La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

La forme retenue est « camp de la ferme de Revers ». Le site se trouve sur les hauteurs de Sonthonnax-la-Montagne, Ain, France. Les sources mémorielles le décrivent comme l’un des premiers camps improvisés de réfractaires de la région, mais non comme une formation militaire durable.

Création du réseau

Le 4 mars 1943, une institutrice locale organise à la ferme de Revers un camp destiné aux jeunes réfractaires. Les sources consultées ne donnent pas avec suffisamment de certitude l’identité complète de cette institutrice ; aucun nom n’est donc ajouté.

Le camp est créé dans un contexte d’improvisation. Les jeunes qui le rejoignent cherchent d’abord à échapper aux réquisitions de main-d’œuvre plutôt qu’à constituer immédiatement une unité armée.

Organisation interne

La ferme de Revers ne possède pas encore l’encadrement militaire qui caractérisera ensuite les camps organisés par Henri ROMANS-PETIT. La source du Musée départemental relayée lors d’une randonnée mémorielle la décrit comme dépourvue de véritable organisation et d’objectif militaire défini.

André JOYARD y séjourne brièvement mais quitte le groupe, ne se reconnaissant pas dans son fonctionnement. Il rejoindra ensuite Sièges.

Actions menées pendant la Résistance

Aucune action militaire propre à Revers n’est attestée. Le site remplit essentiellement une fonction de refuge temporaire.

Le 26 mars 1943, des Gardes mobiles de réserve effectuent une incursion. Le camp est abandonné et la ferme est brûlée. Cette intervention met fin à la première implantation.

Liens avec d’autres réseaux ou mouvements

Revers appartient à la première génération des refuges de réfractaires du Haut-Bugey. Plusieurs hommes qui y transitent rejoignent ensuite des groupes mieux structurés, notamment Sièges et les formations qui seront intégrées aux maquis de l’Ain.

Chefs et figures marquantes

L’institutrice à l’origine du camp constitue la principale figure de sa création, mais son identité n’est pas suffisamment documentée dans les sources vérifiées.

André JOYARD est un réfractaire attesté ayant séjourné brièvement à Revers avant de partir pour Sièges.

Victimes et morts

Aucune victime directement associée à l’incursion du 26 mars 1943 n’est mentionnée dans les sources consultées.

Survivants identifiés

André JOYARD quitte Revers avant sa disparition et poursuit son engagement dans la Résistance. La documentation disponible ne permet pas d’établir la liste des autres occupants.

Fin du réseau

La ferme de Revers cesse de fonctionner comme camp après l’intervention des GMR du 26 mars 1943. Elle est abandonnée puis incendiée.

Conséquences et mémoire

Le site demeure un lieu de mémoire des débuts du maquis dans l’Ain. Le Musée départemental d’Histoire de la Résistance et de la Déportation de l’Ain et du Haut-Jura a notamment organisé une randonnée historique passant par Revers, Vernon et Chougeat afin de présenter au public les premières implantations de réfractaires.

Références bibliographiques

La Formation des maquis de l’Ain, décembre 1942-février 1944, Yves Martin, Association des Anciens des Maquis de l’Ain et du Haut-Jura, Bourg-en-Bresse, 1987. L’ouvrage décrit l’apparition des premiers refuges de réfractaires et la transformation progressive de ces groupes improvisés en maquis organisés.

Ils ont pris le maquis, Fabrice Grenard, Tallandier et ministère des Armées, 2022. Cette synthèse permet de contextualiser historiquement la phase de « camping clandestin » caractéristique de Revers en mars 1943.

Références internet

La Voix de l’Ain relate une randonnée historique organisée par le Musée de la Résistance et de la Déportation de Nantua et fournit une chronologie précise de Revers : création le 4 mars 1943, incursion des GMR le 26 mars, abandon et incendie de la ferme. https://www.lavoixdelain.fr/sonthonnax-la-montagne-randonnee-sur-les-traces-des-maquis-de-lain/

Résistance Ain-Jura confirme le passage d’André JOYARD à la ferme de Revers avant son départ vers Sièges. https://www.resistance-ain-jura.com/de-refractaire-a-maquisard.html

Fiabilité

Fiabilité B. L’existence, les dates essentielles et la disparition du camp sont bien documentées, mais son organisation interne, son effectif et l’identité de l’ensemble de ses occupants restent insuffisamment connus.

Sources consultées —

Maitron Résistance : recherche effectuée. https://maitron.fr/

Fondation de la Résistance : recherche contextuelle. https://www.fondationresistance.org/

Musée de la Résistance en ligne : recherche effectuée. https://museedelaresistanceenligne.org/

Mémoire des hommes : recherche effectuée. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/

Ordre de la Libération : recherche effectuée. https://www.ordredelaliberation.fr/

Gallica : recherche bibliographique effectuée. https://gallica.bnf.fr/

Service historique de la Défense : recherche contextuelle dans les fonds FFI. https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/

La Voix de l’Ain : résultat positif reposant sur une visite historique conduite par le Musée départemental. https://www.lavoixdelain.fr/sonthonnax-la-montagne-randonnee-sur-les-traces-des-maquis-de-lain/

Résistance Ain-Jura : résultat positif. https://www.resistance-ain-jura.com/de-refractaire-a-maquisard.html

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