La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

L’attentat eut lieu le 31 octobre 1943 à Marseille. René BOUSQUET, alors secrétaire général de la police de Vichy, était en déplacement dans la ville. Le groupe Combat décide de l’éliminer en raison de son rôle central dans la collaboration policière et notamment dans la rafle du Vel’ d’Hiv en juillet 1942.

Le commando, composé de résistants du mouvement Combat, notamment du réseau de la région PACA, tente d’abattre Bousquet près de son hôtel. Ils l’attendent à la sortie d’une réunion. Un tir est effectué mais l’attentat échoue : Bousquet est seulement blessé au bras par une balle et parvient à s’échapper, protégé par ses gardes.

La tentative fut organisée dans un contexte de montée de la répression en zone Sud et après l’occupation complète de la France par l’Allemagne en novembre 1942. Bousquet était devenu un symbole de la police vichyste collaboratrice.

Les identités précises des tireurs restent peu documentées car l’action était couverte par la clandestinité totale du mouvement Combat. Elle fut coordonnée par le service action de Combat en région Sud dirigé à l’époque par Maurice KRIEGEL-VALRIMONT, mais aucun nom précis de tireur direct n’est cité dans les sources disponibles.

Il n’y eut pas de mort direct lors de l’action. Cependant, la répression policière et allemande s’accrut à Marseille après l’attentat, provoquant de nombreuses arrestations dans les semaines suivantes.

L’attentat échoué n’entama pas la carrière de Bousquet sous Vichy, mais renforça sa méfiance envers les mouvements résistants de zone Sud et conduisit à un durcissement de la surveillance sur Marseille et la région PACA. Pour le mouvement Combat, cet attentat marqua le développement des actions armées directes contre des personnalités du régime.

Références bibliographiques

  • La résistance à Marseille : Histoire et témoignages 1940-1944, par Roland Mouren, Éditions Tacussel, Marseille, 1992. Cet ouvrage retrace l’histoire de la Résistance dans la région marseillaise, décrit le contexte politique, les mouvements actifs et relate l’attentat contre René Bousquet, expliquant la préparation et les conséquences de l’échec.
  • Le mouvement Combat, par Henri Frenay, Éditions Robert Laffont, Paris, 1975.
    Dans ses mémoires, Henri Frenay mentionne l’attentat contre René Bousquet comme exemple de la stratégie d’actions directes de Combat en 1943 et évoque ses organisateurs régionaux.
  • Dictionnaire historique de la Résistance, sous la direction de François Marcot, Éditions Robert Laffont, Paris, 2006. Entrée sur René Bousquet et ses rapports conflictuels avec les mouvements résistants, mentionnant l’attentat de Marseille et la montée des actions armées en zone Sud fin 1943.

Références internet

Article général sur les mouvements de résistance en zone Sud, mentionnant Combat et ses actions directes, dont l’attentat contre René Bousquet à Marseille en 1943, et l’évolution vers la lutte armée.

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