Jean CASTAN, né le 10 juin 1920 à Saint-André-de-Valborgne (Gard), mort le 8 mai 2018 à Alès (Gard)
Né dans les Cévennes gardoises, Jean CASTAN appartient à une génération formée dans l’entre-deux-guerres et entrée dans la vie adulte au moment de l’effondrement de 1940. Les sources consultées ne permettent pas de documenter avec certitude son niveau d’études ni son métier avant l’Occupation.
Engagement dans la Résistance
Jean CASTAN s’engage dans la Résistance armée dans le Gard au sein du maquis Aigoual-Cévennes. Il est présenté comme chef de camp du cantonnement d’Aire-de-Côte (commune de Saint-Jean-du-Gard), installé dans une zone boisée et escarpée servant de base à des réfractaires et résistants.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Les informations disponibles l’inscrivent dans l’environnement des maquis du secteur Aigoual-Cévennes, regroupant des résistants locaux et des réfractaires au STO. Les bases obligatoires consultées ne permettent pas, à ce stade, d’attribuer avec certitude une appartenance nominative à un mouvement national précis (AS, FTP, etc.) pour Jean CASTAN.
Missions et actions
Le camp d’Aire-de-Côte est un lieu de regroupement et d’instruction sommaire, destiné à l’accueil de maquisards et à la préparation d’actions de guérilla. L’événement majeur associé à ce cantonnement est l’encerclement allemand du 1er juillet 1943, suivi de l’arrestation d’une quarantaine de résistants. Jean CASTAN est mentionné comme chef de camp dans la présentation de cet épisode, qui aboutit à la déportation d’une partie importante des arrêtés.
Arrestation / évasion / déportation
Les sources consultées pour Jean CASTAN ne confirment pas son arrestation lors du 1er juillet 1943, ni une déportation le concernant. En l’absence de preuve explicite, aucun fait d’arrestation ou de déportation n’est retenu pour lui.
Camarades de combat
L’épisode d’Aire-de-Côte associe Jean CASTAN à un groupe de maquisards arrêtés le 1er juillet 1943, parmi lesquels figurent notamment André AUDEMARD, Germain BERRARD, Charles BESSON, Henri BOURELLY et Jean BOURQUIN.
Retour à la vie civile
Les éléments de retour à la vie civile ne sont pas documentés de façon exploitable dans les bases obligatoires consultées.
Décorations
Jean CASTAN est présenté comme commandeur de la Légion d’honneur dans une notice municipale.
Aucune date de décret nominatif n’a été retrouvée dans la Base Léonore lors de la consultation conduite pour cette fiche, et aucun texte Légifrance nominatif n’a été identifié dans le temps de recherche.
En conséquence, seule la mention d’existence de la décoration est conservée, sans décret daté.
Lieux de mémoire
Aucun lieu de mémoire (voie, établissement, plaque) portant son nom n’a été retrouvé dans les bases officielles consultées pour cette fiche.
Références bibliographiques
Le livre des 9000 déportés de France à Mittelbau-Dora, Laurent Thiery, Le Cherche Midi, 2020. Ouvrage de référence sur les déportés passés par Dora, utile pour replacer l’itinéraire des maquisards d’Aire-de-Côte transférés à Dora et, pour certains, à Majdanek. Le lecteur y trouve des notices, des contextes de convois et l’arrière-plan concentrationnaire des affectations de travail.
On les appelait « les bandits », Aimé Vielzeuf, (éditeur non vérifié dans les bases consultées), (année non vérifiée). Récit et mémoire locale autour des maquis et de la répression dans le secteur Aigoual-Cévennes. À utiliser surtout comme éclairage de contexte et à croiser systématiquement avec des fonds d’archives et dictionnaires spécialisés.
Résistance et maquis FFI. Aigoual-Cévennes, René Rascalon, (éditeur non vérifié dans les bases consultées), (année non vérifiée). Travail centré sur l’implantation et l’action des maquis Aigoual-Cévennes. Intéressant pour situer Aire-de-Côte dans la chronologie des camps, les dynamiques de recrutement et la répression de 1943.
Références internet
Archives municipales d’Alès Notice biographique nécrologique indiquant l’identité, les dates et lieux de naissance et de décès, et une mention de décoration. Document utile pour fixer l’état civil, à compléter par des preuves nominatives de décorations dans les bases nationales.
https://archives.ales.fr/arkotheque/client/zoom_notice.php?ref=1180200
Musée de la Résistance en ligne Page documentaire sur le maquis d’Aire-de-Côte et la répression du 1er juillet 1943, mentionnant le rôle de chef de camp attribué à Jean CASTAN et listant des maquisards arrêtés et déportés. Sert de charpente événementielle pour relier les parcours individuels.
https://museedelaresistanceenligne.org/media11601-Le-maquis-d-Aire-de-Cote.html
Dossier d’homologation consulté : non – cote SHD
Observations orthographiques sur le nom du résistant, sur les divergences de chiffrages, sur les conditions de sa mort, sur les recherches sur l’absence de décorations
Le nom est stable sous la forme « Jean CASTAN ». La décoration de commandeur de la Légion d’honneur est mentionnée dans une source municipale, mais aucun décret nominatif n’a été retrouvé dans Léonore pendant la recherche ; l’information est donc conservée sans datation officielle. Aucune divergence relevée sur les dates d’état civil dans les sources consultées.
Sources consultées le 11 février 2026
- Maitron Résistance : absence confirmée après consultation (aucune notice directement attribuable à Jean CASTAN dans le périmètre de recherche).
- Fondation de la Résistance : absence confirmée après consultation (pas de notice identifiée).
- Musée de la Résistance en ligne : consultation de la page sur Aire-de-Côte apportant le contexte du camp et la mention de chef de camp.
- Mémoire des Hommes : absence confirmée après consultation (aucune fiche nominative identifiée pour Jean CASTAN dans le cadre de cette recherche).
- Musée de la Résistance de Champigny-sur-Marne : absence confirmée après consultation.
- Ordre de la Libération : absence confirmée après consultation (non Compagnon ; pas d’élément trouvé pour Médaille de la Résistance).
- Base Léonore : consultation effectuée, aucun dossier nominatif retrouvé dans le temps de recherche.
- Gallica BnF : consultation effectuée, aucun résultat probant identifié.
- SHD : aucun dossier d’homologation (cote) identifié dans le temps de recherche.
- Légifrance : consultation effectuée, aucun décret nominatif exploitable retrouvé.
- Archives municipales d’Alès : notice biographique utilisée pour l’état civil et la mention de décoration.