Marie-Louise HÉNIN, née le 9 décembre 1898 à Marche-en-Famenne, morte le 9 juin 1944 à Berlin
Les archives consultées l’identifient comme dentiste, établie à Schaerbeek durant la Seconde Guerre mondiale. Cette insertion sociale dans une commune bruxelloise fortement mobilisée par les réseaux clandestins aide à comprendre son rôle d’organisatrice dans un dispositif de presse et de renseignement.
Engagement dans la Résistance
Son engagement est attesté par la reconnaissance nationale de statut comme agent de renseignement et d’action, ainsi que comme résistante de la presse clandestine. Elle est documentée comme membre de Zéro et liée à la dynamique de La Libre Belgique clandestine dite « Peter Pan ».
Appartenance à un réseau ou mouvement
Elle est membre de Zéro, et rattachée, dans les bases consultées, à l’écosystème de la presse clandestine (notamment « Peter Pan ») et à des affiliations associées dans l’univers des réseaux belges (mentions de Clarence et Comète dans la base d’archives belge consultée).
Missions et actions
Les documents accessibles confirment une fonction d’organisation dans un cadre clandestin articulant renseignement et presse. Son statut d’agent de renseignement et d’action, combiné à la qualification de résistante de la presse clandestine, indique un engagement qui dépasse la simple sympathie : participation à des tâches structurantes, impliquant secret, liaisons et circulation d’informations. À ce stade, les éléments publiquement visibles n’autorisent pas une description plus fine (itinéraires, opérations, filières) sans consultation approfondie de dossiers d’archives non reproduits intégralement dans les notices.
Arrestation / évasion / déportation
Elle est arrêtée et emprisonnée à partir de novembre 1941. Condamnée à mort, elle est exécutée à Berlin le 9 juin 1944.
Camarades de combat
La liste des responsables associée à La Libre Belgique clandestine dite « Peter Pan » dans les bases d’archives belges permet de situer son action au sein d’une direction collective où figurent notamment Mathieu De Jonge et Michel De Brabandere, ainsi que d’autres cadres du titre clandestin.
Décorations
Aucune décoration avec décret nominatif et date n’a été retrouvée dans les bases françaises consultées (Ordre de la Libération, Base Léonore, Légifrance) pour Marie-Louise Hénin.
Les bases belges consultées attestent la reconnaissance nationale de statut, sans fournir ici une référence de décoration conforme aux exigences de décret et datation.
Lieux de mémoire
Aucun lieu de mémoire nominatif n’a été identifié dans les bases consultées.
Références bibliographiques
Guide de la presse clandestine de Belgique, Étienne Josse, Dirk Martin, Yannick Hostie, Jacques Wynants, CREHSGM, 1991. Outil de repérage des titres et structures clandestines, utile pour suivre le fil « Peter Pan » et ses évolutions. Il aide le lecteur à comprendre l’architecture d’une presse clandestine et ses contraintes matérielles.
Femmes et résistance en Belgique (approches historiques), ouvrages et dossiers collectifs (CegeSoma – orientation bibliographique), CegeSoma/Archives de l’État, années diverses. Cet ensemble de travaux (souvent mobilisé par les équipes CegeSoma) permet d’inscrire les trajectoires féminines dans les fonctions clés de liaison, d’organisation et de logistique, particulièrement présentes dans les réseaux de presse et de renseignement.
Références internet
Resistance in Belgium (Archives de l’État) – « Marie Hénin (Q49854) »
Fiche d’autorité et d’archives confirmant l’état civil, la profession, l’appartenance à Zéro, l’emprisonnement, la condamnation et la mort à Berlin le 9 juin 1944. https://data.arch.be/wiki/Item:Q49854
Resistance in Belgium (Archives de l’État) – « La Libre Belgique dite “Peter Pan” (Q53926) » Fiche d’organisation listant les personnes en charge, permettant de replacer Hénin dans l’équipe dirigeante du titre clandestin.
https://data.arch.be/wiki/Item:Q53926
Dossier d’homologation consulté : oui/non – cote SHD
Non. Aucune cote SHD n’a été identifiée pour cette résistante belge dans les sources consultées.
Observations
Les graphies « Henin » / « Hénin » et la forme complète « Marie Louise Ghislaine Hénin » apparaissent dans les notices, ainsi que des prénoms secondaires ; elles doivent être conservées comme variantes d’autorité pour éviter les confusions. La base d’archives belge mentionne explicitement Zéro et un emprisonnement à partir du 4 novembre 1941, puis la date et le lieu de décès à Berlin, ce qui confirme l’exécution sans qu’il soit nécessaire d’inférer le site précis (Plötzensee n’étant pas explicitement indiqué dans la notice consultée).
Sources consultées le 11 février 2026
- Maitron Résistance : absence confirmée après consultation.
- Fondation de la Résistance : absence confirmée après consultation.
- Musée de la Résistance en ligne : absence confirmée après consultation.
- Mémoire des Hommes : absence confirmée après consultation.
- Musée de la Résistance de Champigny-sur-Marne : absence confirmée après consultation.
- Ordre de la Libération : absence confirmée après consultation.
- Base Léonore : absence confirmée après consultation.
- Légifrance : absence confirmée après consultation (pas de décret nominatif identifié).
- Resistance in Belgium (data.arch.be – Archives de l’État) : source principale pour l’état civil, les affiliations, l’emprisonnement et le décès.
- Belgium WWII (CegeSoma/Archives de l’État) : consultation contextuelle sur la résistance et la presse clandestine (apport de contexte général).