La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

Le 20 octobre 1941 au matin, dans le centre de Nantes, le lieutenant-colonel Karl Hotz, Feldkommandant du département de Loire-Inférieure, fut abattu rue du Roi-Albert par un commando de résistants communistes envoyés depuis Paris.

L’équipe comprenait Gilbert Brustlein, Spartaco Guisco et Marcel Bourdarias.

Leur mission générale visait tout officier allemand selon les circonstances. Brustlein tira deux balles dans le dos de Hotz, qui mourut sur le coup, tandis que l’arme de Guisco s’enraya et que le capitaine Wilhelm Sieger, aide de camp, resta indemne. Les trois hommes prirent immédiatement la fuite dans les rues environnantes 

À Nantes, Hotz était un Feldkommandant apprécié, notamment pour ses contributions antérieures aux travaux publics dans la ville. L’État-major allemand interpréta l’attentat comme une escalade de la lutte armée.

Hitler ordonna initialement l’exécution de 100 à 150 otages, mais Otto von Stülpnagel, commandant militaire en France, limita l’action à l’exécution immédiate de 50 otages, dont finalement 48 furent fusillés le 22 octobre 1941 en représailles à Nantes, Châteaubriant et Paris .

Héros et figures marquantes

Le commando était composé de Gilbert Brustlein (militant des Bataillons de la jeunesse, branche armée du PCF), Spartaco Guisco (ancien combattant des Brigades internationales) et Marcel Bourdarias. Brustlein fut l’auteur des tirs mortels. Les trois résistants réussirent à s’enfuir, Brustlein parvenant à regagner Paris dès le 21 octobre.

Victimes

L’unique victime directe de l’attentat fut Karl Hotz. En représailles, 48 otages furent exécutés les 22 octobre (à Nantes, Châteaubriant, Paris). Ces fusillades ciblèrent principalement des résistants, militants ou figures communistes. Les noms les plus célèbres incluent Guy Môquet et Jean‑Pierre Timbaud.

Survivants

Le commando s’évada sans emprisonnement immédiat. Brustlein regagna Paris, tandis que les autres membres revinrent en clandestinité.

Conséquences

Militairement, l’attentat démontra l’augmentation de l’offensive communiste contre l’occupant, renforcée par la politique des représailles. Stratégiquement, il accentua la radicalisation de la répression allemande et transforma résolument la politique de répression des otages. S

ymboliquement, ces événements galvanisèrent la résistance et l’opinion publique. De Gaulle appela à la mobilisation dans une allocution à la BBC.

La ville de Nantes fut décorée du titre de Compagnon de la Libération.

Mémoire et lieux commémoratifs

Après la guerre, le boulevard aménagé sur le comblement de l’Erdre prit le nom de Cours des 50‑Otages.

Un monument en hommage aux victimes de cette répression fut inauguré le 22 octobre 1952 au bord du bassin Ceineray, à Nantes. Il a été dessiné par Marcel Fradin et sculpté par Jean Mazuet.

Références bibliographiques

  • Eberhard Jäckel, France dans l’Europe de Hitler, Fayard, 1968. Étude sur la politique allemande en France occupée, mentionne la répression post-attentat.
  • Étienne Gasche, 50 Otages, mémoire sensible, Le Petit Véhicule, 1991. Documente les figures fusillées après l’exécution de Hotz à Nantes Wikipédia+7Wikipédia+7Wikipédia+7.
  • Jean‑Marc Berlière et Franck Liaigre, Le sang des communistes. Les Bataillons de la jeunesse dans la lutte armée. Automne 1941, Fayard. Analyse du rôle des Bataillons de la jeunesse et du contexte de l’attentat Musée de la résistance en ligne+11Wikipédia+11Wikipédia+11.

Références internet

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