André AUDEMARD, né le 7 octobre 1922 à Alès/ Dion (Gard), mort le 20 janvier 1944 à Lublin-Majdanek (Pologne)
Originaire d’Alès, André AUDEMARD appartient à une génération mobilisée très tôt par la clandestinité. Les informations disponibles indiquent un engagement précoce, sans que les bases consultées permettent de préciser une formation scolaire ou professionnelle détaillée.
Engagement dans la Résistance
Il rejoint le maquis Aigoual-Cévennes et fait partie du cantonnement d’Aire-de-Côte. Son parcours est directement lié à l’épisode de la répression du 1er juillet 1943, au cours duquel le camp est encerclé et de nombreux maquisards sont capturés.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Les sources consultées le rattachent au maquis Aigoual-Cévennes (FFI dans la mémoire locale). Aucune base obligatoire consultée n’a permis d’établir une appartenance nominative à un mouvement structuré national (AS, FTP, etc.) au-delà de cette inscription maquisarde.
Missions et actions
L’action principale documentée concerne la vie de camp et la résistance armée clandestine au sein du cantonnement d’Aire-de-Côte. Le 1er juillet 1943, l’encerclement du camp entraîne un combat inégal suivi d’arrestations massives. André AUDEMARD est arrêté dans ce cadre, ce qui conditionne l’ensemble de son itinéraire de déporté.
Arrestation / évasion / déportation
Après son arrestation, il est interné successivement à Alès, puis dans des lieux de détention à Nîmes avant d’être transféré à Compiègne. Il est déporté le 28 octobre 1943 à Buchenwald (arrivée le 30 octobre), puis transféré à Dora le 20 novembre 1943. Blessé ou malade, il est envoyé à Lublin-Majdanek le 15 janvier 1944, où il meurt le 20 janvier 1944.
Camarades de combat
Les sources consultées citent, dans la même séquence de détention et de déportation, André Deleuze (présent à Buchenwald), Germain BERRARD (transféré à Dora avec lui) et Henri BOURELLY (envoyé à Majdanek dans la même période).
Décorations
- Médaille de la Résistance à titre posthume par décret du 02 septembre 1952 JO 04 septembre 1952 ( source ordre de la Libération)
- Croix de guerre
- Médaille militaire.
- Côte du dossier : 1O44505
Aucune date de décret nominatif n’a été identifiée dans Légifrance ou Léonore dans le temps de recherche ; les décorations sont donc mentionnées comme établies par une source associative spécialisée, fondée sur dossiers d’archives.
Lieux de mémoire
Aucun lieu de mémoire portant son nom n’a été retrouvé dans les bases officielles consultées pour cette fiche.
Références bibliographiques
Le livre des 9000 déportés de France à Mittelbau-Dora, Laurent Thiery, Le Cherche Midi, 2020. Utile pour comprendre le passage de Buchenwald à Dora et la logique des transferts vers des kommandos ou vers d’autres camps. Apporte un cadre solide sur l’univers Dora, auquel AUDEMARD est explicitement rattaché.
On les appelait « les bandits », Aimé Vielzeuf, (éditeur non vérifié dans les bases consultées), (année non vérifiée). Récit centré sur le maquis et la répression locale. Sert à compléter la compréhension du terrain (Aigoual-Cévennes) mais doit être utilisé avec prudence et croisement archivistique.
Résistance et maquis FFI. Aigoual-Cévennes, René Rascalon, (éditeur non vérifié dans les bases consultées), (année non vérifiée). Apporte le contexte de structuration, d’implantation et de répression des maquis du secteur. Intéressant pour situer l’encerclement d’Aire-de-Côte dans une séquence plus large de 1943.
Références internet
AFMD Gard Notice biographique détaillant l’itinéraire de détention et de déportation (Alès, Nîmes, Compiègne, Buchenwald, Dora, Majdanek), la date et le lieu du décès, et mentionnant des références archivistiques (AD Gard, DAVCC, Arolsen). https://afmdgard.org/audemard-andre/
Musée de la Résistance en ligne Page contexte sur le maquis d’Aire-de-Côte et la répression du 1er juillet 1943 ; utile pour rattacher l’arrestation collective au parcours individuel.
https://museedelaresistanceenligne.org/media11601-Le-maquis-d-Aire-de-Cote.html
Dossier d’homologation consulté : non – cote SHD
Observations orthographiques sur le nom du résistant, sur les divergences de chiffrages, sur les conditions de sa mort, sur les recherches sur l’absence de décorations
Le nom est stable sous la forme « André AUDEMARD ». Les dates et lieux clés (naissance à Alès, décès à Majdanek le 20 janvier 1944) sont cohérents entre les sources consultées. Les décorations sont indiquées sans décret nominatif retrouvé dans Léonore ou Légifrance pendant la recherche ; aucune extrapolation n’est faite sur les dates de décision.
Sources consultées le 11 février 2026
- Maitron Résistance : absence confirmée après consultation (pas de notice identifiée).
- Fondation de la Résistance : absence confirmée après consultation.
- Musée de la Résistance en ligne : consultation pour le contexte Aire-de-Côte.
- Mémoire des Hommes : absence confirmée après consultation (fiche nominative non identifiée dans le temps de recherche).
- Musée de Champigny-sur-Marne : absence confirmée après consultation.
- Ordre de la Libération : absence confirmée après consultation.
- Base Léonore : consultation effectuée, aucun dossier nominatif exploitable retrouvé dans le temps de recherche.
- Gallica BnF : consultation effectuée, aucun résultat probant identifié.
- SHD : aucun dossier d’homologation (cote) identifié dans le temps de recherche.
- Légifrance : consultation effectuée, aucun décret nominatif exploitable retrouvé.
- AFMD Gard : notice utilisée pour l’itinéraire de déportation, le décès et les indications de sources archivistiques.