André AUDEMARD, né le 14 août 1922 à Dions (Gard), mort le 20 janvier 1944 à Lublin (Pologne)
André Audemard est issu d’un milieu rural : il est le fils de Roger Audemard, cultivateur, et d’Angèle Léopoldine Domergue. Pendant l’Occupation, il est célibataire et travaille comme agriculteur à Dions. Il est incorporé aux Chantiers de la jeunesse de juin 1942 à février 1943, avant d’entrer dans la clandestinité comme réfractaire au STO.
Réfractaire au STO, il rejoint au printemps 1943 un noyau de maquisards constitué autour de René Rascalon et Jean Castan, dans le secteur Aigoual–Cévennes. Son engagement est indissociable du cantonnement d’Aire-de-Côte (massif de l’Aigoual), où se regroupent des réfractaires et volontaires encadrés.
Les bases consultées le rattachent à l’Armée secrète dans le Gard (mention d’organisation) et, plus largement, au maquis Aigoual–Cévennes tel qu’il est mémorisé localement. Aucun élément nominatif supplémentaire, dans les sources exploitées ici, ne permet d’affiner vers une structure nationale spécifique au-delà de cette attribution “AS/maquis”.
Missions et actions
Les actions documentées relèvent de la vie de maquis et de la participation au cantonnement d’Aire-de-Côte : regroupement de réfractaires, installation et déplacements de camp pour échapper aux recherches, puis résistance armée lors de l’attaque allemande du 1er juillet 1943.
Les sources situent le maquis d’abord au “Barrel”, puis à la “baraque du Bidil”, avant un déplacement près de la maison forestière d’Aire-de-Côte.
La journée du 1er juillet 1943 est décrite comme une opération de démantèlement : arrestations de soutiens et encerclement du camp en soirée, avec combat, dispersion, puis captures massives qui déterminent son destin de déporté.
Arrestation / évasion / déportation
André Audemard est fait prisonnier lors de l’attaque d’Aire-de-Côte le 1er juillet 1943. Les itinéraires de détention mentionnent un passage par Alès puis Nîmes, avant transfert vers Compiègne-Royallieu. Il est ensuite déporté vers Buchenwald (matricule 31150), puis transféré au kommando de Dora. En janvier 1944, il est envoyé à Lublin–Majdanek, où il meurt le 20 janvier 1944.
Camarades de combat
Les sources associées à la séquence Aire-de-Côte et aux transferts de captivité citent notamment Jean Castan (encadrement), René Rascalon (organisation/ravitaillement), ainsi que des compagnons arrêtés dans la même affaire et déportés dans les mêmes convois, dont André Deleuze et Germain Berrard.
Décorations
- Médaille de la Résistance française à titre posthume par décret du 2 septembre 1952 JO du 4 septembre 1952 ( source ordre de la libération).
- Croix de guerre
- Côte du dossier : 1O44505
Ces éléments proviennent d’une notice de synthèse qui indique s’appuyer sur la chancellerie de l’Ordre de la Libération.
Lieux de mémoire
Son nom figure sur la stèle/mémorial d’Aire-de-Côte (Gard) qui liste les “morts en déportation” issus du maquis. Il est également recensé dans une liste mémorielle des maquisards d’Aire-de-Côte déportés.
Références bibliographiques
Dictionnaire historique de la Résistance. Résistance intérieure et France libre, François Marcot (dir.), Robert Laffont, 2006. Ouvrage de référence (type dictionnaire) pour situer les organisations, réseaux, maquis et notions (AS, maquis, répression, déportation). Utile pour replacer un parcours individuel dans les structures de la Résistance et vérifier les définitions, la chronologie et les cadres d’engagement.
La Résistance. Une histoire sociale, Olivier Wieviorka, Perrin, 2013. Étude de synthèse sur la Résistance en France, attentive aux profils sociaux, aux modalités d’engagement et aux dynamiques locales. Permet de comprendre les trajectoires de réfractaires au STO, la formation des maquis et la répression, au-delà du seul récit événementiel.
La France de Vichy, Robert O. Paxton, Seuil, 1973 Ouvrage fondateur pour comprendre le contexte politique et administratif de l’État français, les politiques de collaboration et les mécanismes de répression. Sert à contextualiser l’environnement dans lequel émergent les maquis et les opérations de police/occupation.
Références internet
AFMD Gard – Dictionnaire des déportés et victimes du Gard Notice biographique locale : état civil, situation familiale et professionnelle, entrée au maquis, chronologie précise de l’attaque d’Aire-de-Côte et des arrestations, avec repères sur les lieux et acteurs. URL : https://afmdgard.org/audemard-andre/
Mémoire Vive de la Résistance Fiche de synthèse centrée sur Aire-de-Côte : rattachement, étapes de détention et transferts (Buchenwald, Dora, Majdanek), décès, et mention de décorations et d’une cote de dossier. URL : https://mvr.asso.fr/audemard/
Musée de la Résistance en ligne (Fondation de la Résistance – AERI) Fiche nominative issue d’un corpus “La Résistance dans le Gard” : éléments d’état civil, domicile, rattachement à l’Armée secrète, lieux d’action. https://www.museedelaresistanceenligne.org/personnedetail_pdf.php?id=18431
Musée de la Résistance en ligne (Fondation de la Résistance – AERI) – Liste Aire-de-Côte Document de contexte : liste des maquisards transférés à Compiègne et affectés à Dora, utile pour établir l’appartenance au groupe arrêté et déporté. https://museedelaresistanceenligne.org/media11601-31-maquisards-dAire-de-Cotes-Lozre-dports
Dossier d’homologation consulté : oui/non – cote SHD
Non. Une cote de dossier est toutefois mentionnée dans une fiche de synthèse : 1O44505.
Observations Le nom apparaît sous la forme “André Audemard” avec une stabilité orthographique dans les notices exploitées. Une divergence notable existe sur la date et le lieu de naissance dans une fiche de synthèse (mention “7 octobre 1922” et “Alès/Dion”) alors que la notice AFMD et la liste mémorielle Aire-de-Côte donnent “14 août 1922” à Dions ; seule l’information recoupée par plusieurs supports consultés a été retenue ici pour l’état civil. Les décorations sont rapportées par une fiche de synthèse ; faute de validation nominative directe dans les bases de décorations consultables dans le temps de recherche, elles sont conservées avec indication explicite de leur provenance.
Sources consultées le 15 février 2026
- AFMD Gard (notice nominative et contexte Aire-de-Côte) : a fourni l’état civil retenu, la chronologie locale, et les éléments de contexte sur la dénonciation/attaque.
- Mémoire Vive de la Résistance (notice nominative + contexte Aire-de-Côte) : a fourni la séquence détention/déportation et la mention des décorations/cote.
- Musée de la Résistance en ligne (Fondation de la Résistance – AERI) : a confirmé le rattachement AS et l’inscription dans le corpus “Résistance dans le Gard”, et la liste des déportés d’Aire-de-Côte.
- Mémoire des Hommes : site inaccessible au moment de la recherche (erreur 502).
- Ordre de la Libération : recherche nominative en ligne non concluante dans le temps de recherche (aucune page nominative retrouvée).
- Base Léonore (Légion d’honneur) : consultation de l’index patronymique, aucun dossier exploitable identifié dans le temps de recherche.
- Gallica BnF : consultation effectuée dans le temps de recherche, aucun document probant identifié pour ce nom (sans exploitation de presse nominative).
- Musée de la Résistance de Champigny-sur-Marne : consultation non concluante dans le temps de recherche (aucune notice nominative exploitée).
- SHD : aucune consultation directe de dossier nominatif, seulement références de cotes via notices secondaires.