La forme retenue est I Legione d’assalto « M » Tagliamento, également rencontrée sous les formes 1ª Legione d’Assalto « M » « Tagliamento », I Legione d’assalto M Tagliamento et Legione « Tagliamento ». Il convient de ne pas la confondre avec la 63ª Legione CC.NN. d’Assalto « Tagliamento » de la Milizia Volontaria per la Sicurezza Nazionale, formation antérieure ayant combattu pendant la guerre conventionnelle, notamment sur le front oriental. Après l’armistice italien du 8 septembre 1943, le 63° Battaglione « M » constitue le principal noyau à partir duquel la formation de la République sociale italienne est progressivement organisée.
Création de la formation
Après l’armistice du 8 septembre 1943, le 63° Battaglione « M », alors placé sous le commandement de Merico ZUCCARI, se range aux côtés des forces allemandes. Avant même la constitution complète des structures militaires de la République sociale italienne, ce bataillon est intégré à la 2. Fallschirmjäger-Division allemande et ses hommes prêtent le serment militaire allemand. Il est d’abord utilisé dans les Apennins pour rechercher des prisonniers de guerre alliés évadés et combattre les premiers groupes armés hostiles aux Allemands et aux fascistes républicains.
Le 12 décembre 1943, le 63° Battaglione « M » passe sous l’autorité du commandement supérieur SS et de police compétent pour l’Italie du Nord-Ouest. Associé aux 79° et 61° bataillons « M », il appartient temporairement au Gruppo battaglioni « Tagliamento », engagé notamment en Val Camonica, Valsesia, Val Sessera et dans la région du lac Majeur. Après une réorganisation, le 1er mars 1944, à Vercelli, Italie, le 63° Battaglione « M », comprenant les 1re, 2e et 3e compagnies, fusionne avec le 1° Battaglione « M » « Camilluccia », comprenant les 4e, 5e et 6e compagnies. L’ensemble forme alors la I Legione d’assalto « M » Tagliamento.
Sa fonction principale est la lutte antiguérilla et le contrôle militaire de territoires où la Résistance italienne est active. Il ne s’agit donc pas d’une unité créée principalement pour combattre sur le front contre les armées alliées, mais d’une formation largement employée dans des opérations de sécurité, de ratissage, de répression et de contrôle des populations.
Organisation interne
La documentation conservée dans le Fondo Morelli permet de confirmer une organisation structurée autour d’un commandement de légion, de bataillons et de compagnies. Le 63° Battaglione regroupait les 1re, 2e et 3e compagnies et le bataillon « Camilluccia » les 4e, 5e et 6e compagnies. Les archives conservent également des dossiers relatifs aux officiers et sous-officiers, aux effectifs, aux promotions, aux mutations, aux sanctions disciplinaires et aux désertions.
Le commandement disposait notamment de services du personnel, d’opérations, de renseignement, d’assistance et de propagande ainsi que d’un Ufficio politico investigativo. Les archives comprennent des ordres du jour, des états d’effectifs, des dossiers individuels, des interrogatoires, des rapports sur les partisans, des ordres d’opérations et un journal historique du 63° Battaglione.
Les directives conservées portent notamment sur les perquisitions, saisies et arrestations, la lutte contre les groupes partisans, la surveillance des voies de communication, le contrôle des trains et des installations électriques, la recherche des réfractaires et déserteurs, la garde d’installations militaires allemandes et l’emploi de travailleurs pour l’Organisation Todt. Des documents prévoient également des mesures de représailles et mentionnent l’emploi d’otages civils.
Actions menées contre la Résistance
À partir de décembre 1943, le 63° Battaglione « M » est engagé dans le Piémont. À Borgosesia, Vercelli, Italie, les 21 et 22 décembre 1943, son intervention s’inscrit dans une opération répressive contre les formations partisanes et contre un territoire marqué par des grèves ouvrières. L’Atlante delle stragi naziste e fasciste in Italia attribue à la formation dix victimes lors de l’épisode de l’église Sant’Antonio, auxquelles s’ajoutent d’autres exécutions recensées séparément dans la même région.
Au printemps 1944, la formation multiplie les opérations dans le Vercellese, la Valsesia et le Biellese. Le répertoire de l’Atlante lui attribue notamment des épisodes meurtriers à Mosso les 20 et 21 février 1944, Varallo les 3 et 15 avril 1944, Borgosesia le 11 avril 1944, Rimasco le 26 avril 1944, Trivero le 5 mai 1944, Curino le 8 mai 1944 et Postua le 12 mai 1944.
Le 17 mai 1944, à Mottalciata, Biella, Italie, dix-sept partisans faits prisonniers sont fusillés au cimetière de San Vincenzo par des hommes de la 3e compagnie de la Tagliamento. Les sources locales et l’Atlante concordent sur la date, le lieu, l’appartenance des auteurs et le nombre des fusillés.
Le 6 juin 1944, la légion quitte le Piémont pour la région des Marches, particulièrement les provinces de Pesaro et Urbino. Elle y est utilisée pour protéger les travaux militaires allemands liés à la Ligne gothique et mener des opérations contre les partisans et la population considérée comme susceptible de les soutenir. À Tavullia, Pesaro et Urbino, Italie, le 28 juin 1944, douze hommes sont tués lors d’une opération classée par l’Atlante comme massacre fasciste et attribuée à la présence répressive de la Legione « M » Tagliamento.
Le 8 août 1944, la formation est transférée dans la province de Vicence et placée dans le dispositif dépendant des autorités SS et de police allemandes. Elle participe aux opérations contre les zones partisanes de Posina, Staro, Recoaro, Granezza, Selva di Trissino et Valdagno, puis au grand ratissage du Monte Grappa du 21 au 27 septembre 1944. Les sources établissent sa participation à cette opération, aux côtés de nombreuses autres unités allemandes et fascistes. Pour plusieurs exécutions du Grappa, les recherches historiques ne permettent cependant pas d’attribuer avec certitude à une unité déterminée la mise à mort matérielle des victimes ; cette limite documentaire doit être conservée.
À l’automne 1944, la légion est déplacée vers les provinces de Brescia et Bergame, notamment en Val Camonica. Le 17 novembre 1944, une unité de la Tagliamento attaque la Malga Lunga, dans les montagnes de Sovere, Bergame, Italie, où se trouve un groupe de la 53e Brigata Garibaldi « 13 Martiri di Lovere ». Mario ZEDURI et un partisan soviétique connu sous le nom de Starich, tous deux blessés, sont tués sur place après la capture du groupe. Giorgio PAGLIA, Guido GALIMBERTI, Andrea CASLINI et trois partisans soviétiques sont ensuite condamnés à mort par le tribunal de la Tagliamento et fusillés à Costa Volpino, Bergame, Italie, le 21 novembre 1944.
La documentation militaire de la légion confirme par ailleurs ses opérations contre les Fiamme Verdi de Val Camonica, ses reconnaissances offensives vers le Mortirolo et ses ordres d’opérations dirigés contre la Divisione Fiamme Verdi « Tito Speri ». Elle mentionne également des arrestations de partisans, parmi lesquels Giacomo CAPPELLINI, ainsi que la surveillance des communications entre les résistants et l’aviation alliée.
Liens avec d’autres formations
La Tagliamento entretient des liens organiques et opérationnels avec les forces allemandes d’occupation. Le 63° Battaglione est d’abord incorporé à la 2. Fallschirmjäger-Division. À partir du 12 décembre 1943, il dépend des structures supérieures SS et de police. En 1944, les documents la montrent successivement placée dans les dispositifs allemands de sécurité du Nord-Ouest puis du Nord-Est de l’Italie. Ses opérations sont fréquemment conduites avec des unités de la Wehrmacht, des SS et de la police allemande ainsi qu’avec d’autres formations militaires de la République sociale italienne.
Elle relève parallèlement de la Guardia Nazionale Repubblicana de la République sociale italienne. Les archives du commandement montrent une articulation administrative avec le Comando generale della GNR, notamment pour les effectifs, la discipline, les promotions et les mouvements de personnel.
Merico ZUCCARI, né le 4 novembre 1906 à Saavedra, Argentine, est la principale figure de la formation. Ancien membre du Parti national fasciste et ancien officier de la Milizia, il commande le 63° Battaglione au moment de l’armistice puis la I Legione d’assalto « M » Tagliamento. Les archives conservent des actes de commandement portant sa signature. Après la capitulation de 1945, il échappe à la capture et gagne finalement l’Argentine. Jugé en son absence par le Tribunal militaire territorial de Milan, il est condamné à la réclusion à perpétuité le 28 août 1952. Après les mesures d’amnistie, il revient en Italie en 1959 et meurt à Montefano, Italie, le 5 décembre 1959.
Guido ALIMONDA est attesté comme officier de la 3e compagnie lors de l’opération de Mottalciata. Il figure ensuite parmi les officiers poursuivis devant le Tribunal militaire de Milan pour les crimes imputés à des membres de la Tagliamento ; il est condamné en première instance en 1952, avant que sa situation judiciaire ne soit modifiée par les procédures et amnisties ultérieures.
Giordano COLOMBO est identifié par l’Atlante comme lieutenant de la 4e compagnie dans l’affaire liée à la Malga Lunga et à Costa Volpino. Les sources le signalent comme ancien condisciple universitaire de Giorgio PAGLIA, l’un des résistants exécutés.
Oreste MENOGOZZO est attesté comme commandant de la 6e compagnie lors d’opérations dans le Vicentin. Enrico SILVESTRI est mentionné comme commandant de la 5e compagnie dans la même documentation. Tous deux apparaissent dans la procédure judiciaire d’après-guerre relative aux actions de la Tagliamento.
Victimes et morts
Il n’est pas historiquement sûr d’établir un chiffre unique de toutes les victimes de la Tagliamento à partir des seules sources consultées. L’Atlante delle stragi naziste e fasciste in Italia recense cependant une série importante d’épisodes dont la légion ou l’un de ses sous-groupes est donné comme responsable ou coresponsable. Cette base distingue soigneusement les unités, les sous-unités, les victimes civiles, les partisans et les situations dans lesquelles plusieurs formations ont participé à la même opération.
Parmi les cas directement documentés figurent les dix victimes de l’épisode de Borgosesia des 21 et 22 décembre 1943, les dix-sept partisans fusillés à Mottalciata le 17 mai 1944, les douze victimes de Tavullia le 28 juin 1944 et les résistants capturés à la Malga Lunga puis tués sur place ou exécutés à Costa Volpino en novembre 1944. Ces exemples ne constituent pas un décompte exhaustif.
Les archives propres à la légion conservent parallèlement des listes de ses pertes, des actes de décès, des rapports sur les militaires tués ou blessés et des états de pertes remontant aux unités dont elle est issue. Elles ne permettent pas, dans leur description archivistique actuellement accessible, d’établir sans dépouillement pièce par pièce un total définitif des morts de la légion.
Survivants identifiés
Plusieurs anciens membres de la Tagliamento ont survécu à la guerre. L’étude monographique de Sonia Residori identifie notamment parmi ses anciens membres Giorgio ALBERTAZZI, Carlo MAZZANTINI et Giose RIMANELLI, tous trois devenus après-guerre des personnalités connues dans les domaines artistique ou littéraire. Leur mention sert ici uniquement à établir l’existence documentée de survivants de la formation et non à leur attribuer une responsabilité individuelle dans les crimes commis par certains de ses éléments, laquelle ne peut être présumée sans source spécifique.
Fin de la formation
Au printemps 1945, la situation militaire se dégrade rapidement. Les archives du commandement conservent un ordre daté du 29 avril 1945 prescrivant l’abandon de la Val Camonica en direction du col du Tonale. Elles comprennent également un dossier spécifiquement consacré à la reddition de la légion.
Selon la notice biographique établie dans l’Atlante delle stragi naziste e fasciste in Italia, le gros du dispositif commandé par ZUCCARI se rend le 3 mai 1945 dans la province de Trente, Italie. ZUCCARI prend la fuite. D’autres détachements de la légion connaissent des redditions séparées dans les derniers jours d’avril. À Rovetta, Bergame, Italie, quarante-trois militaires de la Tagliamento ayant déposé les armes sont fusillés le 28 avril 1945 par des partisans ; l’événement a donné lieu après-guerre à une procédure judiciaire et demeure un épisode mémoriel distinct des crimes antérieurs commis par la légion.
Conséquences judiciaires
Les violences attribuées à la Tagliamento donnent lieu après la guerre à une importante procédure devant le Tribunal militaire territorial de Milan. Le jugement du 28 août 1952 examine plusieurs dizaines de faits commis pendant la période 1943-1945. Merico ZUCCARI et plusieurs de ses officiers sont reconnus coupables ; ZUCCARI, Nello RASTELLI, Antonio FABBRI et Arrigo CAVALLAZZI sont notamment condamnés à la réclusion à perpétuité. D’autres prévenus reçoivent des peines de prison de durée variable. Les procédures ultérieures, les remises de peine et les mesures d’amnistie réduisent considérablement l’exécution effective de ces condamnations.
Conséquences et mémoire
La place de la Tagliamento dans l’histoire de la guerre civile italienne est principalement associée à son rôle dans la répression de la Résistance et aux violences commises lors des opérations de ratissage. La documentation conservée permet en même temps d’étudier le fonctionnement concret d’une unité de la République sociale italienne : recrutement, discipline, propagande, désertions, opérations de police, coopération avec les forces allemandes et organisation de la lutte antiguérilla.
La mémoire publique est principalement celle des victimes. À Mottalciata, un monument et une plaque commémorent les partisans fusillés le 17 mai 1944 et la voie conduisant au cimetière porte le nom de Via XVII Maggio 1944. À la Malga Lunga, un musée de la Résistance rappelle les combattants de la 53e Brigata Garibaldi capturés par la Tagliamento. À Schilpario, un monument inauguré en 2011 et une plaque plus ancienne commémorent les victimes de l’épisode du 28 avril 1945 attribué à des éléments de la légion.
Une mémoire différente est également entretenue par des associations d’anciens membres et de familles de membres de la Tagliamento, particulièrement autour des militaires fusillés à Rovetta. Cette production mémorielle existe mais doit être distinguée de la documentation archivistique et de l’historiographie scientifique en raison de son caractère associatif et commémoratif.
Références bibliographiques
Una legione in armi. La Tagliamento tra onore, fedeltà e sangue, Sonia Residori, Cierre Edizioni, Sommacampagna, 2013, 356 p. Étude monographique consacrée à l’organisation, à l’idéologie, au recrutement, aux opérations antiguérilla et aux violences de la I Legione d’Assalto « M » Tagliamento.
Il massacro del Grappa. Vittime e carnefici del rastrellamento (21-27 settembre 1944), Sonia Residori, Cierre Edizioni, Sommacampagna, 2008. Étude consacrée au grand ratissage du Monte Grappa auquel la Tagliamento participa avec d’autres formations allemandes et fascistes.
Gli ultimi fuochi. 28 aprile 1945, a Rovetta, Angelo Bendotti et Elisabetta Ruffini, Istituto bergamasco per la storia della Resistenza e dell’età contemporanea, Bergame, 2008. Étude de l’épisode de Rovetta et de son contexte dans les derniers jours de la guerre.
Oltre la soglia. Uccisioni di civili nel Veneto 1943-1945, Elena Carano, CLEUP, Padoue, 2007. Ouvrage utilisé par l’Atlante pour documenter plusieurs violences commises dans le Vicentin, dont certaines attribuées à la Tagliamento.
Références internet
Atlante delle stragi naziste e fasciste in Italia Base scientifique consacrée aux massacres nazis et fascistes en Italie ; elle comporte une entrée spécifique « 1. legione d’assalto M Tagliamento », ses sous-unités et les épisodes qui lui sont attribués ou dont elle est coresponsable. https://www.straginazifasciste.it/?page_id=297&ricerca=424
Lombardia Beni Culturali – Archivi storici Inventaire du Fondo Morelli, série B X « I Legione d’assalto M Tagliamento », comprenant vingt unités archivistiques relatives au commandement, aux bataillons, aux opérations, au personnel, aux renseignements et à la reddition. https://www.lombardiabeniculturali.it/archivi/complessi-archivistici/MIBA00C08C/?tab=unita
ANPI – Associazione Nazionale Partigiani d’Italia Notices biographiques et dossiers mémoriels documentant notamment l’attaque de la Malga Lunga, les exécutions de Costa Volpino et plusieurs victimes de la Tagliamento. https://www.anpi.it/node/91636
MEMO – Le memorie della Resistenza Base de monuments, plaques et lieux de mémoire de l’ANPI, notamment le monument de Mottalciata consacré aux victimes du 17 mai 1944. https://memo.anpi.it/monumenti/3554/monumento-per-leccidio-di-mottalciata/
Sources consultées
Sources consultées – date de vérification : 8 août 2026
Mémoire Vive de la Résistance : recherche sous « Tagliamento », « Legione Tagliamento », « I Legione d’assalto M Tagliamento », « 1ª Legione d’Assalto M Tagliamento » et « 63° Battaglione M Tagliamento » ; aucune fiche dédiée retrouvée dans les résultats accessibles. Adresse : https://mvr.asso.fr/
Maitron Résistance : recherche ciblée sur « Tagliamento » et « Merico Zuccari » ; aucune notice spécifique de la formation retrouvée dans les résultats accessibles lors de cette vérification. Adresse : https://maitron.fr/
Fondation de la Résistance : recherche ciblée sur « Legione Tagliamento » ; aucune fiche spécifique consacrée à cette unité retrouvée dans les résultats accessibles lors de cette vérification. Adresse : https://www.fondationresistance.org/
Musée de la Résistance en ligne : recherche ciblée sur « Legione Tagliamento » ; aucune notice spécifique directement exploitable retrouvée dans les résultats accessibles lors de cette vérification. Adresse : https://museedelaresistanceenligne.org/
Mémoire des Hommes : recherche ciblée sur la dénomination de la formation ; aucune notice d’unité directement exploitable retrouvée lors de la vérification. Adresse : https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/
Ordre de la Libération : recherche ciblée sur « Tagliamento » ; aucune notice consacrée à cette formation retrouvée dans les résultats accessibles. Adresse : https://www.ordredelaliberation.fr/
Gallica – Bibliothèque nationale de France : recherche sur « Tagliamento » et « Merico Zuccari » ; aucune source numérisée directement exploitable et suffisamment précise n’a été retenue pour établir la présente notice. Adresse : https://gallica.bnf.fr/
Service historique de la Défense : recherche ciblée sur la formation ; aucune notice numérique suffisamment détaillée n’a été retrouvée dans les résultats accessibles pour être utilisée comme source principale. Adresse : https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/
Lombardia Beni Culturali – Archivi storici : fonds particulièrement riche consacré à la I Legione d’assalto « M » Tagliamento. La série B X du Fondo Morelli comprend vingt unités archivistiques ; le fascicule B X.1a contient notamment les dispositions du commandement, les effectifs, des directives antiguérilla, les pertes et l’ordre d’évacuation de la Val Camonica du 29 avril 1945. Adresse : Fondo Morelli – I Legione d’assalto M Tagliamento
Atlante delle stragi naziste e fasciste in Italia : base centrale utilisée pour la vérification des massacres, des unités impliquées, des responsabilités individuelles et des procédures judiciaires concernant la Tagliamento. Adresse : https://www.straginazifasciste.it/
ANPI – Associazione Nazionale Partigiani d’Italia : notices et dossiers consultés pour les résistants victimes de la Tagliamento, notamment à la Malga Lunga et à Costa Volpino. La notice de Guido GALIMBERTI confirme sa capture par la Tagliamento le 17 novembre 1944 et son exécution le 21 novembre 1944. Adresse : Guido Galimberti – ANPI
MEMO – Le memorie della Resistenza : consultation destinée à vérifier les monuments, plaques et lieux de mémoire associés aux victimes, notamment ceux concernant Mottalciata. Adresse : https://memo.anpi.it/
Wikipédia en italien : consultée uniquement comme source complémentaire et jamais utilisée seule pour les faits déterminants. La notice de la 63ª Legione CC.NN. d’Assalto « Tagliamento » a notamment servi à vérifier les variantes de dénomination et le contexte antérieur à 1943, avant recoupement avec les sources archivistiques. Adresse : 63ª Legione CC.NN. d’Assalto « Tagliamento »