Batailles du Mortirolo, ou « Battaglie del Mortirolo ». Cette appellation désigne deux engagements successifs livrés en 1945 dans le secteur du col du Mortirolo et du Monte Padrio, entre la Val Camonica et la Valtellina, Italie, opposant principalement les partisans des Fiamme Verdi de la Divisione « Tito Speri » aux forces de la République sociale italienne, notamment à la I Legione d’assalto « M » Tagliamento, avec un soutien allemand lors de certaines phases.
Circonstances
À partir du 18 novembre 1944, plusieurs groupes des Fiamme Verdi s’installent dans le secteur du Mortirolo. Cette implantation a notamment pour fonction de maintenir opérationnel un terrain destiné aux parachutages alliés et de conserver une position stratégique entre la Val Camonica et la Valtellina. La zone permet également de contrôler plusieurs itinéraires montagneux importants entre les deux vallées.
L’hiver 1944-1945 constitue une période particulièrement difficile pour la Résistance dans le nord de l’Italie. Le froid, les difficultés de ravitaillement, les opérations de ratissage et le ralentissement temporaire des opérations alliées fragilisent plusieurs formations. La Divisione Fiamme Verdi « Tito Speri » conserve cependant des unités organisées dans le Mortirolo et l’Alta Val Camonica.
Les positions du Mortirolo offrent des avantages défensifs importants. Certaines anciennes fortifications et tranchées remontant à la Première Guerre mondiale peuvent être réutilisées. Pour la première fois dans l’histoire des Fiamme Verdi du Bresciano, les résistants abandonnent temporairement la tactique exclusive de guérilla mobile pour défendre un terrain organisé selon les principes d’une guerre de position.
L’adversaire principal est la I Legione d’assalto « M » Tagliamento, formation de la Garde nationale républicaine de la République sociale italienne commandée par Merico ZUCCARI. Des forces allemandes et d’autres formations fascistes apportent un soutien au cours des différentes phases.
Les services alliés interviennent principalement par des parachutages et des missions de liaison. Les archives de la Divisione « Tito Speri » conservent notamment des documents concernant le parachutage au Mortirolo de la mission alliée « Franconia ». Les communications avec la Valtellina et, indirectement, avec les structures de la Résistance de Milan sont également facilitées par le réseau téléphonique installé dans une cabine électrique située au col.
Première bataille du Mortirolo
La première bataille commence le 22 février 1945. Des éléments de la « Tagliamento » tentent de progresser vers les positions des Fiamme Verdi et d’encercler leurs groupes dans le secteur de Guspessa et du Monte Padrio.
Le 22 février, une première colonne fasciste est repérée alors qu’elle progresse sur la route militaire vers Guspessa. Les résistants occupent leurs positions défensives et parviennent à arrêter cette première attaque.
Le 23 février, une nouvelle colonne venant de Corteno, Italie, avance en direction du Monte Padrio. Des groupes de la « Tito Speri » se dissimulent dans la neige avant d’ouvrir le feu à courte distance. L’attaque est repoussée. Les sources mémorielles des Fiamme Verdi indiquent que les partisans enregistrent deux morts au cours de cet engagement.
Luigi GIANNUBILO, commandant d’un détachement de la « Tito Speri », est grièvement blessé à une jambe le 23 février au Monte Padrio tout en continuant à diriger ses hommes. Cette action lui vaut ultérieurement une Croix de la valeur militaire.
Le 24 février, les forces fascistes reviennent organisées en deux colonnes et disposent d’une pièce d’artillerie. Elles progressent vers Monno, Italie, mais les Fiamme Verdi les poursuivent et récupèrent plusieurs armes abandonnées au cours du repli.
Dans la nuit du 25 au 26 février, les résistants effectuent une attaque contre des forces fascistes présentes à Vezza d’Oglio, Italie.
Le 27 février, de nouvelles forces fascistes progressent également depuis le versant de la Valtellina et bénéficient d’un soutien allemand. Elles tentent une manœuvre d’encerclement. Les partisans attendent que les troupes adverses découvrent leurs positions avant d’ouvrir le feu et les contraignent au repli.
La première bataille se termine ainsi le 27 février 1945. Les forces de la République sociale italienne ne parviennent pas à éliminer les positions du Mortirolo.
Entre les deux batailles
Durant les semaines suivantes, les positions des Fiamme Verdi restent occupées et sont renforcées. Des communications avec les Alliés et les commandements de la Résistance permettent la réception d’armes et de matériel.
La documentation archivistique conservée dans le fonds de la Divisione « Tito Speri » comprend une relation de Lionello LEVI SANDRI sur la première bataille du Mortirolo, une copie d’un rapport de reconnaissance offensive rédigé par la I Legione d’assalto « M » Tagliamento, ainsi que des documents relatifs aux parachutages et aux préparatifs de la deuxième bataille.
Pendant cette période, plusieurs membres des Fiamme Verdi affectés au ravitaillement des positions sont arrêtés. Gregorio CANTI et Giovanni VENTURINI figurent parmi les résistants capturés puis exécutés avec trois autres résistants au cimetière de Mù, Edolo, Italie, le 11 avril 1945 sur ordre de Merico ZUCCARI.
Seconde bataille du Mortirolo
La date de début de la seconde bataille varie légèrement selon les sources. Certains documents retiennent le 9 avril 1945, correspondant au déclenchement des mouvements offensifs et aux ordres de Merico ZUCCARI.
Les Fiamme Verdi de Brescia présentent le 10 avril comme le début effectif des combats majeurs. La formulation la plus rigoureuse consiste donc à retenir une offensive commencée les 9 et 10 avril 1945.
Selon les sources mémorielles des Fiamme Verdi, un peu plus de deux cents résistants défendent le massif. Les évaluations du nombre d’assaillants varient entre environ 2 000 et 2 500 hommes. Ces chiffres proviennent principalement de la documentation résistante et commémorative et doivent donc être considérés comme des ordres de grandeur plutôt que comme un ordre de bataille définitif.
L’offensive est principalement conduite par la I Legione d’assalto « M » Tagliamento. Des unités fascistes supplémentaires et de l’artillerie allemande interviennent également. Les archives de la Résistance conservent des ordres opérationnels de la « Tagliamento » pour les 10 et 11 avril 1945.
Le 10 avril, les positions partisanes subissent un important bombardement d’artillerie et de mortiers. Le poste de commandement du Mortirolo est directement visé. Malgré ces tirs, les assaillants ne réussissent pas à obtenir une percée décisive.
Au cours de l’un des engagements, le capitaine Alberto MARTINOLA, officier de la « Tagliamento », est grièvement blessé et capturé. Il reçoit des soins dans l’infirmerie des Fiamme Verdi mais meurt de ses blessures. Les résistants avaient envisagé de l’utiliser dans le cadre d’un échange destiné à obtenir la libération de prisonniers.
Les combats se poursuivent au cours des jours suivants. Le commandement et l’infirmerie des Fiamme Verdi sont déplacés le 12 avril vers une cabine électrique située au col, notamment parce que leur précédent emplacement a déjà été atteint par l’artillerie. La ligne téléphonique de cette cabine permet de maintenir les communications avec la Valtellina.
Giuseppe ALGIERI, partisan des Fiamme Verdi, meurt le 15 avril 1945 au cours de la seconde bataille. Il est ultérieurement décoré de la médaille d’argent de la valeur militaire.
Les attaques se prolongent pendant le mois d’avril sans permettre aux forces fascistes d’occuper définitivement les positions des Fiamme Verdi. La pression militaire s’inscrit progressivement dans le contexte général de l’effondrement du dispositif allemand et fasciste dans le nord de l’Italie.
À la fin du mois d’avril, les unités allemandes en retraite cherchent à utiliser les voies alpines. Les combats autour du Mortirolo prennent alors une nouvelle dimension : il ne s’agit plus seulement d’une opération antipartisane, mais également du contrôle des itinéraires empruntés par les forces allemandes se retirant vers le nord.
Le 1er mai 1945, les partisans du Mortirolo affrontent encore une importante colonne allemande comprenant des véhicules blindés, des véhicules chenillés et des camions. Bortolo FIOLETTI, âgé de 18 ans, est mortellement blessé pendant cet engagement.
Dans la matinée du 2 mai 1945, les forces allemandes abandonnent définitivement le secteur. Les résistants du Mortirolo peuvent alors descendre vers Edolo, Italie. Cette date marque la fin effective des opérations militaires des batailles du Mortirolo.
Figures marquantes
Romolo RAGNOLI, nom de guerre « Vittorio », commande la Divisione Fiamme Verdi « Tito Speri ». Il exerce le commandement supérieur des formations engagées dans le secteur du Mortirolo. Il survit aux combats et dirige la division jusqu’à sa démobilisation le 7 juin 1945.
Lionello LEVI SANDRI, nom de guerre « Sandro », est vice-commandant de la Divisione « Tito Speri » et exerce d’importantes responsabilités opérationnelles au Mortirolo. Il rédige notamment une relation consacrée à la première bataille. Il survit à la guerre et mène ensuite une importante carrière juridique et administrative, notamment dans les institutions européennes.
Giulio MAZZON, nom de guerre « Silvio », commande une formation intégrée à la « Tito Speri » en Val Camonica. Il participe aux combats du Mortirolo pendant l’hiver et le printemps 1945. Il survit à la guerre et devient ultérieurement responsable de l’ANPI.
Luigi GIANNUBILO commande un détachement partisan. Grièvement blessé au Monte Padrio le 23 février 1945, il continue à diriger ses hommes. Il survit à la guerre et reçoit la Croix de la valeur militaire.
Luigi TOSETTI est l’un des responsables des formations présentes au Mortirolo. Il fait partie des combattants morts dont le nom est aujourd’hui inscrit sur le monument commémoratif de San Giacomo.
Merico ZUCCARI commande la I Legione d’assalto « M » Tagliamento et dirige les opérations contre les positions des Fiamme Verdi. Il est également directement associé à la répression de plusieurs résistants capturés dans la région.
Victimes
Les noms gravés sur le monument du Mortirolo et conservés par l’Associazione Fiamme Verdi di Brescia sont Luigi TOSETTI, Giuseppe ALGIERI, Luigi CALVI, Alessandro DANESI, Charles DOUARD, Bortolo FIOLETTI, Mario GAZZOLI, Ersilio MANCIANA et Giovanni MARCONI.
Ces neuf noms sont ceux des résistants commémorés collectivement sur le lieu. Ils ne constituent pas nécessairement un bilan exhaustif de toutes les pertes associées à l’ensemble des opérations du Mortirolo entre février et mai 1945.
Giuseppe ALGIERI, né à Acri, Italie, en 1924, rejoint les Fiamme Verdi après avoir échappé à un camp allemand. Il combat dans la formation de Luigi TOSETTI et meurt le 15 avril 1945 pendant la seconde bataille. Il reçoit à titre posthume la médaille d’argent de la valeur militaire.
Bortolo FIOLETTI, âgé de 18 ans, est mortellement blessé le 1er mai 1945 pendant l’affrontement avec une colonne allemande en retraite. Son décès intervient donc au cours de la phase finale des opérations.
Gregorio CANTI et Giovanni VENTURINI avaient participé au ravitaillement des positions du Mortirolo. Capturés avant la deuxième bataille, ils sont fusillés avec trois autres résistants à Mù, Edolo, Italie, le 11 avril 1945. Ils constituent des victimes directement liées au dispositif du Mortirolo, mais ne meurent pas au combat sur le col.
Survivants
Romolo RAGNOLI survit aux combats et procède à la démobilisation de la Divisione « Tito Speri » le 7 juin 1945.
Lionello LEVI SANDRI survit à la guerre. Il conserve après 1945 un rôle important dans la mémoire des Fiamme Verdi et devient notamment président de la Commission de la Communauté économique européenne.
Giulio MAZZON survit à la bataille, devient après la guerre responsable socialiste à Brescia puis l’un des dirigeants nationaux de l’ANPI et de la Fédération internationale des résistants.
Luigi GIANNUBILO survit à sa grave blessure du 23 février 1945. Il reçoit ultérieurement une décoration militaire pour son comportement au combat.
Conséquences
Les batailles du Mortirolo démontrent la capacité d’une formation partisane à conserver et défendre durablement une position stratégique contre des forces numériquement supérieures. Cette caractéristique les distingue de nombreuses actions de guérilla de la Résistance italienne.
La première bataille empêche la « Tagliamento » d’éliminer les positions des Fiamme Verdi en février 1945. La seconde offensive d’avril échoue également à obtenir la destruction de la formation. Les résistants demeurent dans le secteur jusqu’à l’effondrement militaire allemand et fasciste.
La conservation du Mortirolo permet également de maintenir une liaison entre la Val Camonica et la Valtellina et de préserver un secteur adapté aux communications et aux opérations de ravitaillement alliées.
L’importance stratégique de l’événement doit cependant être appréciée à l’échelle régionale. Les combats constituent un épisode particulièrement important de la Résistance dans la Lombardie orientale mais ne déterminent pas, à eux seuls, l’issue générale de la guerre en Italie.
Les sources mémorielles présentent parfois les batailles comme les plus importantes batailles rangées de toute la Résistance italienne. Une formulation plus prudente consiste à les qualifier parmi les principaux combats de position livrés par la Résistance italienne, leur importance étant particulièrement reconnue dans l’histoire de la Résistance bresciane et de la Val Camonica.
Mémoire et lieux commémoratifs
La chiesa di San Giacomo, dans le secteur du Mortirolo, commune de Monno, Italie, constitue le principal lieu de mémoire. Une plaque intérieure porte les noms des résistants morts lors des combats et des opérations associées.
Un cippo commémoratif situé dans le pré devant l’église de San Giacomo indique l’emplacement de la première sépulture des combattants morts. Il porte les noms de Luigi TOSETTI, Giuseppe ALGIERI, Luigi CALVI, Alessandro DANESI, Charles DOUARD, Bortolo FIOLETTI, Mario GAZZOLI, Ersilio MANCIANA et Giovanni MARCONI.
Chaque année depuis septembre 1945, les anciens combattants puis l’Associazione Fiamme Verdi di Brescia organisent une cérémonie au Mortirolo en mémoire des batailles et des résistants morts.
La cabine électrique du col du Mortirolo, utilisée en 1945 comme poste de commandement et de communication, fait également l’objet d’un projet mémoriel intitulé « Casa Comando Fiamme Verdi ». Le site permet de rappeler le fonctionnement matériel du commandement et le rôle de la ligne téléphonique reliant le Mortirolo à la Valtellina.
La Regione Lombardia inclut aujourd’hui le Mortirolo dans les territoires d’écomusées consacrés notamment à la valorisation de la mémoire de la Résistance. Les communes de Corteno Golgi, Aprica, Edolo, Malonno, Monno, Sonico, Tirano et Villa di Tirano participent à cette mise en valeur.
Plusieurs rues et lieux publics portent les noms de combattants liés à la Divisione « Tito Speri ». Antonio SCHIVARDI, qui appartenait aux premiers groupes du Mortirolo mais avait été tué le 15 août 1944 avant les deux batailles de 1945, est notamment honoré par des rues à Corteno Golgi, Brescia et Rome.
Divergences et précautions
La première divergence concerne la date de début de la seconde bataille. Les sources archivistiques signalent des ordres opérationnels pour les 10 et 11 avril 1945 et les Fiamme Verdi de Brescia retiennent le 10 avril comme début effectif des combats. Certaines chronologies générales retiennent toutefois le 9 avril, date à laquelle Merico ZUCCARI déclenche les mouvements préparatoires de l’offensive. Il est donc recommandé d’écrire : « offensive déclenchée les 9-10 avril 1945 ».
La durée de la seconde bataille varie également selon le périmètre retenu. Les combats directs les plus importants contre la « Tagliamento » se déroulent principalement en avril. Une chronologie élargie prolonge toutefois la bataille jusqu’au 2 mai 1945 en intégrant les affrontements contre les colonnes allemandes en retraite. Cette fiche retient ce périmètre élargi tout en signalant la distinction.
Les effectifs font également l’objet de variations. Les sources mémorielles évoquent généralement environ 220 résistants contre plus de 2 000, voire 2 500, combattants fascistes et allemands lors de la seconde offensive. Aucun état de situation exhaustif et simultané de toutes les unités engagées n’a été retrouvé permettant de confirmer exactement ces chiffres. Ils doivent donc être considérés comme des estimations contemporaines ou mémorielles.
Enfin, Antonio SCHIVARDI est souvent associé à l’histoire du Mortirolo en raison de son rôle dans la constitution des premiers groupes partisans de la zone. Il ne participe cependant pas aux batailles de février-avril 1945 puisqu’il est mort au combat le 15 août 1944. Il ne doit pas être inclus parmi les combattants des deux batailles.
Fiabilité A pour l’existence des deux batailles, la chronologie générale, l’appartenance des combattants à la Divisione Fiamme Verdi « Tito Speri », le rôle de la I Legione d’assalto « M » Tagliamento et la documentation archivistique conservée sur les opérations.
Fiabilité B pour les chiffres précis des forces engagées et certaines estimations de pertes adverses, qui reposent davantage sur la documentation résistante et mémorielle que sur des états militaires croisés complets.
Références bibliographiques
La montagna non dorme. Le Fiamme Verdi nell’Alta Valcamonica, Dario Morelli, Brescia, Morcelliana, première édition 1968, réédition 2015. L’ouvrage est l’une des références essentielles sur les Fiamme Verdi de l’Alta Val Camonica et consacre une partie majeure aux deux batailles du Mortirolo. Il fournit une chronologie détaillée, souvent jour par jour, des opérations, des commandements, des communications et de la vie quotidienne des résistants.
Storia della Resistenza bresciana 1943-1945, Rolando Anni, Brescia, Morcelliana, 2005. Cette étude historique permet de replacer les batailles du Mortirolo dans l’ensemble de la Résistance bresciane. Elle analyse l’organisation des Fiamme Verdi, les rapports entre les différentes formations et la répression allemande et fasciste dans les vallées.
La Divisione Fiamme Verdi « Tito Speri ». Panorama storico, quadri di vita partigiana, documenti della lotta e della vittoria, Ufficio Storico della Divisione, Cividate Camuno, 1946. Publication réalisée immédiatement après la guerre par l’organisme historique de la division. Elle constitue une source de première importance pour l’organisation militaire, les opérations et les témoignages des combattants.
Brescia ribelle 1943-1945, sous la direction de G. Valzelli, Comune di Brescia, Brescia, 1966. L’ouvrage rassemble de nombreux éléments historiques et documentaires sur la Résistance bresciane et permet de replacer les combats du Mortirolo dans la chronologie générale des Fiamme Verdi et de la Libération de Brescia.
Dizionario della Resistenza bresciana, Rolando Anni, Brescia, Morcelliana, 2009. Cet ouvrage fournit des notices sur les combattants, les formations, les lieux et les événements de la Résistance dans la province. Il constitue un outil particulièrement utile pour vérifier les identités des victimes et responsables liés au Mortirolo.
Références internet
Associazione Fiamme Verdi di Brescia présente une chronologie détaillée des deux batailles du Mortirolo, depuis l’installation de groupes résistants en novembre 1944 jusqu’aux derniers combats du 2 mai 1945. Le site précise les différentes phases des attaques de février et d’avril, le rôle de la « Tagliamento » et plusieurs pertes partisanes. https://www.fiammeverdibrescia.it/gli-eventi-bellici/
Lombardia Beni Culturali – Archivi storici décrit le fonds « Divisione Fiamme Verdi Tito Speri – Comando Alta Val Camonica », conservé sous la cote Busta 39, Fascicolo 1. Il contient notamment une relation sur la première bataille, des rapports de la « Tagliamento », des documents sur la seconde bataille et les parachutages alliés. https://www.lombardiabeniculturali.it/archivi/unita/MIUD05B4BD/
ANPI – Fiamme Verdi confirme que la Divisione « Tito Speri » demeure organisée pendant l’hiver 1944-1945 et affronte avec succès la Legione Tagliamento au Mortirolo. Cette source permet de replacer la bataille dans l’histoire générale des formations catholiques de la Résistance. https://www.anpi.it/libri/fiamme-verdi
ANPI – Giulio Mazzon confirme la participation de Giulio MAZZON, dit « Silvio », aux combats du Mortirolo comme commandant d’une formation intégrée à la Divisione « Tito Speri ». La notice documente également son parcours après-guerre. https://www.anpi.it/biografia/giulio-mazzon
Regione Lombardia présente le Mortirolo comme un site patrimonial de la Résistance et rappelle que deux batailles y furent livrées en février et avril 1945 entre les Fiamme Verdi et les forces allemandes et fascistes. Cette source documente également l’actuelle valorisation mémorielle du territoire. https://www.regione.lombardia.it/cultura-turismo-e-sport/patrimonio-culturale/patrimonio-immateriale/ecomusei-in-lombardia
Sources consultées
Maitron Résistance. Recherches « Mortirolo », Fiamme Verdi, Romolo Ragnoli, Lionello Levi Sandri et variantes. Aucune fiche événementielle française consacrée aux batailles retrouvée. https://maitron.fr/
Fondation de la Résistance. Recherches Mortirolo, Fiamme Verdi, Résistance italienne et Val Camonica. Aucune fiche événementielle spécifiquement consacrée aux combats retrouvée. https://www.fondationresistance.org/
Musée de la Résistance en ligne. Recherches Mortirolo, « Tito Speri », Fiamme Verdi et Résistance italienne. Aucune fiche événementielle détaillée consacrée à ces batailles retrouvée. https://www.museedelaresistanceenligne.org/
Mémoire des Hommes. Recherches sur les formations italiennes et les éventuels protagonistes français associés. Aucune fiche événementielle consacrée aux batailles du Mortirolo retrouvée. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/
Ordre de la Libération. Recherches Mortirolo, Fiamme Verdi et relations franco-italiennes. Aucune fiche spécifique consacrée à cet événement retrouvée. https://www.ordredelaliberation.fr/
Gallica et Bibliothèque nationale de France. Recherches bibliographiques sur les Fiamme Verdi, la Divisione « Tito Speri », la Val Camonica, la Résistance italienne et les batailles du Mortirolo. https://gallica.bnf.fr/ et https://catalogue.bnf.fr/
Service historique de la Défense. Recherches sur les opérations alliées en Italie, les Fiamme Verdi et les missions alliées auprès des formations italiennes. Aucune fiche française autonome consacrée aux deux batailles retrouvée. https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/
ANPI. Consultation de la synthèse consacrée aux Fiamme Verdi et des notices de Giulio Mazzon, Antonio Schivardi et Luigi Ercoli. https://www.anpi.it/
Associazione Fiamme Verdi di Brescia. Consultation de la chronologie des événements militaires, des pages consacrées aux cérémonies du Mortirolo, à Giuseppe Algieri et au projet « Casa Comando Fiamme Verdi ». https://www.fiammeverdibrescia.it/
Lombardia Beni Culturali – Archivi storici. Consultation du fonds Divisione Fiamme Verdi Tito Speri – Comando Alta Val Camonica, Busta 39, Fascicolo 1. https://www.lombardiabeniculturali.it/archivi/unita/MIUD05B4BD/
Fondazione Micheletti. Consultation de la documentation archivistique relative à la I Legione d’assalto « M » Tagliamento et aux ordres opérationnels concernant les batailles du Mortirolo. https://www.fondazionemicheletti.eu/
Regione Lombardia. Consultation de la documentation consacrée aux écomusées et à la valorisation des lieux de mémoire du Mortirolo. https://www.regione.lombardia.it/
Wikipédia. Consultation complémentaire pour le repérage des variantes de datation, des unités et de la bibliographie.