Les combats d’Elsenau se déroulent en février 1945 en Poméranie, province du Reich allemand aujourd’hui située en Pologne.
Ce fait s’inscrit dans l’offensive soviétique Vistule-Oder. Ce combat concerne des ressortissants français engagés dans la 33e Division SS Charlemagne. Le contexte est celui d’une tentative désespérée de l’armée allemande pour stabiliser le front face à l’Armée Rouge. L’intérêt stratégique pour les forces allemandes est de maintenir une ligne de défense pour permettre l’évacuation des réfugiés et des unités en retraite vers l’ouest du fleuve Oder.
L’affrontement a lieu du 24 au 26 février 1945 à Elsenau, Poméranie. Les forces en présence opposent le 1er Régiment de la Division Charlemagne, composé de volontaires français, aux divisions blindées et à l’infanterie soviétique.
L’objectif est de tenir la localité d’Elsenau pour briser l’élan des chars russes. Les étapes clés incluent une défense de rue après d’intenses barrages d’artillerie.
Le bilan immédiat est l’anéantissement de plusieurs compagnies françaises et une percée soviétique qui force les survivants à un repli chaotique vers Hammerstein.
Figures marquantes
Edgar PUAUD est le Generalmajor commandant la division durant cette bataille. Il coordonne la défense avant de disparaître lors de la retraite générale de Poméranie.
Jean BASSOMPIERRE est un officier supérieur impliqué dans la défense du secteur d’Elsenau. Il est capturé plus tard et sera jugé en France après la guerre.
Victimes
On estime à plusieurs centaines le nombre de combattants français tués lors de ces trois jours d’affrontements. Les corps sont pour la plupart restés sur le champ de bataille sans sépultures identifiées à l’époque.
Survivants
Les rares survivants de ce choc frontal se sont regroupés à Körlin pour tenter une nouvelle résistance. Beaucoup ont fini la guerre dans des camps de prisonniers soviétiques ou ont été exécutés lors de la capture.
Conséquences
Les combats d’Elsenau marquent le début de la destruction de l’unité Charlemagne.
Sur le plan militaire, l’action est un échec total face à la disproportion des forces. Sur le plan historique, cet événement documente l’engagement ultime de la collaboration militaire française.
Après la guerre, les survivants ont fait l’objet de poursuites pour trahison par la justice française.
Mémoire et lieux commémoratifs
Il n’existe aucun monument officiel en France pour ces combats liés à la collaboration militaire. Seules des sépultures militaires entretenues par des organisations internationales en Pologne peuvent marquer le lieu des affrontements à Olszany.
Références bibliographiques
La Division Charlemagne, Jean MABIRE, Fayard, 1974. Cet ouvrage de référence retrace le parcours de l’unité et consacre des chapitres détaillés aux combats de Poméranie en février 1945.
For Europe : The French Volunteers of the Waffen-SS, Robert FORBES, Helion, 2006. Ce livre fournit une analyse militaire précise des engagements français sur le front de l’Est.
Références internet
Service Historique de la Défense Conserve les dossiers des procès de la collaboration et les fiches des engagés volontaires français sous uniforme allemand. https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/
Sources consultées
Service Historique de la Défense, https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/, 26 avril 2026.
Gallica BnF, https://gallica.bnf.fr/, 26 avril 2026.