René CLIPPE, né le 30 mars 1907 à Bourlers Belgique.
René Jules Célestin Clippe est identifié comme officier radio de la marine marchande. Cette compétence technique, attestée dans les archives belges, correspond au profil typique des opérateurs radio clandestins employés par les services de renseignement pendant l’Occupation.
Il est reconnu dans les fonds SRA de la Sûreté de l’État belge, avec une demande et une obtention d’un statut de reconnaissance nationale comme agent « intelligence and intervention ».
René Clippe est membre du réseau/service Mill et figure parmi les responsables indexés pour ce service.
Missions et actions
La documentation d’archives disponible en ligne l’associe à Mill au niveau de la responsabilité, ce qui, combiné à sa qualification d’officier radio, permet de retenir avec prudence son rôle d’opérateur de transmissions au profit des liaisons clandestines du service.
La page de synthèse associative consacrée à Mill le nomme explicitement comme opérateur radio, identifié par l’alias « MILLSTONE », chargé d’assurer des liaisons chiffrées avec Londres ; cette information provient d’une fiche non institutionnelle et n’est pas reprise ici comme fait « officiel » sans réserve, mais elle concorde avec son profil professionnel et sa place de responsable au sein du service.
Arrestation / évasion / déportation
Une période d’emprisonnement est documentée : du 25 mai 1944 au 3 septembre 1944. Les bases consultées ne détaillent pas, à ce stade, les circonstances précises de l’arrestation, les lieux de détention ou une éventuelle procédure de déportation.
Camarades de combat
Au sein de Mill, il est associé à Adrien Marquet (chef du service) et à d’autres responsables indexés dans la base belge, dont Raoul Botte. Cette proximité fonctionnelle s’inscrit dans l’organisation d’un service de renseignement à direction resserrée.
Retour à la vie civile
Les bases consultées ne fournissent pas d’éléments consolidés sur sa vie après 1945, ni sa date et son lieu de décès.
Décorations
Aucune décoration française n’a été retrouvée à son nom dans les bases françaises consultées.
Les archives belges consultées mentionnent un statut de reconnaissance nationale et un grade (capitaine) dans le cadre ARA/SRA.
Lieux de mémoire
Aucun lieu de mémoire nominatif n’a été retrouvé dans les bases officielles consultées. Son nom demeure en revanche indexé dans les fonds et bases belges relatifs à la Résistance.
Références bibliographiques
C’était Tégal. Un réseau de renseignements en Belgique occupée (1940-1944), Emmanuel Debruyne, Labor, 2003. Même si l’ouvrage porte d’abord sur Tégal, il est utile pour comprendre les besoins en transmissions, le rôle déterminant des opérateurs radio et la mutualisation des moyens entre réseaux. Il donne au lecteur les clés pour situer la fonction d’un opérateur lié à Mill dans l’économie générale du renseignement allié.
La guerre secrète des services de renseignements et d’action 1940-1944, Jacques Fosty, (éditeur non retrouvé dans les bases consultées), 1987. Ouvrage de synthèse sur les services belges et leurs agents, précieux pour replacer les opérateurs radio dans les dispositifs de Londres (liaisons, sécurité, radiogoniométrie). Il aide à comprendre les contraintes techniques et les risques spécifiques du métier d’opérateur clandestin.
Services de renseignements et société. Le cas du réseau Tégal, 1940-1944, Emmanuel Debruyne, Cahiers d’Histoire du Temps présent, n° 9, 2001. Article savant qui décrit les structures et la culture opérationnelle du renseignement belge et ses interactions. Il sert de cadre analytique pour comprendre pourquoi les opérateurs radio, parfois « prêtés » ou détachés, sont des pièces critiques et exposées.
Références internet
Resistance in Belgium (Archives de l’État en Belgique / CegeSoma) – Fiche René Clippe Donne l’identité complète, la date et le lieu de naissance, la profession (officier radio marine marchande), l’appartenance à Mill, l’épisode d’emprisonnement (1944) et l’ancrage archivistique AA1333. URL : https://data.arch.be/wiki/Item:Q7337
Resistance in Belgium – Fiche « Mill » Notice-réseau listant René Clippe parmi les responsables de Mill. URL : https://data.arch.be/wiki/Item:Q4313
Mémoire Vive de la Résistance – « Le réseau Mill (Belgique) » Fiche de réseau/mouvement (site associatif, non institutionnel) mentionnant l’alias « MILLSTONE » et attribuant à Clippe le rôle d’opérateur radio assurant des liaisons chiffrées avec Londres. URL : https://mvr.asso.fr/le-reseau-mill-belgique/
Dossier d’homologation consulté : oui/non – cote SHD
Non. Aucune cote SHD nominative n’a été identifiée. Une référence archivistique belge est disponible : SRA/Sûreté de l’État, fonds BE-A0547_2674_AA1333, numéro d’inventaire 8215.
Observations
L’identité est solidement établie par les archives belges (noms complets et variantes). En revanche, la date et le lieu de décès ne figurent pas dans les notices belges consultées en ligne ; l’information n’est donc pas intégrée.
Sources consultées le 14 février 2026
- Maitron Résistance : absence confirmée après consultation (aucune notice pertinente identifiée).
- Fondation de la Résistance : absence confirmée après consultation.
- Musée de la Résistance en ligne : absence confirmée après consultation.
- Mémoire des Hommes / site Mémoire des Hommes : absence confirmée après consultation.
- Musée de la Résistance de Champigny-sur-Marne / site du musée : absence confirmée après consultation.
- Ordre de la Libération : absence confirmée après consultation (aucune notice nominative identifiée).
- Base Léonore : absence confirmée après consultation.
- Gallica BnF : absence confirmée après consultation (aucun résultat probant retenu).
- SHD : absence confirmée après consultation (aucune cote SHD nominative identifiée).
- Légifrance : absence confirmée après consultation (aucun décret nominatif retenu).
- Resistance in Belgium (Archives de l’État en Belgique / CegeSoma) : source principale pour l’état civil, la profession, l’appartenance à Mill et l’emprisonnement 1944.
- Mémoire Vive de la Résistance : fiche de réseau (non institutionnelle) signalant l’alias « MILLSTONE » ; utilisée avec réserve.