  • la centralisation de données sur les camps de concentration et de prisonniers.

Les documents disponibles mentionnent notamment l’exploitation d’informations relatives aux installations des armes V1 et V2.

Liens avec d’autres réseaux

Le CLD est directement issu du milieu des prisonniers de guerre résistants.

Ses principaux liens concernent :

  • le Rassemblement national des prisonniers de guerre (RNPG) ;
  • le Mouvement national des prisonniers de guerre et déportés (MNPGD) ;
  • le ministère des Prisonniers, Déportés et Réfugiés dirigé par Henri Frenay ;
  • les services représentés par Jacques Soustelle.

Le CLD constitue l’un des prolongements administratifs et documentaires de l’action menée par les mouvements de prisonniers de guerre résistants durant l’Occupation.

Chefs et figures marquantes

Jacques BÉNET, alias Louis Auvray, participe à la création du CLD. Ancien dirigeant du RNPG puis du MNPGD, il survit à la guerre.

Henri FRENAY participe à la mise en place du CLD dans le cadre de ses fonctions gouvernementales. Ancien chef du mouvement Combat, il survit à la guerre.

Jacques SOUSTELLE est associé au protocole de création du CLD. Compagnon de la Libération et responsable gaulliste, il survit à la guerre.

Victimes et morts

Aucune victime directement rattachée au CLD n’a été identifiée lors de la présente recherche.

La structure ayant été créée après la Libération, les pertes associées aux mouvements antérieurs relèvent principalement du RNPG, du MRPGD, du CNPG et du MNPGD.

Survivants identifiés

Jacques Bénet, Henri Frenay et Jacques Soustelle survivent à la guerre.

Fin du CDL

Les recherches effectuées n’ont pas permis de retrouver la date exacte de disparition du CLD.

Son activité paraît liée à la période de retour des prisonniers, déportés et travailleurs rapatriés ainsi qu’à l’exploitation du renseignement recueilli en Allemagne à la fin du conflit.

La structure disparaît progressivement avec la réorganisation administrative de l’après-guerre et l’intégration de ses missions dans les administrations permanentes de l’État.

Conséquences et mémoire

Le CLD constitue l’un des maillons de la transition entre les mouvements de Résistance issus des prisonniers de guerre et les structures administratives de la Libération.

Il contribue à la collecte et à l’exploitation d’informations importantes concernant l’Allemagne nazie, les camps, les prisonniers et les infrastructures militaires allemandes.

Sa mémoire est principalement conservée par les archives du fonds Jacques Bénet et par les études consacrées au RNPG et au MNPGD.

Références bibliographiques

Christophe LEWIN, Le Retour des prisonniers de guerre français. Naissance et développement de la FNDPG, 1944-1952. Étude universitaire consacrée au retour des prisonniers de guerre et aux structures issues des mouvements de prisonniers de guerre résistants.

Jacques BÉNET, Historique du Mouvement national des prisonniers de guerre et déportés (MNPGD). Ouvrage retraçant l’évolution des mouvements de prisonniers de guerre résistants dont est issu le CLD.

Jacques BÉNET, Historique de la création et des activités du Rassemblement national des prisonniers de guerre (RNPG). Témoignage fondamental permettant de comprendre l’environnement ayant conduit à la création du CLD.

Jean VÉDRINE, Les Prisonniers de guerre, Vichy et la Résistance, 1940-1945. Étude consacrée aux prisonniers de guerre et aux mouvements issus de leur milieu.

François MARCOT (dir.), Dictionnaire historique de la Résistance. Ouvrage collectif de référence sur les mouvements de Résistance intérieure.

Références internet

Humathèque Condorcet Description du fonds Jacques Bénet mentionnant le protocole du 1er novembre 1944 créant le Centre de liaison et de documentation. URL : https://archives.humatheque-condorcet.fr/ark:/40358/24516.623971

Persée Inventaire des archives de l’IHTP mentionnant les fonds relatifs au CLD et aux archives Jacques Bénet. URL : https://www.persee.fr/doc/ihtp_0247-0101_2001_num_77_1_1731

Musée de la Résistance en ligne Documentation relative au MNPGD et aux mouvements de prisonniers de guerre résistants. URL : https://www.museedelaresistanceenligne.org/

Wikipédia Notice Jacques Bénet mentionnant la création du CLD après la Libération. URL : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_B%C3%A9net

Dossier d’homologation

Aucun dossier collectif d’homologation spécifique au CLD n’a été retrouvé lors de la présente recherche.

Observations

Le Centre de liaison et de documentation ne constitue pas un mouvement de Résistance clandestin au sens strict.

Il s’agit d’un service créé après la Libération afin de centraliser et d’exploiter les renseignements recueillis auprès des prisonniers, déportés, rapatriés et travailleurs revenus d’Allemagne.

Les sources disponibles permettent de confirmer son existence et son rôle général mais ne permettent pas de reconstituer son organigramme complet ni ses effectifs.

Les sources divergent légèrement sur la date de création, certaines évoquant l’automne 1944 tandis que les archives Jacques Bénet mentionnent précisément un protocole du 1er novembre 1944.

Indice de fiabilité B  

L’existence du Centre de liaison et de documentation est confirmée par plusieurs sources concordantes, notamment les archives du fonds Jacques Bénet et les travaux historiques consacrés au RNPG et au MNPGD.

Cependant, la documentation disponible demeure partielle concernant son organisation interne, ses effectifs, sa durée exacte d’activité et le détail de ses opérations.

La notice repose sur des sources archivistiques solides mais incomplètes, ce qui ne permet pas d’atteindre le niveau de fiabilité A.

Chronologie

DateÉvénement
12 mars 1944Création du MNPGD
Août 1944Libération de Paris
Automne 1944Mise en place du CLD
1er novembre 1944Signature du protocole de création
1944-1945Exploitation des renseignements recueillis auprès des rapatriés et déportés

Sources consultées le 5 juin 2026

Humathèque Condorcet : fonds Jacques Bénet, protocole de création du CLD. https://archives.humatheque-condorcet.fr/ark:/40358/24516.623971

Persée : inventaire des fonds documentaires relatifs au CLD et à Jacques Bénet. https://www.persee.fr/doc/ihtp_0247-0101_2001_num_77_1_1731

Fondation de la Résistance : recherches documentaires sur le RNPG et le MNPGD. https://www.fondationresistance.org/

Musée de la Résistance en ligne : documentation relative au MNPGD. https://www.museedelaresistanceenligne.org/

Mémoire des Hommes : recherche générale, aucun dossier collectif spécifique retrouvé. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/

Ordre de la Libération : recherche générale. https://www.ordredelaliberation.fr/

Gallica BnF : recherches bibliographiques sur les mouvements de prisonniers de guerre résistants. https://gallica.bnf.fr/

Wikipédia : notice Jacques Bénet utilisée uniquement après recoupement. https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_B%C3%A9net

Centre de liaison et de documentation (CLD)

Service de liaison, de documentation et d’exploitation du renseignement créé à Paris, France, à l’automne 1944 dans l’environnement du Mouvement national des prisonniers de guerre et déportés (MNPGD).

Variantes observées

  • Centre de liaison et de documentation
  • CLD

Aucune autre dénomination officielle n’a été retrouvée dans les sources consultées.

Création du CDL

Le Centre de liaison et de documentation est créé à Paris, France, dans les mois qui suivent la Libération de Paris.

Les archives du fonds Jacques Bénet conservées à l’Humathèque Condorcet mentionnent un protocole signé le 1er novembre 1944 par Jacques Soustelle, Henri Frenay et Louis Auvray, pseudonyme de Jacques Bénet, instituant officiellement le Centre de liaison et de documentation.

Le CLD est conçu afin de centraliser les informations rapportées par les prisonniers de guerre rapatriés, les déportés revenus des camps, les travailleurs requis revenus d’Allemagne ainsi que les divers services issus de la Résistance.

Son objectif principal consiste à exploiter le renseignement recueilli durant l’effondrement du système nazi et pendant le retour massif des Français détenus ou déplacés en Allemagne.

Organisation interne

Les sources consultées ne permettent pas de reconstituer l’organigramme complet du CLD.

Les documents disponibles montrent toutefois que le CLD fonctionne comme une structure de centralisation documentaire et de renseignement.

Il recueille les témoignages, rapports et informations provenant :

  • des prisonniers de guerre rapatriés ;
  • des déportés résistants ;
  • des déportés raciaux ;
  • des travailleurs du Service du travail obligatoire revenus d’Allemagne ;
  • des services administratifs de la Libération.

Le CLD travaille dans un cadre institutionnel associant des représentants du Gouvernement provisoire et des anciens responsables du MNPGD.

Actions menées

Le CLD est créé après la Libération de Paris.

Il ne peut donc pas être considéré comme un réseau clandestin ayant mené des actions de Résistance sous l’Occupation.

Son activité relève toutefois directement de l’exploitation des informations recueillies grâce aux réseaux résistants issus des mouvements de prisonniers de guerre.

Les sources indiquent que les renseignements recueillis permettent notamment :

  • l’identification de sites militaires allemands ;
  • la localisation d’installations stratégiques ;
  • l’exploitation d’informations relatives aux armes secrètes allemandes ;
  • la centralisation de données sur les camps de concentration et de prisonniers.

Les documents disponibles mentionnent notamment l’exploitation d’informations relatives aux installations des armes V1 et V2.

Liens avec d’autres réseaux

Le CLD est directement issu du milieu des prisonniers de guerre résistants.

Ses principaux liens concernent :

  • le Rassemblement national des prisonniers de guerre (RNPG) ;
  • le Mouvement national des prisonniers de guerre et déportés (MNPGD) ;
  • le ministère des Prisonniers, Déportés et Réfugiés dirigé par Henri Frenay ;
  • les services représentés par Jacques Soustelle.

Le CLD constitue l’un des prolongements administratifs et documentaires de l’action menée par les mouvements de prisonniers de guerre résistants durant l’Occupation.

Chefs et figures marquantes

Jacques BÉNET, alias Louis Auvray, participe à la création du CLD. Ancien dirigeant du RNPG puis du MNPGD, il survit à la guerre.

Henri FRENAY participe à la mise en place du CLD dans le cadre de ses fonctions gouvernementales. Ancien chef du mouvement Combat, il survit à la guerre.

Jacques SOUSTELLE est associé au protocole de création du CLD. Compagnon de la Libération et responsable gaulliste, il survit à la guerre.

Victimes et morts

Aucune victime directement rattachée au CLD n’a été identifiée lors de la présente recherche.

La structure ayant été créée après la Libération, les pertes associées aux mouvements antérieurs relèvent principalement du RNPG, du MRPGD, du CNPG et du MNPGD.

Survivants identifiés

Jacques Bénet, Henri Frenay et Jacques Soustelle survivent à la guerre.

Fin du CDL

Les recherches effectuées n’ont pas permis de retrouver la date exacte de disparition du CLD.

Son activité paraît liée à la période de retour des prisonniers, déportés et travailleurs rapatriés ainsi qu’à l’exploitation du renseignement recueilli en Allemagne à la fin du conflit.

La structure disparaît progressivement avec la réorganisation administrative de l’après-guerre et l’intégration de ses missions dans les administrations permanentes de l’État.

Conséquences et mémoire

Le CLD constitue l’un des maillons de la transition entre les mouvements de Résistance issus des prisonniers de guerre et les structures administratives de la Libération.

Il contribue à la collecte et à l’exploitation d’informations importantes concernant l’Allemagne nazie, les camps, les prisonniers et les infrastructures militaires allemandes.

Sa mémoire est principalement conservée par les archives du fonds Jacques Bénet et par les études consacrées au RNPG et au MNPGD.

Références bibliographiques

Christophe LEWIN, Le Retour des prisonniers de guerre français. Naissance et développement de la FNDPG, 1944-1952. Étude universitaire consacrée au retour des prisonniers de guerre et aux structures issues des mouvements de prisonniers de guerre résistants.

Jacques BÉNET, Historique du Mouvement national des prisonniers de guerre et déportés (MNPGD). Ouvrage retraçant l’évolution des mouvements de prisonniers de guerre résistants dont est issu le CLD.

Jacques BÉNET, Historique de la création et des activités du Rassemblement national des prisonniers de guerre (RNPG). Témoignage fondamental permettant de comprendre l’environnement ayant conduit à la création du CLD.

Jean VÉDRINE, Les Prisonniers de guerre, Vichy et la Résistance, 1940-1945. Étude consacrée aux prisonniers de guerre et aux mouvements issus de leur milieu.

François MARCOT (dir.), Dictionnaire historique de la Résistance. Ouvrage collectif de référence sur les mouvements de Résistance intérieure.

Références internet

Humathèque Condorcet Description du fonds Jacques Bénet mentionnant le protocole du 1er novembre 1944 créant le Centre de liaison et de documentation. URL : https://archives.humatheque-condorcet.fr/ark:/40358/24516.623971

Persée Inventaire des archives de l’IHTP mentionnant les fonds relatifs au CLD et aux archives Jacques Bénet. URL : https://www.persee.fr/doc/ihtp_0247-0101_2001_num_77_1_1731

Musée de la Résistance en ligne Documentation relative au MNPGD et aux mouvements de prisonniers de guerre résistants. URL : https://www.museedelaresistanceenligne.org/

Wikipédia Notice Jacques Bénet mentionnant la création du CLD après la Libération. URL : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_B%C3%A9net

Dossier d’homologation

Aucun dossier collectif d’homologation spécifique au CLD n’a été retrouvé lors de la présente recherche.

Observations

Le Centre de liaison et de documentation ne constitue pas un mouvement de Résistance clandestin au sens strict.

Il s’agit d’un service créé après la Libération afin de centraliser et d’exploiter les renseignements recueillis auprès des prisonniers, déportés, rapatriés et travailleurs revenus d’Allemagne.

Les sources disponibles permettent de confirmer son existence et son rôle général mais ne permettent pas de reconstituer son organigramme complet ni ses effectifs.

Les sources divergent légèrement sur la date de création, certaines évoquant l’automne 1944 tandis que les archives Jacques Bénet mentionnent précisément un protocole du 1er novembre 1944.

Indice de fiabilité B  

L’existence du Centre de liaison et de documentation est confirmée par plusieurs sources concordantes, notamment les archives du fonds Jacques Bénet et les travaux historiques consacrés au RNPG et au MNPGD.

Cependant, la documentation disponible demeure partielle concernant son organisation interne, ses effectifs, sa durée exacte d’activité et le détail de ses opérations.

La notice repose sur des sources archivistiques solides mais incomplètes, ce qui ne permet pas d’atteindre le niveau de fiabilité A.

Chronologie

DateÉvénement
12 mars 1944Création du MNPGD
Août 1944Libération de Paris
Automne 1944Mise en place du CLD
1er novembre 1944Signature du protocole de création
1944-1945Exploitation des renseignements recueillis auprès des rapatriés et déportés

Sources consultées le 5 juin 2026

Humathèque Condorcet : fonds Jacques Bénet, protocole de création du CLD. https://archives.humatheque-condorcet.fr/ark:/40358/24516.623971

Persée : inventaire des fonds documentaires relatifs au CLD et à Jacques Bénet. https://www.persee.fr/doc/ihtp_0247-0101_2001_num_77_1_1731

Fondation de la Résistance : recherches documentaires sur le RNPG et le MNPGD. https://www.fondationresistance.org/

Musée de la Résistance en ligne : documentation relative au MNPGD. https://www.museedelaresistanceenligne.org/

Mémoire des Hommes : recherche générale, aucun dossier collectif spécifique retrouvé. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/

Ordre de la Libération : recherche générale. https://www.ordredelaliberation.fr/

Gallica BnF : recherches bibliographiques sur les mouvements de prisonniers de guerre résistants. https://gallica.bnf.fr/

Wikipédia : notice Jacques Bénet utilisée uniquement après recoupement. https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_B%C3%A9net

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