L’opération Gaff est une mission de sabotage et de harcèlement lancée par le Special Air Service britannique en juillet et août 1944.
Le contexte stratégique est la progression alliée après la percée d’Avranches. Initialement conçue pour éliminer le maréchal ROMMEL, la mission est réorientée vers le secteur de Mantes, Seine-et-Oise, France, après la blessure de ce dernier.
L’intérêt stratégique est de désorganiser les lignes de communication allemandes sur la Seine et de collecter des renseignements sur les mouvements de troupes ennemis tentant de bloquer l’avance américaine vers Paris.
L’attaque ciblée contre les installations de la Kommandantur et les centres de logistique se déroule autour du 15 août 1944 à Mantes, Seine-et-Oise, France.
Les forces en présence comprennent un détachement de six hommes du SAS commandé par le Captain Raymond LEE et des éléments des Forces Françaises de l’Intérieur locaux.
L’objectif est de frapper les centres de décision allemands et de détruire le parc automobile de l’état-major.
Le commando utilise des mines magnétiques et des armes automatiques pour neutraliser les véhicules et les sentinelles. Le bilan immédiat est la destruction de plusieurs camions et voitures de commandement, ainsi que l’interruption temporaire des liaisons téléphoniques militaires dans le secteur de Mantes.
Figures marquantes
Raymond LEE est le Captain du SAS dirigeant l’opération Gaff sur le terrain. Il coordonne les actions de sabotage avec les maquis locaux jusqu’à la libération de la ville. Il survit à la guerre. Plusieurs résistants locaux ont servi de guides et d’éclaireurs pour le commando britannique mais leurs noms sont restés moins documentés dans les rapports officiels du SAS.
Victimes
Il n’y a pas de pertes enregistrées au sein du commando britannique lors de cette action spécifique. Les pertes allemandes sont estimées à plusieurs soldats tués ou blessés lors des échanges de tirs près des bâtiments réquisitionnés.
Survivants
L’ensemble des membres du détachement de Raymond LEE a survécu à la mission et a rejoint les lignes de la 3e Armée américaine lors de la capture de Mantes le 20 août 1944.
Conséquences
L’opération Gaff a contribué au climat d’insécurité pour les officiers allemands et a accéléré le repli des services administratifs de la Wehrmacht vers la rive droite de la Seine.
La réaction allemande fut une fouille systématique des bois environnants sans succès. Cette mission illustre la coopération technique entre les forces spéciales alliées et la résistance intérieure française.
Les membres du SAS impliqués ont reçu des distinctions militaires britanniques pour leur audace derrière les lignes ennemies.
Mémoire et lieux commémoratifs
Stèle de la Libération située sur la place de la mairie de Mantes-la-Jolie, Yvelines. Rue du 20 août 1944 à Mantes-la-Jolie, Yvelines, marquant la date de la libération totale de la zone.
Références bibliographiques
Les SAS Français, David PORTIER, Nimrod, 2010. Cet ouvrage de référence détaille l’histoire des unités SAS et mentionne les missions de harcèlement comme l’opération Gaff en région parisienne.
La campagne de France, Jean-Christophe NOTIN, Perrin, 2014. Ce livre analyse les actions des commandos alliés et leur coordination avec les maquis pour faciliter la percée vers Paris en août 1944.
Références internet
Fondation de la Résistance Propose des articles sur les opérations spéciales alliées et le rôle des équipes de liaison parachutées. https://www.fondationresistance.org/
Mémoire des Hommes Permet d’accéder aux dossiers des réseaux de résistance ayant collaboré avec les services de renseignement britanniques. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/
Sources consultées
Service Historique de la Défense, https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/, 26 avril 2026.
Fondation de la Résistance, https://www.fondationresistance.org/, 26 avril 2026.
Mémoire des Hommes, https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/, 26 avril 2026.