Pierre BRANDON, né le 1 juin 1915 à Tunis, Tunisie, mort le 15 août 2003 à Lagny-sur-Marne, Seine-et-Marne, France.
Pierre Brandon est issu d’un milieu modeste ; son père, originaire d’Amsterdam, est marchand de chaussures. Il entreprend des études de droit à Alger avant de travailler en France au cabinet de Moro-Giafferi et de collaborer au groupe parlementaire communiste.
Mobilisé au début de la guerre, puis démobilisé en juillet 1940, il se réfugie à Toulouse. Contacté par Georges Marrane, il entre dans l’action clandestine en zone sud sous le pseudonyme de Balzac et devient successivement responsable du Front national à Toulouse puis à Lyon.
Les sources concordent pour le rattacher au Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France, ainsi qu’aux FTP et au Comité régional de Libération de Marseille en 1944. Aucune cote SHD n’a été retrouvée dans cette recherche.
Missions et actions
Arrivé à Marseille en octobre 1943 pour succéder à Marcel Guizard à la tête du Front national des Bouches-du-Rhône, Pierre Brandon projette de créer un journal imprimé.
Mis en contact avec l’imprimeur aixois Eugène Tournel, il organise la sortie du premier numéro de La Marseillaise, tiré clandestinement à 15 000 exemplaires. Il rédige et fait imprimer les premiers numéros, puis participe aussi à la création du Patriote Martiguais et du Patriote Niçois.
Arrestation / évasion / déportation
Les sources consultées ne mentionnent pas, pour la période marseillaise liée à La Marseillaise, d’arrestation, d’évasion ou de déportation le concernant.
Camarades de combat
Dans le cadre de la fondation de La Marseillaise, les sources permettent de le replacer auprès d’Eugène Tournel, de Georges Galdy, de Louis Vallauri, de Jean de Bernardy, de Victor Fantini et, plus largement, des militants du Front national et des ouvriers du livre marseillais.
Retour à la vie civile
Après la Libération, Pierre Brandon reprend son activité d’avocat. Il milite au Secours populaire, défend des républicains espagnols, des mineurs grévistes, des antifranquistes et des survivants du groupe Manouchian.
Il participe également à l’animation du musée de la Résistance nationale de Champigny et publie notamment Coulisses de la Résistance en 1994. Cette partie est développée car Wikipédia offre ici une notice détaillée, recoupée avec des sources mémorielles et locales.
Décorations
- Médaille de la Résistance française Décret du 31 mars 1947 JO du 23 janvier 1948 Source Ordre de la Libération
- Côte du dossier : 1O8839
- Chevalier de la Légion d’honneur. Distinction mentionnée par Wikipédia ; le décret n’a pas été retrouvé dans cette recherche.
- Croix de guerre 1939-1945. Distinction mentionnée par Wikipédia ; le décret n’a pas été retrouvé dans cette recherche.
Lieux de mémoire
La ville de Martigues lui a rendu hommage en 2025, en rappelant son rôle dans la fondation de La Marseillaise et du Patriote Martiguais.
Références bibliographiques
Pierre Brandon, Coulisses de la Résistance, L’Harmattan, 1994. Cet ouvrage, écrit par l’intéressé, constitue une source mémorielle de premier ordre pour son propre parcours clandestin à Toulouse, Lyon, Marseille et Nice, tout en demandant, comme toute source rétrospective, un recoupement avec d’autres bases.
Robert Mencherini, Résistance et Occupation (1940-1944). Midi Rouge, ombres et lumières, tome 3, Syllepse, 2011. Ce volume est cité par le Musée de la Résistance en ligne pour contextualiser la création de La Marseillaise et l’organisation communiste résistante en Provence.
Références internet
Wikipédia. Notice détaillée sur Pierre Brandon, utile pour l’état civil, le parcours militant, l’action clandestine et l’après-guerre ; plusieurs éléments ont été recoupés avec des sources mémorielles. https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Brandon
Musée de la Résistance en ligne. Analyse du premier numéro clandestin de La Marseillaise, précisant le rôle de Pierre Brandon, son alias Balzac et le tirage initial du journal. https://museedelaresistanceenligne.org/media11062-Sabotages-et-attentats-raliss-par-les-FTP-MOI-de-Marseille
Musée de la Résistance en ligne. Notice sur Le Patriote Niçois rappelant que Pierre Brandon a également fondé ce titre après son passage à Marseille. https://museedelaresistanceenligne.org/media3597-Journal-ile-Patriote-Niois-i-du-31-aot-1944
Ville de Martigues. Article de mémoire locale rappelant le rôle de Pierre Brandon dans la Résistance provençale et dans la création du Patriote Martiguais. https://www.ville-martigues.fr/loisirs/culture/le-saviez-vous/hommage-a-pierre-brandon-resistant-de-la-seconde-guerre-mondiale
Observations
Sources consultées le 31 mars 2026
Wikipédia, notice « Pierre Brandon » : état civil, pseudonyme, parcours clandestin, rôle dans La Marseillaise, après-guerre.
Musée de la Résistance en ligne, notice « Sabotages et attentats réalisés par les FTP-MOI de Marseille » : création de La Marseillaise, rôle de Brandon, tirage initial, contexte politique.
Musée de la Résistance en ligne, notice « Journal le Patriote Niçois du 31 août 1944 » : continuité de l’action de Brandon à Nice.
Ville de Martigues, article d’hommage : rappel mémoriel de son rôle dans la Résistance provençale.