La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

Les combats de Körlin se déroulent au début du mois de mars 1945 en Poméranie, aujourd’hui Karlino en Pologne. Ils font suite à la défaite d’Elsenau.

La localité de Körlin est transformée en point d’appui par les restes de la Division Charlemagne et des éléments de la Wehrmacht. Le contexte est celui de l’encerclement total par les forces soviétiques progressant vers la mer Baltique.

L’intérêt stratégique de la position est de fixer les troupes russes pour permettre le repli d’autres unités vers le port de Kolberg et l’évacuation maritime.

Le siège et les combats durent du 1er au 5 mars 1945 à Körlin, Poméranie.

Environ trois mille hommes de la Division Charlemagne sont encerclés. L’objectif est de résister sur place puis de tenter une percée nocturne à travers les lignes soviétiques.

La phase clé est la sortie de la nuit du 4 au 5 mars 1945, menée dans des conditions climatiques extrêmes. Le bilan immédiat est un désastre militaire avec la perte de la majorité des effectifs restants, tués ou faits prisonniers lors de la tentative de rupture du cercle.

Figures marquantes

Edgar PUAUD est vu pour la dernière fois à Körlin lors de la sortie de la ville. Blessé, son sort définitif demeure inconnu, bien qu’il soit présumé mort durant le combat.

Jean BASSOMPIERRE dirige l’une des colonnes de sortie et parvient à s’échapper momentanément du piège avant d’être capturé par les troupes soviétiques.

Victimes

Plusieurs centaines de volontaires français meurent lors des combats de rue ou sont fauchés par l’artillerie soviétique lors de la sortie de Körlin.

Le site est le lieu de l’une des pertes les plus massives pour les Français engagés dans la Waffen-SS.

Survivants

Quelques centaines de survivants parviennent à rejoindre la ville de Kolberg après des marches forcées dans la neige. Ils seront évacués par mer pour continuer les combats jusqu’à Berlin.

Conséquences

La bataille de Körlin signifie la fin de la Division Charlemagne en tant qu’unité organique.

La réaction soviétique fut d’éliminer toute poche de résistance pour sécuriser l’arrière de leur front.

Les conséquences pour les survivants furent la capture et, pour beaucoup, le peloton d’exécution ou la déportation en Sibérie avant un éventuel retour et jugement en France.

Mémoire et lieux commémoratifs

Il n’y a pas de monument officiel en hommage à ces combattants en France. Des plaques d’identification ont été retrouvées par des services de recherche polonais dans les zones de combat autour de Karlino.

Références bibliographiques

Mourir à Berlin, Jean MABIRE, Fayard, 1970. Ce récit historique traite de la fin des engagés français sur le front de l’Est, incluant le désastre de Körlin.

Encyclopédie de l’Ordre Nouveau, Grégory BOUYSSE, Privé, 2016. Cet ouvrage regroupe des notices biographiques sur les officiers et sous-officiers français impliqués dans ces combats.

Références internet

Gallica (BnF) Permet de consulter les témoignages publiés dans la presse d’après-guerre et les récits de procès liés aux survivants de Körlin. https://gallica.bnf.fr/

Sources consultées

Service Historique de la Défense, https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/, 26 avril 2026. Gallica BnF, https://gallica.bnf.fr/, 26 avril 2026. Mémoire des Hommes, https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/, 26 avril 2026.

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