La forme « camp Émondeau » apparaît dans certaines évocations mémorielles, mais les sources détaillées consultées conduisent à retenir une qualification plus précise : « cantonnement d’Émondeau et centre de triage du Groupement Nord ». Émondeau se situe dans le secteur de Dortan, Ain, France. Il ne s’agit donc pas, dans l’état actuel des sources, d’un camp autonome comparable à Cize ou Granges.
Création
Émondeau prend une fonction importante après les opérations allemandes de février 1944, lorsque les formations du Groupement Nord doivent se réorganiser et déplacer leurs hommes. La source mémorielle consacrée aux maquis de l’Ain indique qu’à l’issue de ces opérations le camp de Granges et le centre de triage sont installés à Émondeau.
Organisation interne
Le village sert simultanément de cantonnement et de lieu de triage pour les hommes nouvellement arrivés ou déplacés. Environ 150 hommes sont hébergés dans trois maisons d’Émondeau à un moment décrit par le témoignage historique consulté.
Deux postes de garde assurent la sécurité du village. Des patrouilles quotidiennes sont envoyées vers Bonaz et la rivière d’Ain. Les déplacements des habitants sont temporairement contrôlés au moyen de laissez-passer, afin de préserver la sécurité de l’ensemble.
Actions menées pendant la Résistance
Émondeau a principalement une fonction logistique, de repos, de regroupement et de contrôle des nouvelles recrues. Il n’est pas possible, à partir des sources consultées, de lui attribuer une série autonome d’opérations militaires sous l’appellation « camp Émondeau ».
Le parcours de Marcel GROSCLAUDE confirme l’existence de cette fonction. À la fin de 1943, celui-ci rejoint d’abord le centre de triage de la ferme du Mont, au-dessus de Nantua, puis gagne Émondeau par les bois d’Échallon afin d’éviter Oyonnax, fortement surveillée après le défilé du 11 novembre 1943.
Liens avec d’autres réseaux ou mouvements
Émondeau relève des maquis de l’Ain et du Haut-Jura et plus précisément du Groupement Nord. Le site est associé à Granges ainsi qu’au centre de triage précédemment implanté dans le secteur de Nantua.
Chefs et figures marquantes
La documentation consultée ne désigne pas de « chef du camp d’Émondeau » autonome. Cette absence confirme la prudence nécessaire quant à la qualification du site.
Marcel GROSCLAUDE est un maquisard attesté ayant transité par Émondeau avant de poursuivre son engagement au sein des unités de la Résistance.
Victimes et morts
Aucune liste de victimes spécifiquement attribuable au cantonnement d’Émondeau n’a été retrouvée.
Survivants identifiés
Marcel GROSCLAUDE survit à la guerre et demeure après-guerre un ancien combattant des maquis de l’Ain et du Haut-Jura. Il meurt en 2019.
Fin du camp
Le rôle d’Émondeau comme cantonnement est temporaire. Avec les nouvelles opérations allemandes et les déplacements constants des maquis, les formations sont de nouveau redistribuées. Il ne s’agit donc pas d’une structure possédant une date de dissolution formelle.
Conséquences et mémoire
Émondeau témoigne de la mobilité caractéristique des maquis de l’Ain. Après les ratissages allemands, les camps et centres de triage doivent être déplacés afin d’éviter leur destruction. Le site illustre donc davantage la logistique clandestine et la capacité de reconstitution du Groupement Nord qu’une unité combattante indépendante.
Références bibliographiques
Vagabonds de l’honneur, Pierre Golliet et collaborateurs. Cet ouvrage mémoriel consacré aux maquis de l’Ain décrit la réorganisation des camps après les opérations allemandes et le cantonnement d’environ 150 hommes à Émondeau.
La Formation des maquis de l’Ain, décembre 1942-février 1944, Yves Martin, Association des Anciens des Maquis de l’Ain et du Haut-Jura, 1987. Cette étude fournit le cadre historique permettant de comprendre la fonction des centres de triage et les déplacements constants des camps.
Références internet
Mémoire de la Résistance et des Maquis de l’Ain et du Haut-Jura conserve une importante documentation sur la structure des camps et les groupements, indispensable pour replacer Émondeau dans l’organisation du Groupement Nord. https://www.maquisdelain.org/
Le Progrès retrace le parcours du maquisard Marcel GROSCLAUDE et confirme son passage par le centre de triage puis par Émondeau. https://www.leprogres.fr/edition-ain-est/2019/12/05/adieu-a-marcel-grosclaude
Fiabilité
Fiabilité B pour la fonction d’Émondeau comme cantonnement et centre de triage.
Fiabilité C pour l’appellation autonome « camp Émondeau », qui n’est pas confirmée comme désignation administrative stable dans les sources consultées.
Sources consultées —
Maitron Résistance : recherche effectuée. https://maitron.fr/
Fondation de la Résistance : recherche contextuelle sur les maquis de l’Ain. https://www.fondationresistance.org/
Musée de la Résistance en ligne : recherche effectuée. https://museedelaresistanceenligne.org/
Mémoire des hommes : recherche effectuée. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/
Ordre de la Libération : recherche effectuée. https://www.ordredelaliberation.fr/
Gallica : recherche bibliographique effectuée. https://gallica.bnf.fr/
Service historique de la Défense : recherche sur les formations FFI de l’Ain. https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/
Mémoire de la Résistance et des Maquis de l’Ain et du Haut-Jura : documentation générale positive. https://www.maquisdelain.org/
Le Progrès : résultat nominatif positif pour Marcel GROSCLAUDE et son passage par Émondeau. https://www.leprogres.fr/edition-ain-est/2019/12/05/adieu-a-marcel-grosclaude